Lundi 11 Décembre 2017
(AFP 21/11/17)
Une procédure de destitution doit être engagée mardi à l'encontre du président Robert Mugabe qui refuse de quitter le pouvoir mais qui, selon l'armée, est en contact avec son vice-président déchu, Emmerson Mnangagwa, dont le retour est attendu "prochainement". M. Mnangagwa, 75 ans, a été évincé du gouvernement le 6 novembre et poussé à l'exil après un bras de fer avec la première dame, Grace Mugabe, 52 ans, qui avait réussi à écarter son rival dans la course à la succession de son mari, au pouvoir depuis 1980. L'armée, hostile à l'ascension de Grace Mugabe, a alors décidé d'intervenir et a pris le contrôle du pays. Depuis ce coup de force, Robert Mugabe, plus vieux chef d'Etat en exercice de...
(Jeune Afrique 21/11/17)
Après trois décennies au pouvoir, Robert Mugabe a été mis sur la touche à l’issue d’un coup d’État qui ne dit pas son nom. Et si ses vieux compagnons d’armes se sont retournés contre lui, c’est d’abord pour contrer sa femme. Beaucoup le voyaient mourir sur son trône de président tant il avait fini par croire que cette fonction était gagnée à vie, mais Robert Mugabe est finalement en train de tomber. Sur les premiers clichés diffusés après le coup de force de l’armée, le doyen des chefs d’État africains apparaît tout sourire, serrant la main de son tombeur et chef d’état-major, Constantino Chiwenga. La mise en scène ne parvient cependant pas à faire disparaître l’air hagard de cet homme...
(AFP 21/11/17)
Les très influents anciens combattants du Zimbabwe ont appelé mardi la population à manifester dès "maintenant" pour faire tomber "immédiatement" le président Robert Mugabe, au pouvoir depuis trente-sept ans. "Toute la population doit abandonner ce qu'elle est en train de faire (...) et se diriger vers le +Toit Bleu+", la résidence privée du chef de l'Etat pour que Robert Mugabe "quitte le pouvoir immédiatement", a déclaré à l'AFP le chef des anciens combattants Chris Mutsvangwa. "Les manifestations doivent commencer maintenant", a-t-il ajouté. Il a ainsi avancé d'un jour son appel à descendre dans la rue, initialement prévu pour mercredi.
(APA 21/11/17)
APA - Gaborone (Botswana) - Le président du Botswana Ian Khama, dans une lettre ouverte dont APA a reçu copie mardi, invite son homologue zimbabwéen, Robert Mugabe, à démissionner, conformément ‘’aux souhaits’’ de ses compatriotes. "Je vous écris cette lettre ouverte qui, je le sais, n’est pas la méthode normale de communication entre dirigeants. Monsieur le Président, je vous écris pour vous prier d’être sensible aux souhaits du peuple du Zimbabwe et de faire amende honorable en abandonnant volontairement le pouvoir en tant que président du Zimbabwe". Il ajoute dans sa correspondance : "Mon appel est rendu nécessaire par la situation sans précédent qui se déroule actuellement au Zimbabwe, par laquelle votre propre parti, le ZANU-PF appelle à votre démission...
(AFP 21/11/17)
Le président zimbabwéen Robert Mugabe est "en contact" avec son vice-président déchu, Emmerson Mnangagwa, qui sera "prochainement" de retour au pays, a annoncé lundi soir le chef de l'armée dont les forces ont pris le contrôle du pays. Dans une allocution télévisée, le général Constantino Chiwenga s'est dit "encouragé par les nouveaux développements" depuis le coup de force militaire, notamment "les contacts entre le président et l'ancien vice-président, camarade Emmerson Mnangagwa, attendu prochainement dans le pays". Le chef d'état-major de l'armée a également appelé la population, qui est descendue en masse dans les rues samedi pour le départ de Robert Mugabe, à "rester calme et patiente" à l'avant-veille de nouvelles manifestations. M. Mnangagwa, 75 ans, a été évincé du gouvernement...
(APA 21/11/17)
APA-Harare (Zimbabwe) - Le chef d'état-major de l’armée nationale du Zimbabwe, le général Constantino Chiwenga, a appelé lundi la population à « rester calme, patiente et respectueuse des lois », se déclarant « encouragé par les nouveaux développements » depuis l’intervention de l’armée dans le processus politique, la semaine dernière. Dans une allocution télévisée, le général Chiwenga a aussi indiqué que le président Robert Mugabe, qui refuse de démissionner malgré les appels de l’armée et du peuple au cours de manifestations, est en contact avec l’ancien vice-président, Emmerson Mnangagwa, « attendu prochainement dans le pays ». L’armée continue ses entretiens avec le président Mugabe à qui des garanties ont été données et il a « accepté une feuille de route...
(Xinhua 21/11/17)
Le président zimbabwéen Robert Mugabe présidera mardi une réunion du cabinet à la State House, le même jour où son parti présentera une motion au parlement pour sa destitution, a rapporté lundi la radio d'Etat ZBC. Le secrétaire en chef du président et du cabinet a invité tous les membres du gouvernement à assister à la réunion, selon le reportage. Les réunions du cabinet se tiennent normalement au Bâtiment Munhumutapa, siège du gouvernement. La majorité des parlementaires du parti au pouvoir ZANU-PF ont approuvé lundi la décision prise dimanche par le comité central du parti, de destituer le président Mugabe, qui n'a pas annoncé sa démission avant la date-butoir fixée à lundi midi par le comité central du parti. 230...
(APA 21/11/17)
APA-Harare (Zimbabwe) - Les étudiants de l'Université du Zimbabwe à Harare ont refusé lundi de passer leurs examens, exigeant la démission du président Robert Mugabe et la révocation d'un doctorat controversé accordé à la Première Dame Grace Mugabe par l'institution en 2014. Des milliers d'étudiants se sont rassemblés devant la bibliothèque principale de l'université et dans le hall principal du bâtiment pour protester contre le refus de Mugabe de quitter le pouvoir malgré la pression de l'armée, de son parti la ZANU PF et de ses compatriotes. Les étudiants exigent également que l'université révoque un doctorat en sociologie qu'elle avait attribué à Grace Mugabe en septembre 2014. La Première Dame aurait obtenu le diplôme après seulement trois mois cours. Ces...
(RFI 21/11/17)
Le président sud-africain et président en exercice de la SADC, Jacob Zuma, a pris ce lundi la direction de l'Angola pour un sommet extraordinaire à Luanda de la troïka de l'organisation sous-régionale, qui comprend l'Angola, la Zambie et la Tanzanie, pour tenter de trouver une porte de sortie à la crise zimbabwéenne. Le premier objectif de la SADC est de ne pas créer de précédent. L'Angola, la Tanzanie, la Zambie ou même l'Afrique du Sud qui seront représentés dans cette réunion ne veulent pas de coup d'Etat sans sanctions.
(Xinhua 21/11/17)
L'armée du Zimbabwe s'est déclarée lundi encouragée par l'ouverture des pourparlers entre le président Robert Mugabe et l'ancien vice-président Emmerson Mnangagwa, limogé il y a deux semaines. Le chef de l'armée, Constantino Chiwenga, a déclaré lors d'une conférence de presse que M. Mnangagwa, actuellement en exil volontaire, devrait bientôt rentrer au pays. "Par la suite, la nation sera informée de l'issue des pourparlers entre les deux", a déclaré M. Chiwenga. Il a déclaré qu'entre-temps, M. Mugabe, qui avait été démis de ses fonctions de chef du parti au pouvoir dimanche, a entamé des démarches en vue d'une solution définitive et d'une feuille de route pour le pays. "Dans ce cas, les Forces de défense et de sécurité du Zimbabwe exhortent...
(Agence Ecofin 21/11/17)
A la mi-novembre, les exportations de tabac du Zimbabwe pour la saison 2017 ont rapporté 615 millions $, soit une baisse de 10% par rapport à l’année précédente (683 millions $). C’est ce qu’indiquent les dernières données du Conseil de l’industrie et de commercialisation du Tabac (TIMB), rapportées par le quotidien The Herald. D’après l’institution, cette chute de la valeur des exportations s’inscrit à contre-courant de la progression des volumes expédiés (135 000 tonnes contre 125 000 tonnes un an plus tôt), et est imputable à la faiblesse des prix de la feuille sur le marché. Les principales destinations des exportations ont été la Chine et l’Afrique du Sud. Alors que l’empire du Milieu a réceptionné 93 000 tonnes de...
(Xinhua 21/11/17)
Le parti ZANU-PF a demandé au Mouvement pour le Changement Démocratique (MDC, opposition) de soutenir sa motion de destitution du président Robert Mugabe, a fait savoir lundi le secrétaire adjoint du ZANU-PF aux affaires juridiques, Paul Mangwana. Il a déclaré aux médias juste avant le début de la réunion du caucus parlementaire du parti que le parti au pouvoir avait besoin de 125 voix plus 73 votes du MDC pour obtenir la majorité des deux-tiers nécessaire pour destituer le président. "Nous avons discuté avec le MDC et ils ont promis de nous donner les 73 voix dont nous avons besoin", a indiqué M. Mangwana. Il a ajouté que le parti espère achever le processus de destitution en trois étapes d'ici...
(RFI 21/11/17)
Un prêtre jésuite, le père Fidelis Mukonori, joue un rôle de médiateur entre Robert Mugabe et l’armée. C'est lui qui a annoncé le 18 novembre dernier auprès des médias d'Etat la rencontre le lendemain entre Robert Mugabe et l'armée. Mais qui est Fidelis Mukonori ? Avec notre correspondant au Vatican, Olivier Bonnel Sans jamais être sur le devant de la scène, Fidelis Mukonori est resté un homme-clé du Zimbabwe et l’est encore un peu plus ces dernières heures. Né en 1947, le père Mukonori a accompagné l'histoire de l’ancienne Rhodésie du Sud. En 1977 il obtient un diplôme de théologie à Berkeley en Californie puis se forme en développement social au Canada, et revient au Zimbabwe où il étudie la...
(MondAfrique 21/11/17)
Beaucoup de régimes africains, en soutenant le maintien au pouvoir de Présidents vieux et usés, comme Robert Mugabé, tournent le dos à la jeunesse de leurs pays. Le président Alassane Dramane Ouattara n’a pas cherché à soutenir Robert Mugabe (93 ans), s’accrochant désespérément à un pouvoir, détenu sans partage, pendant 37 ans. Bientôt âgé de 76 ans, le président ivoirien a fait un constat réaliste : ” Évidemment à son âge et compte tenu de la durée de ses fonctions, tout le monde est conscient qu’il est temps qu’il cède son fauteuil à une nouvelle génération”. Cette lucide déclaration tranche avec la position de l’Union africaine, exprimée par son président en exercice, le président guinéen Alpha Condé, bientôt 80 ans,...
(RFI 21/11/17)
Malgré les appels incessants à démissionner de ses pairs, Robert Mugabe s'accroche à son fauteuil. La procédure de destitution jusqu'ici évoquée pourrait être supplantée par une nouvelle stratégie de sortie de crise, une feuille de route établie entre l'armée et le président zimbabwéen. Le général Chiwenga, chef d'état-major de l'armée, affirme ce lundi soir que Robert Mugabe est « en contact » avec son vice-président déchu Emmerson Mnangagwa qui sera « prochainement » de retour au pays. Dans une allocution télévisée, le général Constantino Chiwenga s'est dit « encouragé par les nouveaux développements » depuis le coup de force militaire de la semaine dernière, notamment « les contacts entre le président et l'ancien vice-président, camarade Emmerson Mnangagwa, attendu prochainement dans...
(AFP 20/11/17)
Le parti au pouvoir au Zimbabwe veut engager dès mardi la procédure de destitution du président Robert Mugabe, qui a jusqu'ici ignoré les appels à la démission formulées par sa propre formation politique, a annoncé un député de la Zanu-PF. "Nous espérons une session des deux chambres du Parlement demain (...) Nous espérons que la motion (lançant la procédure) passera demain" mardi, a dit devant la presse Paul Mangwana, un haut responsable de la Zanu-PF, avant une réunion d'urgence des députés et sénateurs du parti. "Nous voulons nous débarrasser de cet animal appelé Mugabe, il doit partir", a renchéri auprès de l'AFP le député Vongai Mupereri, en assurant que le parti dispose des "voix suffisantes"...
(AFP 20/11/17)
"Ecoeurés" par le pied de nez de leur président Robert Mugabe, qui a ignoré les appels à sa démission, des centaines d'étudiants zimbabwéens ont spontanément manifesté lundi sur le campus de l'université d'Harare pour le "pousser" enfin "vers la sortie". "Mugabe, la partie est terminée", lance un étudiant en sciences politiques, Innocent Kabadura. "Il a eu le culot de nous souhaiter bonne nuit hier soir, sans même avoir annoncé sa démission. On ne va pas rester les bras croisés tant qu'il n'est pas parti", assure un de ses camarades, Percy Kina, 21 ans.
(AFP 20/11/17)
En refusant de démissionner, le président du Zimbabwe Robert Mugabe joue la montre pour "sauver la face" et protéger ses arrières mais, selon les analystes, il ne pourra résister longtemps aux coups de butoir de l'armée, de son peuple et du parti. "Nous sommes à la fin de la partie", prédit Eldred Masunungure de l'université du Zimbabwe. "Il ne va peut-être pas partir demain, ni la semaine prochaine, mais il est clairement à la fin de sa vie politique". Après avoir présidé pendant 37 ans aux destinées du Zimbabwe, Robert Mugabe fait face à 93 ans à une fronde inédite: l'armée a pris mercredi le contrôle du pays, les Zimbabwéens ont manifesté en masse samedi pour exiger son départ et...
(Le Monde 20/11/17)
Le chef d’Etat, qui dirige le pays depuis trente-sept ans, a tenu, dimanche, un discours de vingt minutes sans renoncer au pouvoir, alors que la pression s’accentue. Il les a tous eus. Une nouvelle fois. Le Zimbabwe et ses nouveaux maîtres attendaient, après cinq jours de suspense, le discours de démission du président Robert Mugabe, 93 ans, dont trente-sept au pouvoir. Bouffi, le cheveu en bataille, avec cinq généraux assis en rang sur sa droite, l’air sinistre, la scène d’adieu du vieux président semblait couler de source. A l’issue d’une allocution de vingt minutes, dimanche 19 novembre au soir, il n’a pourtant pas annoncé sa démission. Et Robert Mugabe a commencé, à 21 heures pile, un discours historique pour annoncer...
(AFP 20/11/17)
Le parti du président Robert Mugabe, qui a stupéfié le Zimbabwe en ignorant d'innombrables appels à sa démission, le somme de quitter le pouvoir lundi faute de quoi il déclenchera contre lui une procédure de destitution. M. Mugabe, au pouvoir depuis 1980, a créé dimanche soir une énorme surprise et la confusion en ne tenant aucun compte des appels à sa démission ni de sa spectaculaire éviction quelques heures plus tôt de la direction de son parti, la Zanu-PF. Lors d'une déclaration péniblement prononcée en direct à la télévision nationale, le plus vieux dirigeant en exercice de la planète, 93 ans, a même déclaré qu'il présiderait le mois prochain le congrès de la Zanu-PF. "Le congrès doit se tenir dans...

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