Mardi 26 Septembre 2017

Au Zimbabwe, des femmes se battent pour un avenir meilleur par l'entreprise

Au Zimbabwe, des femmes se battent pour un avenir meilleur par l'entreprise
(Autres 19/04/17)

Une nouvelle génération de femmes-entrepreneurs africaines a fait son apparition sur tout le continent. Au Zimbabwe, un projet de l’OIT améliore les conditions de vie des femmes et de leur famille dans les régions rurales en encourageant l’esprit d’entreprise.
L’avenir semble en effet radieux pour Mary Tarudana, originaire du district de Nyanga, dans la province orientale du Manicaland.

Celle que l’on regardait autrefois avec pitié est devenue une cheffe d’entreprise à succès qui fait l’admiration de tous. Elle a acheté un petit cheptel et a maintenant les moyens de payer les frais de scolarité de ses enfants sans emprunter, et l’électricité a été installée à son domicile.

Mary Tarudana est l’une des bénéficiaires du Programme commun des Nations Unies pour l’égalité des sexes (JPGE en anglais). Elle a reçu l’aide du volet du JPGE parrainé par l’OIT et financé par le gouvernement suédois .

Quand le projet a débuté en 2014, Mme Tarudana, issue d’une famille très pauvre, avait été sélectionnée comme bénéficiaire. Alors que sa famille réussissait à survivre grâce à l’agriculture de subsistance, elle n’avait pas les moyens d’offrir à ses enfants et à sa famille la vie qu’ils méritaient selon elle. Elle avait pris du retard dans le paiement des frais de scolarité et devait aussi de l’argent aux membres de sa communauté.

Avec 60 autres femmes, Mme Tarudana a suivi une formation de deux semaines consacrée à la production de légumes (pommes de terre, haricots et oignons). Elle a découvert les différents types de sol, les principales maladies qui touchent les cultures, la récolte, le stockage des produits et l’utilisation d’engrais appropriés. Un volet était aussi consacré à l’égalité entre les sexes pour aider les femmes à se sentir mieux respectées dans leur communauté.

Mme Tarudana a commencé à cultiver des oignons et quand elle a fait sa première récolte, elle a pu rembourser ses dettes. Une nouvelle vie dans laquelle elle aurait suffisamment d’argent pour subvenir aux besoins de sa famille devenait possible.

Après sa première récolte, Mme Tarudana a réinvesti dans le projet et a acheté une grande quantité de semences d’oignons pour accroître ses rendements. A partir de la deuxième récolte, elle a ramassé plus de 4 000 kg d’oignons, le prix du marché atteignant 5$ le sac de 22 kg. Elle a réalisé un profit de 1 100$ qu’elle a surtout utilisé pour satisfaire les besoins de sa famille.

Ce nouveau revenu lui a permis de bénéficier d’un projet d’électrification rurale et de disposer de l’électricité à domicile.

«Maintenant, quand je quitte le site du projet, qui est mon lieu de travail, je sais que je n’ai pas à m’inquiéter pour trouver du bois de chauffage. Je n’ai qu’à entrer chez moi et à actionner l’interrupteur», dit-elle fièrement.

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