Samedi 21 Octobre 2017

Zimbabwe : les créanciers étrangers devront attendre de meilleurs lendemains !

Zimbabwe : les créanciers étrangers devront attendre de meilleurs lendemains !
(La Tribune 21/09/17)
Le ministre zimbabwéen des finances, Patrick Chinamasa.

Le Zimbabwe n’est pas en mesure de payer ses arriérés de paiement à ses créanciers étrangers en raison de la conjoncture difficile que le pays traverse. Le pays doit une enveloppe estimée à plus de 1,8 milliard de dollars qu’il devrait avoir déjà régler principalement auprès de la Banque mondiale et de la BAD. En dépit de la conclusion d’un accord conclu en 2015 avec ses prêteurs étrangers et qui a permis un rééchelonnement de sa dette extérieure, le gouvernement zimbabwéen n’entend pas honorer ses engagements financiers qu’une fois que sa situation économique s’améliore. Le pays avait pourtant soldé son ardoise auprès du FMI, en octobre dernier annonçant une amélioration de sa situation économique avant cette nouvelle volte-face.
Les créanciers étrangers du Zimbabwe vont devoir encore attendre que l'herbe soit encore plus grasse c'est-à-dire que la situation économique du pays s'améliore davantage avant de pouvoir rentrer dans leurs droits. C'est ce qu'à indiqué, ce mercredi lors d'une émission sur une radio locale, le ministre des finances Patrick Chinamasa. Dans des propos rapportés par l'agence Reuters, le ministre Zimbabwe a déclaré que le pays n'est actuellement pas en mesure d'honorer ses engagements financiers notamment le paiement d'arriérés de dettes d'un montant de 1,8 milliards de dollars qu'il doit à la Banque mondiale et à la Banque africaine de développement (BAD).

« Lorsque nous estimons que les fondamentaux de notre économie se sont améliorés, nous serons alors en mesure de rembourser la Banque mondiale et la BAD. Nous devons d'abord être en mesure de respecter durablement nos obligations, ce qui fait que la balle est pour le moment dans notre camp ».
Le ministre Chinamasa a reconnu qu'un plan de paiement a certes été convenu avec les prêteurs étrangers en 2015 à Lima au Pérou, pour rééchelonner la dette du pays selon un nouvel échéancier, mais qu'il ne pourrait être mis en œuvre qu'une fois que la situation économique du pays se soit stabilisée, ce qui n'est visiblement pas encore le cas. Le Zimbabwe devrait réduire son déficit budgétaire qui s'estime à près de 10% de son PIB ainsi que le poids de sa masse salariale qui s'accapare de près de 92% de son budget et parallèlement alléger son déficit commercial qui a également atteint un niveau assez inquiétant.

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