Jeudi 22 Février 2018
(AFP 28/11/17)
Le nouveau président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa a fixé mardi un ultimatum de trois mois aux entreprises et aux particuliers pour rapatrier tous les capitaux illégalement sortis du pays, englué dans une crise économique catastrophique. "Le gouvernement du Zimbabwe accorde un délai de trois mois pour le rapatriement volontaire des fonds et actifs sortis du pays en violation de la loi, faute de quoi des poursuites seront engagées", a annoncé M. Mnangagwa dans un communiqué. A l'expiration de ce délai, les autorités "procèderont à l'arrestation de tous ceux qui n'ont pas respecté cette directive et les traduiront devant la justice", a-t-il ajouté. Surnommé le "crocodile", M. Mnangagwa, 75 ans, a succédé vendredi à la tête du Zimbabwe à Robert Mugabe,...
(AFP 28/11/17)
Le nouveau président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a dissous le gouvernement de son prédécesseur, Robert Mugabe, et confié temporairement deux portefeuilles clés à des ministres du chef de l'Etat démissionnaire, a annoncé lundi le groupe audiovisuel public ZBC. Le temps de former un nouveau gouvernement et afin d'"assurer la continuité de ministères essentiels", Emmerson Mnangagwa a nommé deux personnalités du parti au pouvoir, la Zanu-PF, aux postes des Finances et des Affaires étrangères. Patrick Chinamasa s'est vu confier les Finances, un portefeuille qu'il a déjà occupé jusqu'à récemment sous le régime Mugabe.
(Le Monde 28/11/17)
L’ex-chef d’Etat de 93 ans devrait notamment bénéficier d’importantes indemnités de départ, d’un salaire annuel et d’une prise en charge de ses frais de santé. L’équivalent de 8 millions d’euros d’indemnités de départ, un salaire annuel à vie de 125 000 euros, et une immunité totale : voilà le cadeau d’adieu que Robert Mugabe aurait négocié avant d’accepter de démissionner, le 21 novembre, après avoir dirigé d’une main de fer le Zimbabwe pendant trente-sept ans. D’après la presse zimbabwéenne qui bruisse d’informations non confirmées officiellement, le nonagénaire se serait mis d’accord sur cette retraite dorée avec les généraux de l’armée pour ne pas avoir à s’exiler. « Le gouvernement va lui verser 5 millions de dollars [4 millions d’euros] en...
(RFI 28/11/17)
L’économie du Zimbabwe est à genou : la production tourne au ralenti, faute d’investissement ; le taux de chômage atteint quasiment les 90 % ; et depuis plusieurs années le pays fait face à une importante crise de liquidité. Depuis 2009, le pays n’utilise plus sa propre monnaie mais le dollar. Et l’année dernière, le gouvernement a pourtant lancé des bonds d’obligation pour tenter de pallier le manque d’argent liquide. Mais aujourd’hui le billet vert se fait rare et les queues s’allongent devant les banques. Il est 10h du matin et une centaine de personnes fait la queue devant une banque du centre de Harare. Les retraits sont limités à 20 dollars par jour. Et souvent il faut faire plusieurs...
(Le Monde 28/11/17)
Notre journaliste Jean-Philippe Rémy a répondu aux internautes sur la démission forcée du président Robert Mugabe après 37 ans à la tête du pays. Journaliste au Monde, Jean-Philippe Rémy a couvert au Zimbabwe le coup de force politique et militaire qui a abouti à la démission, le 21 novembre, de Robert Mugabe, à la tête du pays pendant trente-sept ans, et à l’arrivée à la présidence par intérim de l’ex-vice-président Emmerson Mnangagwa. A l’occasion d’un tchat, il a répondu aux questions des internautes. Mrc : Dans quelle mesure l’arrivée au pouvoir d’Emmerson Mnangagwa, qui reste un proche de Robert Mugabe, constitue une alternance ? Quid de la force d’opposition ? Jean-Philippe Rémy Voir Mugabe partir, pour l’opposition, c’est espérer enfin...
(Jeune Afrique 28/11/17)
Je n’ai aucune notion de ce qu’est le Zimbabwe ni à quoi il sert. Des collègues plus compétents que moi vous diront ce qu’il faut penser de l’étrange non-coup d’État qui y a eu lieu la semaine dernière. (Pour être précis, on devrait dire « non-coup de non-État », car on m’assure que ce pays va à vau-l’eau, que son hymne national s’ouvre sur les mots La faillite, nous voilà ! et qu’il s’est vendu aux Chinois, comme autrefois des catins ambulantes s’offraient aux chercheurs d’or dans les villes du Far West.) Cependant, mon ignorance de tout ce qui touche à cette lointaine contrée ne m’empêchera pas d’oser un rapprochement entre ce qui s’y déroule et ce qui se passa autrefois...
(Agence Ecofin 28/11/17)
Le groupe télécom Econet Wireless Group, coté sur le Zimbabwe Stock Exchange et appartenant à l’homme d’affaires zimbabwéen Strive Masiyiwa, est annoncé sur le London Stock Exchange, avec une introduction boursière qui pourrait le valoriser à 8 milliards $. Selon Bloomberg, qui donne l’information en citant des personnes proches du processus mais ayant requis l’anonymat, l’opération prendra la forme d’une augmentation de capital, via l’émission de nouvelles actions d’une valeur globale d’un milliard $. Il est aussi prévu une seconde cotation sur le Johannesburg Stock Exchange, le marché financier sud-africain. Cette évolution semble toutefois tributaire de la réalisation en amont d’un ensemble d’initiatives. Econet poursuit ainsi des discussions pour acquérir des actifs en Afrique de Millicom International Cellular SA, qui...
(Le Monde 28/11/17)
L’écrivain Alexander Lester, auteur du « Pays des hommes blessés », dénonce le cynisme qui prévaut au sein du parti de Robert Mugabe, démissionnaire du pouvoir .Après trente-sept ans au pouvoir, Robert Mugabe a été forcé à la démission, mardi. Son ancien vice-président, Emmerson Mnangagwa, lui a succédé vendredi 24 novembre, suscitant un nouvel espoir chez les Zimbabwéens. Mais, en 1980, c’est bien le marxiste Mugabe que les habitants célébraient en tant que libérateur du pays. Fondateur de l’Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (ZANU-PF) et chef d’une guérilla nationaliste noire, Mugabe a lutté pendant la guerre du Bush (1972-1979) contre la Rhodésie d’Ian Smith. Il en est sorti vainqueur et l’ex-colonie britannique, devenue indépendante en 1965 mais restée aux...
(Xinhua 28/11/17)
Le nouveau président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, a dissout lundi le cabinet et déclaré qu'il était en train de composer une nouvelle équipe de ministres. Dans un communiqué, le secrétaire en chef de la présidence et du gouvernement, Misheck Sibanda, a déclaré que le président Mnangagwa avait nommé Patrick Chinamasa au poste de ministre des Finances désigné, et Simbarashe Mumbengegwi au poste de ministre des Affaires étrangères désigné, pour permettre aux ministères essentiels du gouvernement d'assurer leurs services de manière ininterrompue jusqu'à l'annonce du nouveau gouvernement. Ces deux ministres occupaient auparavant les mêmes portefeuilles avant le remaniement du cabinet en octobre par Robert Mugabe, qui les avait affectés à d'autres ministères. M. Sibanda a annoncé que M. Mnangagwa rencontrerait tous les...
(Jeune Afrique 28/11/17)
« Kutanga Kwaro » (« Sa façon de diriger »), une chanson de Jah Prayzah, est devenue la bande son de la transition zimbabwéenne. Ses paroles, pourtant écrites il y a plusieurs semaines, sont prophétiques, selon les supporteurs du nouveau président, Emmerson Mnangagwa. Les paroles, sur mesures, semblent avoir été écrites pour chanter les louanges d’Emmerson Mnangagwa, le nouveau président du Zimbabwe. Il y est question d’un soldat, un héros, qui revient chez lui pour « changer les règles ». « Il est ici, le héros / Sa façon de diriger / Là où les tambours résonnent / Satisfait même les orphelins » clame Kutanga Kwaro (« Sa façon de diriger », en chishona, la langue la plus répandue au...
(Agence Ecofin 28/11/17)
Au Zimbabwe, le Bitcoin continue son envol, atteignant un nouveau record de 17 875 $ sur la bourse locale, lundi, reflétant le dilemme dans lequel se trouve le pays. La montée sans précédent des cours de la crypto-monnaie au Zimbabwe ces deux dernières semaines, traduit parfaitement le casse-tête des investisseurs et des ménages pris dans l’étau des banques strangulées par la pénurie de dollars américains, monnaie qui a toujours cours dans le pays. Les investisseurs zimbabwéens sont à la recherche d’un matelas de sécurité. La monnaie virtuelle, quoique décriée et mise au pilori par les hautes sphères du pouvoir financier, et traitée de volatile et hautement spéculative, semble offrir une protection rare aux Zimbabwéens pour qui les plaies laissées par...
(Le Monde 28/11/17)
Le nouvel outil de dépistage oral permet d’obtenir un résultat en vingt minutes et évite la stigmatisation des personnes qui devaient jusque-là se rendre dans une clinique. « Ce dont nous parlons ici reste entre nous, c’est confidentiel. » La scène se passe à Goromonzi, dans l’est du Zimbabwe. Penchée en avant, une tablette électronique à la main, Audrey Kanyemba montre une vidéo à un couple du village. Shane et Itai Ncube écoutent attentivement les explications sur l’utilisation d’un test de dépistage du sida à faire soi-même. Ce jour de ­novembre, Audrey, une volontaire de 28 ans, est venue leur offrir deux de ces « autotests », dans le cadre d’une campagne de distribution organisée dans leur ­village pour la...
(AFP 27/11/17)
L'ex-ministre des Finances du Zimbabwe et l'ex-chef de la Ligue des jeunes du parti au pouvoir, deux proches de l'ex-première dame, Grace Mugabe, arrêtés lors du coup de force de l'armée qui a causé la chute de son mari, ont été maintenus en détention lundi. L'ancien ministre Ignatius Chombo est poursuivi pour des faits de corruption, d'abus de pouvoir et de fraude remontant à 2004-2009. "Le tribunal a estimé qu'il y avait des raisons irréfutables de lui refuser sa mise en liberté provisoire. Les risques qu'il s'échappe sont réels", a estimé la juge Elisha Singani. "Il y aurait un tollé" s'il était libéré, a-t-elle ajouté dans un tribunal de Harare placé sous très haute surveillance. A la barre ce week-end,...
(AFP 27/11/17)
Le 21 février, jour anniversaire de l'ex-président zimbabwéen Robert Mugabe, a été officiellement décrété jour férié dans ce pays d'Afrique australe, une décision très symbolique prise quelques jours seulement après la prestation de serment du nouveau chef de l'Etat, a rapporté lundi la presse d'Etat. "Il a été décidé que chaque 21 février serait jour férié et appelé journée de la jeunesse Robert Gabriel Mugabe", selon le quotidien The Herald citant le journal officiel. Sous la pression de l'armée, qui a pris le contrôle du pays dans la nuit du 14 au 15 novembre, Robert Mugabe, 93 ans, a été contraint de renoncer au pouvoir qu'il détenait d'une main de fer depuis trente-sept ans. Il a été remplacé vendredi par...
(AFP 27/11/17)
La justice zimbabwéenne a validé le coup de force de l'armée qui a abouti à la démission du président Robert Mugabe, une décision qui sème déjà le doute sur la "nouvelle démocratie" promise par son successeur, Emmerson Mnangagwa. Dans un jugement rendu public samedi par les médias d'Etat, un tribunal d'Harare a estimé "constitutionnelle" l'intervention des militaires destinée, selon lui, "à empêcher les proches de l'ancien président Robert Mugabe d'usurper le pouvoir". Sans les nommer, ce jugement fait référence à l'ex-première dame du pays, Grace Mugabe, et à son entourage, à l'origine de la crise qui a provoqué la chute de son époux. Les militaires avaient pris le contrôle du pays dans la nuit du 14 au 15 novembre pour...
(AFP 27/11/17)
La Chine a salué lundi l'investiture du nouveau président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, et a démenti toute implication dans son ascension à la tête de ce pays africain face à l'ex-homme fort Robert Mugabe. Le chef des armées du Zimbabwe, Constantino Chiwenga, était en visite à Pékin peu avant la crise politique qui a sécoué Harare courant novembre: une présence qui a soulevé des interrogations quant au rôle joué par la Chine dans la transition politique zimbabwéenne. La venue de M. Chiwenga faisait partie des "interactions normales" entre les deux pays, a indiqué lundi Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "Elle était prévue longtemps à l'avance et était approuvée par l'ex-président Mugabe", a-t-il martelé lors d'un...
(AFP 27/11/17)
"Mugabe est parti (...) mais on ne rentrera pas demain". Sur le trottoir d'un quartier populaire de Johannesburg, Ashely Shanx célèbre la chute du président Robert Mugabe avec quelques amis zimbabwéens. Satisfaits, soulagés même, mais prudents. A 31 ans, ce peintre en bâtiment a émigré en Afrique du Sud pour trouver du travail il y a deux ans. La chute au Zimbabwe voisin du plus vieux dirigeant en exercice de la planète le réjouit, mais pas au point de boucler immédiatement ses valises pour rentrer au pays. "On attend l'arrivée des investisseurs et un réveil économique", dit-il, "alors, dans trois, quatre ou cinq ans peut-être...". "Pour pouvoir retrouver du travail, nous avons besoin que le nouveau président réforme le pays",...
(AFP 27/11/17)
L'ex-président du Zimbabwe Robert Mugabe se porte bien et se réjouit, à 93 ans, de pouvoir profiter de sa retraite politique forcée, a affirmé dimanche son neveu quelques jours après la chute du plus vieux dirigeant en exercice de la planète. "Il va bien. Je suis allé le voir, il est assez jovial", a déclaré à l'AFP Leo Mugabe, fils de Sabina, soeur défunte de M. Mugabe. "En réalité, il se réjouit de sa nouvelle vie, de pouvoir s'occuper d'agriculture et de pouvoir rester dans sa maison à la campagne. Il a bien pris les choses", a-t-il poursuivi. Au pouvoir depuis l'indépendance du Zimbabwe en 1980, Robert Mugabe a démissionné mardi après un coup de force de l'armée provoqué par...
(AFP 27/11/17)
Les forces de sécurité zimbabwéennes ont annoncé lundi un "retour à la normale" dans le pays après l'intervention militaire mi-novembre qui a provoqué la démission du président Robert Mugabe et son remplacement par l'ancien vice-président. "Nous, les forces de défense du Zimbabwe et des services de sécurité au Zimbabwe, souhaitons informer la nation que c'est le retour à la normale dans notre pays à la suite de la prestation de serment historique du président de la République du Zimbabwe, le camarade Emmerson Dambudzo Mnangagwa" vendredi, a déclaré la porte-parole de la police, Charity Charamba. Le chef de l'Etat a "donné une nouvelle direction" au pays, a-t-elle ajouté à Harare lors d'une conférence de presse conjointe avec l'armée. "Vous verrez bientôt...
(AFP 27/11/17)
Le numéro deux de l'Eglise anglicane a remis en place dimanche son col romain pour la première fois depuis qu'il l'avait symboliquement découpé dix ans plus tôt en signe de protestation contre le régime du président zimbabwéen déchu Robert Mugabe. En décembre 2007, l'archevêque de York, John Sentamu, avait découpé dans un geste solennel, en direct lors d'une émission télévisée de la BBC, son col romain et promis qu'il ne le porterait plus tant que M. Mugabe serait au pouvoir. Celui-ci ayant démissionné mardi, il a remis en place un nouveau col romain sorti de la poche intérieure de sa veste, lors de la même émission télévisée, après que le présentateur lui eut remis une enveloppe contenant les morceaux de...

Pages