Lundi 11 Décembre 2017
(Jeune Afrique 23/11/17)
Le Président Robert Mugabe a finalement cédé à la pression de l’armée, de la rue et de son parti. Il a remis ce mardi sa démission après 37 ans au pouvoir. Sa première interview à un journal francophone, en 1980, il l'avait accordée à Jeune Afrique, alors qu'il était encore Premier ministre. « Le Zimbabwe ne s’alignera sur aucun des deux blocs et choisira ses amis en fonction de ses propres intérêts et de ses propres besoins, quel que soit le camp auquel ils appartiennent. L’Est ou l’Ouest ». Ces mots, ce sont ceux de Robert Mugabe, alors Premier ministre du Zimbabwe. Nous sommes le 29 octobre 1980, et jeune Afrique publie la première interview de celui qui deviendra près...
(Le Monde 23/11/17)
Le dirigeant au pouvoir dans le pays depuis 1980 a démissionné de son poste, mardi. Quelle forme pourra prendre la transition ? Trente-sept ans après avoir accédé au pouvoir pour la première fois et après vingt-neuf ans de présidence, Robert Mugabe, ancien chef du mouvement de libération nationale en Rhodésie du Sud, a annoncé sa démission, mardi 21 novembre. Un départ qui n’était pas, à l’origine, dans les plans du tenace président du Zimbabwe : renversé par l’armée, exclu de son propre parti, Robert Mugabe, 93 ans, refusait encore, dimanche, de présenter sa démission. L’amorce d’une procédure de destitution a, cependant, eu raison de sa volonté, jusqu’alors affichée, de rester au pouvoir jusqu’à ses 100 ans. Le cas du Zimbawbe...
(RFI 23/11/17)
Le nouvel homme fort du Zimbabwe est de retour au pays. Emmerson Mnangagwa, qui est appelé à succéder à Robert Mugabé, aura fait durer le suspense ce mercredi 22 novembre à Harare. Les responsables de la Zanu-PF auront même joué au chat et à la souris avec les Zimbabwéens qui souhaitaient accueillir leur futur président de transition, en donnant des informations erronées sur l'heure et le lieu de son arrivée. Après une journée entière d’attente, Emmerson Mnangagwa a effectué un retour discret. Ce n'est qu'en fin de journée qu'il est apparu en public. Ses partisans l’attendaient à l’aéroport ce mercredi midi, mais les militaires les ont évacués, leur demandant de retourner dans le centre-ville, au quartier général du parti au...
(AFP 22/11/17)
Le nouvel homme fort du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa est discrètement rentré mercredi à Harare au lendemain de la démission historique du président Robert Mugabe, dont il s'apprête à prendre la délicate succession. La liesse qui a salué les trente-sept ans de l'ère Mugabe à peine retombée, son successeur a atterri sur une base militaire proche de la capitale en provenance d'Afrique du Sud, a rapporté à l'AFP un membre de son entourage, Larry Mavhima. Sitôt rentré d'exil d'Afrique du Sud, le nouveau président du parti au pouvoir, la Zanu-PF, s'est entretenu avec son "bureau politique"
(AFP 22/11/17)
L'arrivée à la tête du Zimbabwe d'Emmerson Mnangagwa qui, pendant 37 ans a mis en oeuvre sans sourciller la politique répressive de Robert Mugabe, n'augure rien de bon pour les droits de l'Homme dans le pays, relèvent activistes et simples citoyens. "Nous ne voulons pas qu'un dictateur remplace un dictateur !", résume Oscar Muponda, homme d'affaires à Harare interrogé par l'AFP au lendemain de la démission du plus vieux dirigeant au monde, 93 ans. Robert Mugabe, bouté hors de la présidence sous la pression de l'armée, de la rue et de son propre parti, a dirigé le Zimbabwe d'une main de fer dès son indépendance en 1980. Répression des opposants, censure, fraudes électorales... il n'a pas lésiné sur les moyens...
(AFP 22/11/17)
Au lendemain de la démission choc du président Robert Mugabe au pouvoir depuis 1980, le Zimbabwe est entré dans une nouvelle ère mercredi avec le retour attendu dans la journée de son successeur annoncé et ancien bras droit Emmerson Mnangagwa. L'ex-vice-président avait quitté, pour des raisons de sécurité, le pays peu après son éviction du gouvernement le 6 novembre. Il sera finalement investi président vendredi, a annoncé mercredi le groupe audiovisuel public ZBC. Celui qu'on surnomme le "crocodile" en raison de son caractère inflexible tient ici sa revanche. Ce cacique du régime était devenu récemment indésirable aux yeux de Robert Mugabe, 93 ans.
(AFP 22/11/17)
L'ancien numéro 2 du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, sera investi président vendredi, trois jours après la démission de Robert Mugabe qui a dirigé le pays d'une main de fer pendant trente-sept ans, ont annoncé mercredi les médias d'Etat. "L'investiture du camarade Mnangagwa est prévue vendredi", affirme le site du groupe audiovisuel public ZBC. En exil depuis son éviction du pouvoir, l'ancien vice-président, 75 ans, doit arriver à Harare mercredi à 18h00 (16h00 GMT), précise la ZBC alors que son retour était précédemment fixé à 13h00.
(APA 22/11/17)
APA-Harare (Zimbabwe) - Le vice-président déchu zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, va prêter serment vendredi pour succéder à Robert Mugabe, qui a démissionné mardi, après 37 ans de règne, a-t-on appris de sources concordantes. Mnangagwa âgé de 72 ans sera alors investi président par intérim pour une durée de 90 jours. Il a fui le Zimbabwe peu de temps après son limogeage, affirmant que sa vie était menacée. Jusqu’à son limogeage, Mnangagwa était considéré comme le successeur potentiel de M. Mugabe, un allié politique proche et constant depuis la guerre de libération du Zimbabwe dans les années 1970. Né dans le district de Zvishavana, dans le sud-ouest du Zimbabwe le 15 septembre 1942, Mnangagwa a été éduqué en partie en Zambie, où...
(Le Monde 22/11/17)
L’ancien vice-président de Robert Mugabe devrait être investi président vendredi, selon le groupe audiovisuel public ZBC. Après quinze jours de crise, le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a démissionné, mardi 21 novembre. Son ancien vice-président, Emmerson Mnangagwa, dont le limogeage par M. Mugabe est à l’origine du coup de force de l’armée, devrait lui succéder. Selon le groupe audiovisuel public ZBC, il sera investi vendredi. Lire notre récit : la fin du règne de Robert Mugabe, après trente-sept ans d’un pouvoir sans partage Celui que l’on surnomme le « Crocodile » avait quitté pour des raisons de sécurité le pays peu après son éviction du gouvernement, le 6 novembre. « Je reviendrai », avait-il affirmé dans un texte diffusé quelques...
(Le Point 22/11/17)
Liesse. Le vieux président a pris tout le monde de court en annonçant, mardi, sa démission. Les Zimbabwéens ont enfin laissé éclater leur joie. Tout à coup, c'est une clameur qui monte, magique, jaillie de mille poitrines comme d'une seule, de partout, mêlée au concert de klaxons, de vuvuzelas et de sifflets. Il est 17 h 50, une lumière dorée descend entre les immeubles vieillots de l'avenue Samora-Machel, l'artère principale d'Harare, en ce premier jour de vrai beau temps depuis une semaine. Ce 21 novembre 2017, Robert Mugabe, le plus vieux président du monde, qui dirige le Zimbabwe d'une main de fer depuis trente-sept ans, vient de démissionner. Une procédure de destitution décisive Devant leur boutique de tailleur, les bras...
(RFI 22/11/17)
Robert Mugabe a mis un point final à trente-sept ans de règne sans partage sur le Zimbabwe en présentant sa démission, mardi 21 novembre. La principale raison avancée de cette chute, c'est l'ambition politique dévorante de sa femme, Grace, souvent décrite comme « la femme la plus détestée du Zimbabwe ». Grace Mugabe était jusqu'en 2014 plutôt connue pour son côté frivole et dépensier, souffrant de la comparaison avec la première épouse du désormais ex-chef d'Etat zimbabwéen qui était elle une véritable combattante de la lutte anticoloniale. Grace Mugabe, la secrétaire du président, la villageoise devenue première dame, comme elle aimait à le raconter, a toujours été perçue par les Zimbabwéens comme une arriviste, une femme qui aurait même profité...
(AFP 22/11/17)
L'ancien vice-président zimbabwéen en exil Emmerson Mnangagwa, pressenti pour remplacer le président Robert Mugabe qui a démissionné mardi après 37 ans au pouvoir, doit rentrer mercredi au pays, a indiqué à l'AFP son assistant personnel. "Le camarade Mnangagwa rentre aujourd'hui" mercredi, a déclaré à l'AFP Larry Mavhima. "Il arrivera à la base militaire de Manyame (à Harare) à 13H00 (11H00 GMT). Il se rendra ensuite au quartier général du parti pour faire le point, puis au bureau de la présidence pour faire un autre point", a-t-il ajouté. Emmerson Mnangagwa, 75 ans, a déjà été désigné dimanche président du parti au pouvoir la Zanu-PF et candidat pour la présidentielle de 2018, en remplacement de Robert Mugabe.
(APA 22/11/17)
APA-Harare (Zimbabwe) - Le Zimbabwe est plongé dans une crise constitutionnelle suite à la démission du président Robert Mugabe, une situation qui laisse le pays sans chef d’Etat jusqu’à l’investiture vendredi de l’ex-vice-président Emmerson Mnangagwa en tant que président intérimaire. Selon le politicien et avocat des droits de l’homme, David Coltart, c’est le vice-président en exil Phelekezela Mphoko qui devrait être le président par intérim du Zimbabwe jusqu’à la tenue de nouvelles élections. Coltart a expliqué sur Twitter que, selon l’article 14 de l’annexe 6 de la Constitution du Zimbabwe, Mphoko est devrait être président par intérim puisqu’il avait été nommé président par intérim lorsque l’ancien président Robert Mugabe était hors du pays. « La personne qui agit en tant...
(AFP 22/11/17)
La Chine, important partenaire du Zimbabwe, a rendu hommage mercredi à son "ami" Robert Mugabe, au lendemain de la démission du doyen des chefs d'Etat de la planète, tout en promettant de poursuivre sa coopération avec le pays africain. Le président zimbabwéen a mis un point final mardi à 37 ans de règne sans partage sur le Zimbabwe en présentant sa démission sous la pression de l'armée, de son propre parti et de la rue. "La Chine respecte la décision de M. Mugabe de démissionner", a déclaré devant la presse Lu Kang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "Il reste un bon ami du peuple chinois." "M. Mugabe a apporté une contribution historique à l'indépendance du Zimbabwe", a...
(APA 22/11/17)
APA Harare (Zimbabwe) - Propulsé à la tête de la ZANU PF , à l’issue de la réunion spéciale du Comité central de la ZANU PF, qui s’est tenue dimanche dernier à Harare Emmerson Mnangagwa, 75 ans, va succéder au président Robert Mugabe qui a démissionné hier, mardi de la présidence du Zimbabwe après 37 ans de règne. En fuite en Afrique du Sud depuis son éviction de la vice-présidence de la ZANU PF, Emmerson Mnangagwa est attendu ce mercredi à Harare selon des sources concordantes, pour être investi vendredi, président par intérim en attendant la tenue des élections présidentielles. Une fonction qu'il occupera pour une durée de 90 jours. Il L’homme, surnommé Ngwena ou le crocodile de la politique...
(AFP 22/11/17)
Le Parlement zimbabwéen n'a pas eu le temps de voter la destitution de Robert Mugabe. Le président a démissionné avant. Mais sa session extraordinaire aura servi d'exutoire aux élus, qui en ont profité pour dénoncer les 1.001 dérives de son règne. En ce mardi après-midi historique, l'hémicycle n'est pas assez grand pour accueillir les députés et les sénateurs qui se pressent pour engager la procédure de destitution contre l'ancien héros de l'indépendance devenu paria. La session est momentanément interrompue. Tout le monde se déplace vers le centre international de conférence d'Harare, suffisamment spacieux pour accueillir tous les élus. Vers 16h45 (14h45 GMT), la sénatrice Monica Mutsvangwa, du parti présidentiel Zanu-PF, entre dans le vif du sujet. Elle présente en son...
(AFP 22/11/17)
La démission du président zimbabwéen Robert Mugabe après 37 ans de pouvoir offre à son pays l'opportunité de connaître un avenir sans oppression, a déclaré mardi la Première ministre britannique, Theresa May. "La démission de Robert Mugabe offre au Zimbabwe l'opportunité de se forger une nouvelle voie libre de l'oppression qui a caractérisé son pouvoir", a estimé Mme May dans un communiqué, à propos de cette ancienne colonie britannique. "Au cours des derniers jours, nous avons vu le désir du peuple zimbabwéen d'avoir des élections libres et équitables ainsi que l'opportunité de reconstruire l'économie du pays avec un gouvernement légitime", a-t-elle poursuivi. "En tant que plus vieil ami du Zimbabwe, nous ferons tout ce qui est possible pour apporter notre...
(AFP 22/11/17)
Le départ du président Robert Mugabe est une "opportunité historique pour les Zimbabwéens" et leur volonté d'en finir avec "l'isolement du Zimbabwe", a déclaré mardi le département d'Etat américain. "Le Zimbabwe a une opportunité extraordinaire d'emprunter une nouvelle voie", a estimé le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson dans un communiqué, saluant un "moment historique". "Nous félicitons tous les Zimbabwéens qui ont fait savoir pacifiquement mais clairement que l'heure du changement était arrivée", a-t-il ajouté. Il a appelé "toutes les parties" à "la retenue et au respect de l'ordre constitutionnel et civil" Au-delà de la période de transition qui s'ouvre, "les Zimbabwéens devront choisir leurs propres dirigeants" par "des élections libres et équitables", a insisté le secrétaire d'Etat, souhaitant...
(Xinhua 22/11/17)
Le président sud-africain Jacob Zuma et son homologue angolais, Joao Lourenco, se rendront au Zimbabwe pour évaluer la situation politique dans le pays suite à la prise de pouvoir par l'armée. Mardi, la Communauté de Développement d'Afrique Australe (SADC) a publié un communiqué à la fin d'une réunion de la Troïka de la SADC organisée en Angola, qui confirmait que MM. Zuma et Lourenco arriveraient mercredi au Zimbabwe, a rapporté mardi le média zimbabwéen, New Ziana. "Le Sommet de l'Organe de la Troïka plus la présidence de la SADC a noté avec beaucoup d'inquiétude la situation politique actuelle dans la République du Zimbabwe, et a décidé que le président Jacob Zuma, en sa capacité de président de la SADC, et...
(Jeune Afrique 22/11/17)
Jusqu'à ce que Grace Mugabe réclame sa tête, Emmerson Mnangagwa était un intime du chef de l'Etat. Portrait d'un homme aussi puissant que redouté. Qui l’avait pris au sérieux ? Le 8 novembre, deux jours après avoir été limogé de la vice-présidence, Emmerson Mnangagwa avait lancé cette promesse depuis l’Afrique du Sud : « Vous et votre cohorte allez quitter la Zanu-PF par la volonté du peuple, et nous allons vous y pousser dans les semaines qui viennent ! » Il n’aura fallu qu’une semaine pour que Mnangagwa, 75 ans, mette sa menace à exécution. Car selon toute vraisemblance, c’est bien le Crocodile, comme on surnomme ce redoutable sécurocrate, qui a coordonné l’opération de l’armée contre son mentor. De tous les « camarades...

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