Lundi 11 Décembre 2017
(AFP 19/11/17)
Le règne du président du Zimbabwe Robert Mugabe ne semblait plus dimanche tenir qu'à un fil après les manifestations de la veille exigeant son départ et la perte de ses derniers soutiens au sein de son parti, qui s'apprêtait à l'écarter de sa direction. Jusque-là un des piliers de son régime, les anciens combattants de la guerre d'indépendance, très influents, lui ont lancé un ultimatum sans équivoque dimanche. "Il ferait mieux de renoncer", a lancé leur chef, Chris Mutsvangwa, "s'il ne le fait pas, l'armée doit en finir avec lui aujourd'hui". Depuis le coup de force de l'armée qui l'a placé mercredi en résidence surveillée, Robert Mugabe, 93 ans, a catégoriquement refusé de quitter la présidence. Il devait s'entretenir dimanche...
(AFP 19/11/17)
L'influente ligue des jeunes de la Zanu-PF, la formation politique au pouvoir au Zimbabwe, a appelé dimanche le chef de l'Etat Robert Mugabe à "démissionner" de la présidence du pays et demandé "l'expulsion" de son épouse Grace du parti. "Nous exigeons l'expulsion à tout jamais de Mme (Grace) Mugabe de la Zanu-PF et exigeons du président Mugabe qu'il démissionne de son poste de président et premier secrétaire du parti et du poste de président de la République du Zimbabwe", a indiqué la ligue dans un communiqué.
(AFP 19/11/17)
Le président zimbabwéen Robert Mugabe, lâché par ses plus fidèles alliés, doit rencontrer dimanche l'état-major de l'armée qui l'a placé en résidence surveillée, au lendemain de manifestations massives pour sa démission. Le Zimbabwe a connu samedi l'une des plus grandes manifestations jamais organisées depuis l'indépendance et l'arrivée au pouvoir de Robert Mugabe en 1980. Des dizaines de milliers de Zimbabwéens se sont rassemblés, dans une ambiance festive, pour exiger son départ. "Un jour historique", a résumé samedi soir...
(AFP 19/11/17)
Elle se décrivait comme une "villageoise" chanceuse d'avoir été choisie par le chef d'Etat. La Première dame du Zimbabwe Grace Mugabe a révélé sur le tard une inextinguible soif de pouvoir qui a poussé le régime de son mari au bord du gouffre. Ex-secrétaire du président Robert Mugabe, Grace, 52 ans, a longtemps été considérée comme une femme frivole, sans intérêt pour la politique. Profitant de la santé vacillante de son époux nonagénaire, elle s'est imposée ces dernières années dans le premier cercle du pouvoir et ne cachait plus son intention de prolonger la dynastie Mugabe, déjà longue de trente-sept ans, en lui succédant le jour venu. "J'étais très jeune quand j'ai commencé à vivre avec le président Mugabe. Mais...
(AFP 18/11/17)
Dans le centre ville d'Harare, des manifestants astiquent avec un drapeau zimbabwéen les rangers déjà rutilantes d'un soldat en treillis. "On est tellement heureux que l'armée soit de notre côté. Ils doivent finir le travail et s'assurer que Robert Mugabe parte", explique un manifestant, Baliwe Sibanda. Scène impensable il y a encore une semaine au Zimbabwe, manifestants et soldats ont fraternisé samedi dans les rues de la capitale, où les anti-Mugabe sont descendus par milliers pour demander le départ du président, au pouvoir depuis 1980. Des habitants applaudissent un militaire posté sur un char.
(APA 18/11/17)
APA - Harare (Zimbabwe) - Des milliers de Zimbabwéens ont défilé samedi devant la State House à Harare, la capitale, dans le cadre d’un dernier sursaut visant à forcer le président Robert Mugabe à quitter ses fonctions. Les Zimbabwéens de toutes les races et convictions politiques ont marché jusqu’à la résidence officielle, scandant des messages anti-Mugabe tandis que d’autres brandissaient des pancartes sur lesquelles ils l’invite à aller se reposer. Dans d’autres endroits de la ville loin de la State House, les automobilistes klaxonnaient pour marquer leur joie. La marche intervient au lendemain du vote de défiance par les comités provinciaux de la ZANU PF au pouvoir contre l’homme qui dirige le Zimbabwe depuis avril 1980. Mugabe, âgé de 93...
(AFP 18/11/17)
Les anciens combattants du Zimbabwe, traditionnels piliers du régime, ont appelé à un grand rassemblement samedi à Harare pour demander le départ du président Robert Mugabe, progressivement lâché par ses soutiens historiques. Ce meeting clôture une semaine de crise politique inédite au Zimbabwe, où l'armée a pris le contrôle du pays et assigné à résidence le chef de l'Etat, au pouvoir depuis en 1980. L'intervention de l'armée représente un tournant inédit dans le long règne de Robert Mugabe, marqué par une grave crise économique. A 93 ans, il se retrouve de plus en plus isolé, abandonné par ses alliés les plus fidèles: après l'armée et les anciens combattants, les sections régionales du parti présidentiel de la Zanu-PF l'ont à leur...
(Xinhua 18/11/17)
Le président ivoirien Alassane Ouattara a appelé vendredi à Abidjan au respect de "la dignité" de son homologue du Zimbabwe, Robert Mugabe, assigné en résidence depuis mercredi par son armée dans une crise qui ressemble fort à un coup d'Etat. "Le président Mugabe est un combattant, une personnalité qui a consacré sa vie à la libération de son pays de la colonisation, il faut qu'il quitte ses fonctions dans la dignité", a déclaré Alassane Ouattara en marge de l'ouverture officiel d'un salon sur l'agriculture et les ressources animales à Abidjan. "Avec son âge et la longévité au pouvoir, la dignité de ce vieux combattant doit être respectée", a-t-il insisté. Alassane Ouattara affirme avoir fait connaître sa position au président guinéen...
(Le Monde 18/11/17)
Revue d’anecdotes sur un président de 93 ans qui reste redoutable malgré la maladie et un putsch qui le forcera peut-être à quitter le pouvoir. Les Zimbabwéens se sont souvent demandé, ces dernières années, si leur président était toujours en vie. Ils en ont désormais la pleine confirmation. Robert Mugabe s’accroche au pouvoir et se montre intraitable dans les négociations en cours sur son éventuelle démission. Redoutable politicien, il a montré ces derniers temps des signes de grande faiblesse mais aussi une étonnante résilience. En voici les derniers épisodes. Délits de sieste Ce n’est pas son statut de plus vieux président en exercice de la planète qui le fera renoncer, mais il lui arrive parfois de flancher. A 93 ans,...
(AFP 18/11/17)
Après les anciens combattants, l'opposition et la société civile, les sections régionales du parti au pouvoir au Zimbabwe ont à une écrasante majorité exigé vendredi la démission du président Robert Mugabe, déterminé à rester au pouvoir qu'il détient depuis 1980. Huit des dix sections régionales de la Zanu-PF au pouvoir ont exigé la démission de Mugabe, la plupart unanimement, selon leurs responsables qui sont apparus à la télévision d'Etat dans la soirée. Cet appel à quitter le pouvoir accentue la pression sur Mugabe après celui des anciens combattants de la guerre d'indépendance, jusqu'alors proches du chef de l'Etat, mais qui n'acceptent pas que son épouse Grace Mugabe veuille s'imposer pour lui succéder.
(Le Point 18/11/17)
Quelle lecture avoir des événements que vivent actuellement le Zimbabwe et le régime de Mugabe ? Les explications d'une spécialiste de ce pays. Le plus vieux président du monde va-t-il renoncer au pouvoir ? Retenu par l'armée zimbabwéenne avec sa femme «  Gucci Grace  », Robert Mugabe ne semble pas prêt à céder les rênes du pays. La perspective, il y a encore quelques jours, d'une présidence de Grace Mugabe est bien loin aujourd'hui. L'après-Mugabe se dessine peu à peu, au milieu des chars et des militaires dépêchés à Harare. Virginie Roiron, maître de conférences à Sciences Po Strasbourg et spécialiste du Zimbabwe, a répondu aux questions du Point Afrique. Le Point Afrique : assiste-t-on à un coup d'État militaire...
(Le Point 18/11/17)
Scène surréaliste à Harare, où le président placé en résidence surveillée a fait sa première sortie publique pour une remise de diplôme dans la capitale. Dans la nuit de mardi à mercredi, on pensait que c'était la fin. Les chars barraient les routes dans les images transmises à la télévision nationale du Zimbabwe. Les militaires occupaient les rues, barricadaient les centres névralgiques de la capitale et les tirs à l'arme lourde disaient tout de ce qu'il se passait dans le pays. C'était normalement la fin du règne de Robert Mugabe, le plus vieux président au monde, 93 ans et en poste depuis 37 ans. L'armée faisant son irruption dans la scène politique, le camarade Bob et sa famille en résidence...
(Le Point 18/11/17)
Au pays de Robert Mugabe, la contestation n'est pas que politique, la sphère économique a aussi été impactée par plus de 35 ans de mauvaise gestion. Tour d'horizon. Au-delà de la prise du pouvoir par l'armée zimbabwéenne depuis plusieurs jours, il y a la situation d'un pays qui s'enfonce dans une grave crise économique. Le Zimbabwe, autrefois appelé Rhodésie, est indépendant depuis 1980. Pays presque aussi grand que la France, enclavé entre l'Afrique du Sud, le Mozambique et l'Angola, peuplé de 16 millions d'habitants, il représentait de toute évidence un enjeu commercial important. Si la Rhodésie de l'époque puis le Zimbabwe ont pu briller en Afrique subsaharienne, au point d'être considérés comme le grenier de l'Afrique, c'est grâce à quatre...
(AFP 18/11/17)
L'écrasante majorité des sections de la Zanu-PF, le parti au pouvoir au Zimbabwe, a demandé vendredi au président Robert Mugabe de démissionner, a rapporté la télévision d'Etat ZBC. Le porte-parole de la Zanu-PF dans la région des Midlands, Cornelius Mupereri, a indiqué à la ZBC que la section de cette province s'était prononcée "unanimement" pour une démission de Mugabe, comme l'ont exigé au total huit des dix sections régionales de la Zanu-PF. D'autres responsables régionaux du parti de Robert Mugabe sont apparus à la télévision d'Etat pour dire qu'ils souhaitaient que le vieux président de 93 ans s'en aille. Cet appel à quitter le pouvoir accentue la pression sur Mugabe après celui des anciens combattants de la guerre d'indépendance, jusqu'alors...
(RFI 18/11/17)
Vendredi, Robert Mugabe a fait sa première apparition publique depuis le coup de force militaire de mercredi. Le président a assisté aux côtés du chef d'état-major à une remise de diplômes dans une université d'Harare. Une opération qui permet à l'armée de montrer que l'état de droit prévaut encore au Zimbabwe. Mais dans les faits, la situation politique semble dans une impasse puisque Robert Mugabe refuse de démissionner. Selon la Constitution du Zimbabwe, le vice-président succède au président en cas de démission. Un scénario catégoriquement refusé par Robert Mugabe jeudi dernier. Autre solution, un gouvernement de transition pourrait prendre le relais de l'armée, le temps d'organiser des élections. Une option qui pourrait contenter le vice-président, Emmerson Mnangagwa, fort du soutien...
(APA 18/11/17)
APA-Harare (Zimbabwe) - Les dix provinces de la ZANU PF (au pouvoir) ont voté vendredi une motion de censure à l'encontre du président Robert Mugabe, ouvrant la voie à sa destitution de la tête du parti au motif qu'il « est trop vieux et incapable de diriger le Zimbabwe », rapporte le « NewsDay » de ce jour. Selon le quotidien privé, les comités provinciaux de la ZANU PF souhaitent que Mugabe soit destitué lors du prochain congrès électif du parti. En quittant la tête du parti majoritaire, le chef d’Etat nonagénaire continuerait tout de même d’exercer ses fonctions de président de la république, puisqu’il a été élu par ses concitoyens et non les militants de sa formation politique seulement...
(AFP 17/11/17)
Le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara a affirmé vendredi à Abidjan que le président zimbabwéen Robert Mugabe confronté à un coup de force de son armée devrait "quitter ses fonctions dans la dignité". "Il faut que le président Mugabe puisse quitter ses fonctions dans la dignité. C'est le message que j'ai transmis au président de l'Union africaine (le Guinéen Alpha Condé). Le président Mugabe est une personnalité qui a consacré une bonne partie de sa vie à son pays et à la libération de son pays de la colonisation" a déclaré M. Ouattara, en marge d'une cérémonie à Abidjan. Pour lui, le chef de l'Etat zimbabwéen, âgé de 93 ans, "a été objet de respect et même d'adulation de...
(AFP 17/11/17)
Le bras de fer s'est poursuivi vendredi au Zimbabwe entre l'armée qui contrôle le pays et le toujours président Robert Mugabe, déterminé à prolonger le règne qu'il exerce depuis trente-sept ans malgré les pressions insistantes de ses adversaires. En principe assigné à résidence à son domicile, le chef de l'Etat, 93 ans, a fait vendredi sa première apparition publique depuis le coup de force des militaires il y a deux jours. Revêtu d'une toge bleue roi et d'une coiffe assortie, il a présidé sous bonne escorte une cérémonie de remise de diplômes dans une université d'Harare, somnolant à l'écoute de plusieurs discours. L'armée est intervenue dans la nuit de mardi à mercredi en soutien au vice-président Emmerson Mnangagwa, limogé la...
(RFI 17/11/17)
Au Zimbabwe, nouveau coup de théâtre ce vendredi matin. Le président Robert Mugabe a fait sa première apparition publique depuis le coup de force de l'armée, mercredi. Il s’est rendu à une cérémonie de remise de diplômes universitaires à Harare. Et alors qu’on le croyait en résidence surveillée, il est apparu libre. C’est une véritable surprise. Le chef de l’Etat Robert Mugabe s’est rendu, ce matin, à une réception organisée par l'université Zimbabwe Open à Harare. Il le fait chaque année, pour remettre un diplôme de fin d’étude aux étudiants qui terminent leur cycle. Et ce matin, personne ne s’attendait à ce qu’il soit présent. Il était vêtu d’une robe universitaire jaune, d'une toge bleue et d'une coiffe assortie. Cela...
(APA 17/11/17)
APA Harare (Zimbabwe) - Deux jours après le coup de force de l’armée au Zimbabwe, le président Robert Mugabe est réapparu en public ce vendredi à Harare, en assistant à une cérémonie de remise de prix à l’université du Zimbabwe (UZ). Le chef de l’Etat zimbabwéen était vêtu d’une toge bleue et d’une coiffe assortie, alors qu’il était censé se trouver en résidence surveillée à Harare. Des soldats sont déployés dans la nuit de mardi à mercredi en divers endroits de la capitale Dans une déclaration peu après avoir également pris le contrôle de la Zimbabwe Broadcasting Corporation (ZBC), le Major général Rasibus Moyo a précisé que ceci est une opération militaire et non un coup d’Etat, donnant au passage...

Pages