Mardi 23 Janvier 2018

Zimbabwe: l'inquiétante influence de l'armée

Zimbabwe: l'inquiétante influence de l'armée
(RFI 13/12/17)

Au Zimbabwe, le congrès de la Zanu-PF le parti au pouvoir s’est ouvert sans Robert Mugabe. L’ex-président s’est envolé lundi pour Singapour pour y recevoir des soins médicaux. Un congrès extraordinaire de 4 jours qui s’achèvent vendredi. Et lors duquel Emmerson Mnangagwa doit être confirmé à son poste de président de la Zanu-PF. A cette occasion, les appels se multiplient pour que le nouvel homme fort du pays se démarque de son prédécesseur, en respectant les droits de l’homme et l’Etat de droit. Et notamment restreigne l’influence de l’armée sur le gouvernement.

Le poids des militaires dans ce nouveau gouvernement inquiète de plus en plus. Emmerson Mnangagwa, qui a accédé au pouvoir à l’issue d’un coup de force de l’armée, a déjà nommé deux généraux dans son cabinet. Notamment Perence Shiri, ancien commandant de l’armée de l’air, qui est aujourd’hui ministre de l’Agriculture et de la terre.

Lors de ce congrès, Mnangagwa doit nommer ses deux vice-présidents. Et on s’attend que le général Chiwenga, chef de l’armée, et responsable du coup de force soit nommé vice-président.

Pour le militant des droits de l’homme Dewa Mavhinga les militaires n’ont pas leur place dans un gouvernement civil. « Les militaires doivent respecter les droits de l’homme. Ils doivent retourner dans leur caserne et ne pas intervenir ni en politique, ni dans le maintien de l’ordre. Dans une démocratie, il doit y avoir un pouvoir civil. Ce que nous avons au Zimbabwe est une crise de gouvernance, qu’il faut résoudre par une élection démocratique dans laquelle l’armée n’interviendra pas. »

Lire sur: http://www.rfi.fr/afrique/20171212-zimbabwe-congres-zanu-pf-influence-armee

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