Mercredi 13 Décembre 2017
( 24/04/13)
L’Union générale tunisienne du travail (Ugtt) a dit son mot. Elle ne prendra pas part au dialogue national organisé depuis la semaine dernière par la présidence de la République. Hassine Abassi, secrétaire général de la centrale syndicale, l’a annoncé à l’issue de sa rencontre avec des représentants de partis politiques au siège de l’organisation à Tunis. Les motivations sont multiples. La décision a été prise en réaction à l’absence de certains partis politiques à ce dialogue, a expliqué Hassine Abbassi. Il a fait valoir l’attachement de l’Ugtt à son indépendance et au consensus. Le S.G. de l’Ugtt a exhorté tous les partis et représentants de la société civile à participer à la deuxième phase de son congrès du dialogue national...
( 24/04/13)
Les sondages publiés depuis l’été dernier ont beau ressortir le coude à coude entre Ennahdha et Nida Tounès ; de fait, le parti de Rached Ghannouchi s’installe et s’établit presque confortablement comme parti dirigeant et ce, sans tenir compte ni du caractère provisoire de sa mission, ni des échéances démocratiques à venir. Ennahdha (et ses alliés de la Troïka, Ettakatol et le CPR) ne se comportent plus en mouvements politiques appelés à gérer une période limitée de transition démocratique. Déjà, le parti islamiste donne de plus en plus l’impression de n’être pas concerné par les prochaines élections. S’il lui arrive quelquefois de les évoquer, ce n’est jamais pour en fixer la date ni les procédures. D’autre part, la rédaction du...
(Kapitalis 23/04/13)
Le tourisme tunisien a perdu, en 2011 et 2012, près de 2 millions de visiteurs et 3.000 emplois, a affirmé lundi, le ministre de l'Enseignement supérieur, Moncef Ben Salem. Le ministre, qui s'exprimait lors d'un colloque international sur «le tourisme durable à l'horizon 2020: défis et perspectives du tourisme tunisien», organisé par l'Institut des hautes études de Tunis (Ihet) et l'Association francophone des experts et scientifiques du tourisme (Afest), a précisé que le secteur, qui emploie 15% de la main d'œuvre nationale et contribue à hauteur de 7% au Pib, a enregistré une forte régression au niveau du nombre des visiteurs après la révolution du 17 décembre 2010/14 janvier 2011. En raison, surtout, de l'insécurité qui règne dans le pays...
(Tunisie Numérique 22/04/13)
La main mise des salafistes sur les mosquées, souvent lieu d’endoctrinement des jeunes, a, on le sait bien, apporté dans l’eau dans leur moulin et donné du crédit à leur doctrine si bien qu’après la révolution la majorité des mosquées est passée sous leur contrôle. Mais il semble bien que les autorités s’apprêtent à briser la chaîne et mettre fin à l’incurie en reprenant en main ces lieux de prière comme l’ont indiqué des sources proches au journal « Achourrouk ». Terreau propice à la propagation de l’idéologie salafiste et à l’orientation du débat religieux, les mosquées sont très vite devenues un élément clé dans la conquête salafiste où ces derniers ont tissé leur toile.
( 22/04/13)
Les pourparlers entre la Tunisie et le FMI avancent à grands pas. Un communiqué a été publié sur le site du FMI qui fait savoir que la décision de confirmation du crédit de1,75 milliard de dollars (2,7 milliards de dinars tunisiens) serait prise par le conseil d’administration en mai prochain. Toutefois, la lenteur des négociations et le changement de l’intitulé de ce crédit prêtent à plusieurs interrogations. Rencontré dans l’un des halls au siège du FMI, M. Amine Mati, chef de mission pour la Tunisie auprès du FMI, a bien voulu répondre à ces interrogations. Les négociations entre la Tunisie et le Fmi n’en finissent pas. Où en est-on ? Je crois qu’on a une bonne nouvelle. On a un...
( 22/04/13)
«Il est inadmissible que ces experts ou spécialistes supplantent les élus du peuple qui ont bénéficié de la confiance des Tunisiens en vue d’élaborer cette Constitution attendue avec impatience» La désignation de dix experts en droit épaulés par trois spécialistes en langue arabe en vue de veiller à la lecture juridique de l’avant-projet de la Constitution et à la rectification de sa rédaction au plan de la langue empiétera-t-elle sur les compétences des constituants dont la mission essentielle est, faut-il le rappeler, de rédiger cette Constitution tant attendue ? Comment les experts conçoivent-ils leur mission et que répondent-ils à ceux qui les accusent déjà de chercher à supplanter les constituants ? Quelle réaction de la part des acteurs du paysage...
(Le Pays 19/04/13)
Le ministre du Commerce et de l’artisanat de la Tunisie, Abdelwaheb Maatar a rendu visite au président du Faso Blaise Compaoré, ce 16 avril 2013. L’objectif était d’échanger avec le chef de l’Etat sur l’état de la coopération entre les deux pays. En somme, le ministre tunisien s’est dit satisfait des échanges et espère que les deux pays constitueront un bon axe de développement. Le ministre a été accompagné par son collègue des Transports, Abdelkarim Harouni et leur homologue de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat du Burkina Faso, Arthur P. Kafando. Accélérer et intensifier la coopération entre le Burkina Faso et la Tunisie, tel est l’objectif que se donnent les deux pays à l’étape actuelle de la coopération. Au...
(AFP 19/04/13)
Les cinq suspects de l'assassinat début février de l'opposant tunisien Chokri Belaïd sont peut-être en fuite à l'étranger et la Tunisie a demandé l'aide de l'Algérie et de la Libye en la matière, a indiqué le ministre de l'Intérieur au quotidien Le Maghreb de vendredi. Les cinq suspects de l'assassinat début février de l'opposant tunisien Chokri Belaïd sont peut-être en fuite à l'étranger et la Tunisie a demandé l'aide de l'Algérie et de la Libye en la matière, a indiqué le ministre de l'Intérieur au quotidien Le Maghreb de vendredi. "Nous n'écartons pas la possibilité que quelques personnes ayant participé à ce crime soient parties de Tunisie, nous les cherchons à l'intérieur et à l'extérieur (du pays) et nous nous...
(Business.News 19/04/13)
Le parti Ennahdha, dans un communiqué en date du 18 avril 2013 et signé Rached Ghannouchi, dénonce « la campagne médiatique organisée par des partis politiques et des médias dépassant toute éthique dans le dénigrement d’un Etat ami qui n’a pas hésité à soutenir la révolution tunisienne ». Le leader d'Ennahdha considère que cette campagne, visant l’un des plus grands souteneurs de la révolution tunisienne, offense aussi bien le Qatar que la Tunisie et tient à rappeler, par ailleurs, le rôle considérable qu’a joué la chaîne qatarie Al Jazeera dans la réussite de la révolution. Dans ce communiqué, Rached Ghannouchi souligne également que la grande relation entre les deux pays ne pourra être affectée par de telles campagnes et que...
(Algerie Focus 19/04/13)
C’est du moins ce que croit un grand nombre de Tunisiens. Chaque jour, les rangs de ceux qui sont ouvertement hostiles au Qatar grandissent en Tunisie. Et ils ne sont pas les seuls dans le monde arabe. C’est avec une plume acérée que le journaliste tunisien Ben Ammar Salem a interpellé le président Moncef Marzouki dans un article publié sur le site Tunisie-news.com le 13 avril. Très remonté, le chroniqueur ne mâche pas ses mots. Selon lui, le président Marzouki laisse pour quelques prétrodollars la Tunisie se faire coloniser par le Qatar qui « veut faire de cette terre paisible un sanctuaire djihadiste ». « Sache que la Tunisie n’est pas à vendre, et que son honneur n’a pas de...
(Kapitalis 18/04/13)
Cela fait plus de deux mois que le rassemblement du mercredi à l'avenue Habib Bourguiba a lieu. C'est devenu une sorte de rituel, où les Tunisiens se rassemblent devant le ministère de l'Intérieur pour scander en chœur «Qui a tué Chokri?». Aujourd'hui encore, les partisans du Front populaire, famille et amis du défunt leader de la gauche, assassiné le 6 février, ou simple citoyens s'inquiétant de la lenteur des investigations relatives à ce crime, se sont rassemblés devant le ministère de l'Intérieur vers 12 heures, pour terminer leur manifestation devant le Théâtre municipal de Tunis, sur la même avenue Habib Bourguiba. Ce neuvième rassemblement à la mémoire de Chokri Belaid est aussi une manière de mettre la pression sur le...
( 17/04/13)
Comme les deux vagabonds de la pièce de Samuel Beckett, qui ont en vain attendu Godot, censé leur apporter un espoir de changement, le justiciable attend avec impatience, de voir enfin une Justice indépendante, qui défendrait au mieux ses droits et sauvegarderait l’intérêt du pays. Finalement c’est le justiciable qui écope, car il ne voit rien venir pour l’instant. Les hommes de Justice, quant à eux, oeuvrent depuis la Révolution à faire le ménage dans leur maison, dans l’intérêt de l’indépendance de la magistrature, et dans le but de redorer la blason du pouvoir judiciaire, qui a souffert de l’ingérence de l’exécutif, alors que ces deux pouvoirs sont censés, avec le pouvoir législatif assurer l’équilibre démocratique auquel ils sont tenus,...
( 17/04/13)
• Le retrait de confiance : 90 voix contre, 70 pour et 14 abstentions La ministre des Affaires de la femme et de la famille restera ministre, du moins jusqu’à nouvel ordre. Tel est le verdict du vote après son audition hier à l’ANC. La motion de retrait de confiance n’est pas passée : 90 voix étaient contre, 70 pour et 14 abstentions. Une conclusion heureuse pour Sihem Badi et attendue par tous. Les lois de l’arithmétique sont imparables. La ministre avait bénéficié du soutien inconditionnel des députés essentiellement des deux partis de la majorité. Des poignées de main chaleureuses, des embrassades et des accolades, avant le démarrage de la plénière, avaient donné le topo. L’ex-ministre de la Justice, et...
(Business.News 16/04/13)
La commission du règlement interne et de l'immunité à l'Assemblée nationale constituante (ANC) a refusé la demande transmise par la justice pour lever l'immunité de la députée Samia Abbou, suscitant une grande polémique au sein de la classe politique et la société civile sur le bon usage de l’immunité. Il s’agit, en effet, d’un précédent, que certains observateurs ont déjà qualifié d’entrave à la justice. Qu’en est-il ? Suite à l’affaire déposée à l’encontre de Samia Abbou par le président de Nidaa Tounes, Béji Caïd Essebsi, qui l'accuse de diffamation en rapport avec l'affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd, le ministère de la Justice a demandé à la commission spécialisée à l’Assemblée de lever l'immunité de Samia Abbou et ce...
( 16/04/13)
Les acteurs de la scène politique vont-ils se montrer capables de laisser de côté la logique partisane et ses querelles — fort utile par ailleurs — pour engager un travail en commun qui permette de hâter l’achèvement de l’actuelle période de transition ? Tout le monde n’a pas répondu présent à l’invitation lancée hier par le président de la République en vue de mettre en place un «dialogue national» autour de ce thème. Les principales formations étaient certes là : Ennahdha, le CPR et Ettakatol du côté de la majorité au pouvoir et, en face, Nida Tounès, Al Joumhouri, l’Alliance démocratique, El Moubadara. Mais il y avait aussi des absences assez remarquées : le Front Populaire, Wafa et Al Massar.....
( 15/04/13)
«Il est temps que toutes les forces démocratiques se réunissent dans un large front national afin de lutter contre l’installation d’une nouvelle dictature pire que la précédente», ont convenu d’admettre les représentants des partis politiques réunis, hier, au Palais des congrès, à l’occasion du meeting populaire d’Al Massar. Premier invité du meeting, Jounaidi Abdeljaoued, membre du secrétariat national d’Ettajdid, a ouvert le bal par le mot de bienvenue. Dans une salle archicomble ornée de banderoles où on pouvait lire : «Le peuple veut savoir qui a tué Belaïd», «Unis, unis contre la répression et l’arrivisme», il a, ensuite, fait remarquer que le pays est exposé à plusieurs dangers occasionnés par une gouvernance qui, en panne de compétences, ne fait que...
(El Watan 15/04/13)
La conférence que le président de l’Exécutif transitoire tunisien, Moncef Marzouki, a présentée vendredi soir à l’Institut du monde arabe à la faveur de la sortie de son ouvrage, L’invention d’une démocratie. Les leçons de l’expérience tunisienne, aux éditions La Découverte, s’est déroulée dans un climat extrêmement tendu, entourée de marques de mécontentement tant aux abords qu’au sein du bâtiment, à l’endroit d’un président de plus en plus contesté et critiqué. Au-delà des mensonges des réseaux sociaux, des critiques vous sont adressées, votre allié Ennahda est accusé de jouer un double jeu et de protéger les salafistes, d’où l’idée que votre alliance peut être dangereuse pour la démocratie. Il vous est reproché aussi d’avoir reçu une délégation des Ligues de...
( 12/04/13)
• La Tunisie pourra-t-elle mettre fin à l’utilisation de l’internet à des fins terroristes ? Les ministres de l’Intérieur du Grand Maghreb (Tunisie, Algérie, Maroc, Libye et Mauritanie), outre leurs homologues de la France, de l’Italie, du Portugal, de l’Espagne et de Malte, étaient l’autre jour en conclave à Alger, dans le cadre d’une stratégie préventive visant à œuvrer en faveur d’une approche globale de lutte contre le terrorisme. Bien évidemment, ces assises ont permis de resserrer les rangs dans les domaines de la sécurisation des frontières, des échanges de renseignements et de prisonniers, de la lutte contre la contrebande et le paiement de rançons aux groupes terroristes. Cependant, le fait le plus saillant des recommandations issues de cette réunion...
(Courrier International 12/04/13)
Pour le site tunisien Business News, le président tunisien, invité à l’Institut du monde arabe à Paris, le 12 avril, pour présenter son livre sur la révolution tunisienne, est un vendeur de paroles. Le pays est en pleine crise politique, la tension est élevée, la conjoncture économique est morose et le président tunisien trouve quand même le temps pour rédiger un livre [L'invention d'une démocratie : les leçons de l'expérience tunisienne, éd. de La Découverte], publier de longues tribunes d'opinion, voyager, boire un thé avec des princesses, présider des conférences littéraires... La semaine dernière, Marzouki était à Doha. Il en a profité pour se faire inviter par Moza Nasser Abdallah Al-Misnad, épouse de l'émir du Qatar. Cette semaine, il est...
( 11/04/13)
La fameuse ligne de crédit de 2,7 milliards de dinars, à titre de prêt de précaution, à accorder à la Tunisie par le Fonds Monétaire International (FMI) suscite encore des remous. Généralement, certains partis politiques, des organes et institutions dits protecteurs, conservateurs ou altermondialistes ne s’empêchent pas de lancer une guerre farouche contre les transactions en cours du gouvernement avec les institutions de Bretton Woods, notamment la Banque Mondiale et le FMI. Une délégation du FMI est en visite en Tunisie pour poursuivre les pourparlers avec les autorités tunisiennes. Une visite qui dérange semble-t-il certains courants politiques et idéologiques parmi lesquels le Front Populaire et Hizb Ettahrir qui est allé jusqu’à observer hier un sit-in devant l’ANC après un premier...

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