Vendredi 20 Avril 2018
(AFP 30/03/18)
Un vent d'égalité entre les sexes souffle-t-il sur la Tunisie? Après l'adoption d'une série de mesures, ce pays traditionnellement perçu comme pionnier dans le monde arabe en matière de droits des femmes a récemment décidé de s'attaquer au tabou de l'héritage. Ce foisonnement intervient plusieurs années après l'adoption d'une nouvelle Constitution, en 2014, l'un des principaux acquis de la révolution. Ce texte avait été loué à l'époque pour les garanties qu'il apporte à l'égalité hommes-femmes, avant que sa mise en application ne s'enlise. Depuis l'été dernier, la dynamique semble relancée.
(Jeune Afrique 29/03/18)
Véritable arme du gouvernement sous Ben Ali, la torture policière persiste en Tunisie. Une situation que les observateurs nationaux et internationaux expliquent par la persistance de l’impunité des forces de sécurité, qui pousse de plus en plus de victimes à garder le silence. « L’impunité » des forces de sécurité est au centre des attentions en Tunisie. Alors que des ONG demandent depuis une semaine au gouvernement de mettre fin à « l’impunité qui prévaut en matière de violations des droits humains » commises par ces forces, certains Tunisiens prennent désormais conscience de toute la portée de cette impunité policière. Si l’appel de ces ONG faisait suite aux événements du 26 février survenus au tribunal de Ben Arous – des...
(AFP 28/03/18)
L'Instance Vérité et Dignité (IVD), instaurée en 2014 pour rendre justice aux victimes de la dictature en Tunisie, a indiqué mercredi qu'elle continuerait sa mission, en dépit d'un désaveu du Parlement. "Nous allons continuer notre travail tant que nous n'avons pas reçu de document officiel qui nous ordonne de continuer ou pas" notre tâche, a déclaré la présidente de l'IVD, Sihem Bensedrine. "Nous estimons que la décision de prolongation (de son mandat, NDLR) revient par la loi à l'instance" elle-même...
(La Tribune 28/03/18)
Les débats longs et houleux se sont en réalité nourris des inimitiés politiques et des sensibilités personnelles. La catharsis nationale des douleurs pendant les années noires risque d’être stoppée nette par ce vote des parlementaires qui met un terme au mandat de quatre ans de l’Instance Vérité et Dignité (IVD). Au-delà, c’est tout le processus de justice transitionnelle qui prend un sérieux coup de frein. Symbole de l'ambiance électrique de ces débats de deux jours entamés samedi 24 mars, les députés d'Ennahda (islamo-conservateurs) et du Courant démocratique ont préféré claquer la porte de l'Hémicycle que de participer au vote.
(RFI 28/03/18)
En Tunisie, la justice transitionnelle se retrouve dans la tourmente. Le 26 mars, au terme d’un débat houleux, le Parlement a voté contre la prolongation du mandat de l’Instance Vérité et Dignité (IVD). Mise en place en 2014, cette organisation constitutionnelle est chargée de solder les comptes du passé autoritaire du pays, en établissant la vérité sur les violations commises entre 1955 et 2013. Mais le vote du Parlement menace l’avenir de la justice transitionnelle et même de la transition...
(AFP 27/03/18)
Le Parlement tunisien a voté tard lundi soir contre une prolongation du mandat de l'Instance de justice transitionnelle, chargée de rendre justice aux victimes de la dictature et des violations des droits de l'Homme en Tunisie. Après deux séances particulièrement houleuses samedi et lundi, les députés ont rejeté la prolongation du mandat de l'Instance Vérité et Dignité (IVD) qui devait initialement se terminer le 31 mai, par 68 voix contre, deux abstentions et 0 voix pour, a indiqué l'Assemblée sur twitter.
(RFI 24/03/18)
Le Parlement doit s'exprimer ce samedi 24 mars sur la prolongation du mandat de l'Instance Vérité et Dignité. Créée en 2013, elle doit faire la lumière sur les violations des droits de l'homme commises sous le régime des présidents Habib Bourguiba et Zine El Abidine Ben Ali, ainsi que sous certains gouvernements en place après la révolution de 2011. Son mandat arrivant à terme, l'Instance a décidé fin février de le prolonger pour an. Mais le soutien du Parlement à cette prolongation est loin d'être assuré. C'est une bataille juridique qui va se jouer aujourd'hui dans...
(AFP 23/03/18)
Le Premier ministre tunisien Youssef Chahed a appelé, dans un discours au Parlement vendredi, à poursuivre les réformes dans le pays, soulignant qu'il était prêt à en payer le "prix politique". Youssef Chahed, neuvième chef de gouvernement depuis la révolution de 2011, est actuellement sous pression, plusieurs voix s'étant élevées pour réclamer un remaniement, en arguant des difficultés économiques de la Tunisie. "Nous mènerons les réformes, quel que soit le prix politique à payer", a déclaré le Premier ministre, à l'offensive, évoquant des privatisations, ainsi que des réformes des caisses sociales et de compensation.
(Jeune Afrique 23/03/18)
Un comité d'experts, désigné par le président Béji Caid Essebsi, planche sur le remplacement du scrutin de liste par un mode uninominal à deux tours. Objectif : éviter l'éparpillement politique et permettre l'élection d'une majorité homogène. À l’occasion de la célébration de la fête de la République, le 20 mars, le président Béji Caïd Essebsi a soutenu la nécessité d’une révision de la loi électorale. Il considère en effet que le mode de scrutin au plus fort reste favorise l’éparpillement...
(AFP 23/03/18)
L'organisation Human Rights Watch (HRW) a appelé vendredi le Parlement tunisien à ne pas mettre fin au mandat de l'instance de justice transitionnelle chargée de rendre justice aux victimes de la dictature et des violations des droits de l'Homme en Tunisie. Le Parlement tunisien doit s'exprimer samedi sur la prolongation du mandat de quatre ans de l'Instance Vérité et Dignité (IVD), qui devait initialement se terminer le 31 mai. En février, cette instance a d'elle même prolongé son mandat jusqu'au...
(Jeune Afrique 23/03/18)
Candidat de confession juive en 7e place sur la liste d’Ennahdha à Monastir pour les municipales tunisiennes du 6 mai, Simon Slama répond aux questions de Jeune Afrique. Jeune Afrique : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Je suis un père de famille de 54 ans issu d’une vieille famille juive de Monastir. Mon grand-père maternel est né ici aux alentours de 1882. J’ai quatre frères, trois enfants. Je suis patriote mais pas engagé. Je travaille dans les machines...
(Xinhua 23/03/18)
9.329 émigrants illégaux tunisiens ont tenté de quitter clandestinement le pays en 2017, a annoncé le président du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), Abdessatar Sahbani, jeudi. Lors d'une conférence de presse à Tunis, il a révélé que 66% des Tunisiens ayant tenté d'émigrer illicitement ont réussi à atteindre l'Italie, tandis que les autres 34% ont été interceptés par les autorités sécuritaires. Le nombre des personnes arrêtées dans des tentatives d'émigration irrégulière par les autorités tunisiennes a...
(AFP 22/03/18)
Les députés tunisiens ne sont pas parvenus mercredi à désigner les quatre juges qui doivent constituer la première Cour constitutionnelle de l'après révolution, prolongeant de plusieurs mois une vacance juridique qui inquiète les acteurs de la vie politique. Aucune des sept personnalités proposées n'a recueilli les deux tiers des voix nécessaires pour être élues à l'issue d'un troisième tour de vote mercredi en assemblée plénière, a indiqué l'Assemblée des représentants du peuple sur son site. Le processus est donc relancé, avec de nouvelles candidatures, qui devront être triées avant un nouveau débat et un vote, ce qui devrait prendre plusieurs mois.
(Jeune Afrique 22/03/18)
Abdelkoddous Saadaoui est devenu secrétaire d’État tunisien chargé de la Jeunesse en septembre 2017. Son parcours éclectique lui a permis de penser une stratégie pour la jeunesse articulée autour de la citoyenneté, l’employabilité, la mobilité et la créativité. Portrait. Il a un gabarit de demi de mêlée mais c’est avec le football, qu’il a pratiqué dans sa jeunesse, qu’il a appris à jouer collectif. En poste depuis septembre 2017, Abdelkoddous Saadaoui, 34 ans, a suivi un parcours éclectique de jeune...
(Jeune Afrique 21/03/18)
Extrêmement sévère avec les gouvernants actuels, l’ancien Premier ministre tunisien, Mehdi Jomâa, veut incarner une troisième voie, ni de droite ni de gauche, mais fondée sur une vision stratégique claire. Entretien. Les Tunisiens ont plutôt un bon souvenir de Mehdi Jomâa : en un an seulement, entre janvier 2014 et janvier 2015, il a su organiser des élections législatives et présidentielle exemplaires, alors que le pays était au bord de l’implosion. Il a laissé l’image d’un Premier ministre pondéré, dynamique, avec...
(AFP 20/03/18)
Les dirigeants arabes tiendront leur sommet annuel le 15 avril à Ryad, a annoncé mardi à la presse le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit. M. Aboul Gheit a reçu une "notification officielle" de l'Arabie saoudite confirmant la tenue du sommet, a-t-il dit à la presse mardi au siège de l'organisation panarabe au Caire. Le sommet annuel devait initialement se tenir fin mars, sa date habituelle. Mais l'ambassadeur d'Arabie saoudite au Caire, délégué à la Ligue arabe, Ahmed Qattan avait indiqué dans le courant du mois que le calendrier...
(AFP 20/03/18)
Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a évoqué une réforme du mode de scrutin pour les élections à venir, annonçant à l'occasion de la fête de l'indépendance de la Tunisie des élections pour décembre 2019. "Il faut se préparer pour les prochaines élections en décembre 2019", a-t-il déclaré sans préciser de quel scrutin il s'agissait, alors que des législatives et présidentielle sont prévues l'an prochain. Dans son discours au palais présidentiel, M. Essebsi a évoqué la nécessité d'une "révision de...
(Jeune Afrique 17/03/18)
Les députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) n'arrivent pas à s'entendre sur les quatre futurs membres de cette haute instance prévue par la Constitution. Deux tours de vote ont eu lieu mardi dernier. Ils se sont soldés par un échec. Quatre ans après les élections législatives en Tunisie, la mise en place de la Cour constitutionnelle, censée contrôler la constitutionnalité des lois, se fait toujours attendre. « La mise en place du Conseil supérieur de la magistrature intervient dans un délai maximum de six mois à compter de la date des élections législatives. Intervient à compter de la même date...
(Jeune Afrique 17/03/18)
Mohamed Sayah, ancien ministre tunisien de Habib Bourguiba, est décédé ce jeudi à l'âge de 85 ans. Ancien directeur du Parti socialiste destourien (PSD), il est surtout connu pour sa loyauté à l’égard de l'ex-président. Considéré comme l’un des faucons du président Habib Bourguiba mais surtout connu pour son indéfectible fidélité au père de l’indépendance, Mohamed Sayah, ancien ministre et ancien directeur du Parti socialiste destourien (PSD), s’est éteint ce jeudi 15 mars à l’âge de 85 ans. Natif de...
(Le Monde 16/03/18)
Simon Slama avance, le pas nonchalant, blouson de cuir passé sur une chemise rose pâle, dans la ruelle de la médina de Monastir bordée d’échoppes. De temps en temps, un passant vient lui glisser un mot à l’oreille, tape amicale dans le dos. Depuis que sa candidature a été annoncée fin février sur une liste du parti islamiste Ennahda, en vue du scrutin municipal du 6 mai, Simon Slama, juif tunisien, est un peu une curiosité. Il ralentit l’allure à la hauteur d’un magasin de...

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