Dimanche 20 Août 2017
( 03/04/13)
Le secrétaire général adjoint du Parti des patriotes démocrates unifié (PPDU/ ou Al-Watad ) , Mohamed Jemour, a fait de nouvelles révélations sur l’assassinant du leader de gauche Chokri Belaïd.»Outre un leader politique tunisien, une monarchie pétrolière du Golfe serait impliquée dans cet assassinat. Ce pays est connu pour être derrière l’armement des rebelles en Libye, en Syrie et ailleurs», a déclaré M. Jemour. Le dirigeant de PPDU a également déploré le «refus» de l’actuel Chef du gouvernement et l’ancien ministre de l’Intérieur au moment du meurtre Ali Lâaryedh à deux reprises de se présenter devant le juge d’instruction chargé de l’enquête pour témoigner en dépit de deux convocations officielles qui lui avaient été adressées. M. Jemour a ajouté que...
( 02/04/13)
• Il remonte, remonte, le souvenir de Ben Ali ! Après le coup d’Etat du 7 novembre 1987, Ben Ali avait accordé aux Tunisiens deux ans de liberté provisoire. Puis, en 1989, il commença à museler tout le monde, la presse, les partis, les syndicats, les organisations, les associations non gouvernementales, les clubs etc. Aujourd’hui, les craintes se renforcent de voir la Troïka, entendez Ennahdha, suivre son exemple ! Pour ce qui est des médias, des partis de l’Opposition et de l’UGTT, les tentatives de les apprivoiser commencèrent très tôt, bien avant le 2ème anniversaire de la Révolution. En ce début d’avril 2013, les journaux proches de la Troïka se multiplient. Une dizaine de chaînes de télévision (anciennes et nouvelles)...
( 02/04/13)
On ne saurait dire si Ennahdha est en train de légitimer son pouvoir ou non. En revanche, ce qui est sûr c’est qu’elle est en train de l’institutionnaliser en plaçant ses hommes au cœur battant de l’administration – la force séculaire de la Tunisie - et soumettant le métabolisme politique du pays à quelque chose qui ressemble à une météo qui fait souffler le chaud et froid. Human Rights Watch, la très influente agence d’évaluation des systèmes politiques, conseille à l’ANC de s’engager à bâtir une justice affranchie de l’ingérence du gouvernement. Sur ce plan, la respectable agence se plante copieusement : L’ANC doit savoir créer des mécanismes d’auto-régulation et un système de poids et contre-poids au sein de l’hémicycle...
( 02/04/13)
Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale (BCT), n’a pas caché, lors de la rencontre de presse qu’il a organisée hier, que la Tunisie vit actuellement une situation difficile. «Les difficultés sont inquiétantes, mais à mon avis, il faut que chaque responsable dans ce gouvernement donne un discours d’espoir et pas de destruction afin de pouvoir avancer. Et quelles que soient les circonstances et les entraves, il est important de savoir critiquer les situations sans faire de lectures erronées de la réalité». Il a indiqué au début de son intervention que «malgré le vécu tunisien sur le plan économique, social, politique, sécuritaire... les échos que nous recueillons auprès des délégations qui visitent la Tunisie ou lors des déplacements à l’étranger...
(Business.News 29/03/13)
La présidence de la République a exercé un chantage sur Basma Khalfaoui veuve du martyr Chokri Belaïd, au lendemain de l'assassinat de celui-ci, selon Samir Taieb, intervenant sur la chaîne Ettounissia, dans la soirée du 28 mars 2013. Samir Taieb, qui rapporte les propos de Mme Khalfaoui, déclare que, alors que toute la famille de feu Chokri Belaïd a refusé de recevoir les condoléances des représentants politiques de la Troïka, le jour de l’enterrement, la présidence de la République a contacté Mme Khalfaoui lui proposant une escorte personnelle à condition qu’elle revienne sur sa décision et accepte de recevoir les condoléances de Moncef Marzouki.
(El Watan 29/03/13)
Les partisans du chef djihadiste présumé Abou Iyadh, en cavale depuis l’attaque de l’ambassade des Etats-Unis à Tunis en septembre, ont menacé, hier, de faire tomber le gouvernement tunisien dirigé par les islamistes du parti Ennahda. «Aux sages d’Ennahda, s’il en reste, retenez votre malade, sinon il sera la cible de notre guerre qui le fera tomber», ont-ils affirmé, en référence au chef du gouvernement Ali Larayadh, dans un message diffusé sur leur page facebook «Ansar Al Charia» (partisans de la loi islamique). Ali Larayadh était devenu la bête noire d’Abou Iyadh depuis l’arrestation de militants salafistes à la suite de l’attaque contre l’ambassade des Etats-Unis qu’il est accusé d’avoir orchestrée. Il avait auparavant établi un lien entre ce groupe...
( 28/03/13)
Au croisement du religieux, du psychologique et de l’économique, avec la licence des dirigeants locaux et sous le diktat de la géopolitique mondiale, dans les filets du crime organisé et des groupes armés, près de six mille tunisiens âgés entre 17 et 30 ans sont enrôlés dans les rangs de la rébellion syrienne, en première ligne d’une guerre par procuration. Ont-ils vraiment choisi la route du jihad et du martyre? Comment se font leur mobilisation et leur recrutement? A quels enjeux nationaux et internationaux obéit leur enrôlement ? Sont-ils, à ce jour, morts, blessés ou détenus dans les prisons syriennes ? Outre quelques manœuvres tactiques tel le retour bruyant d’alias Abu Zayd Attounoussi, peu de nouvelles parviennent du front, encore...
(L'Express 28/03/13)
Le tribunal de la Manouba, près de Tunis, rendra ce jeudi son jugement dans le procès qui oppose Habib Kazdaghli -homme de gauche et laïc- à deux étudiantes en niqab, dont l'une accuse le doyen d'université de l'avoir giflée. Habib Kazdaghli devrait être enfin fixé sur son sort: le tribunal de première instance de la Manouba, près de Tunis, devrait rendre ce jeudi son jugement. Le doyen de la Faculté tunisienne des lettres, des arts et des humanités, dont le procès avait été reporté plusieurs fois depuis juillet, est inculpé d'"acte de violence commis par un fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions". Un délit passible de cinq ans de prison. Les faits remontent à mars 2012, lorsque deux étudiantes portant...
( 28/03/13)
Les magistrats observent, aujourd’hui, une grève générale dans tous les tribunaux du pays. L’enjeu n’est autre que le projet de loi relatif à la création d’une instance provisoire de la magistrature qui ne garantit pas, selon le SMT (Syndicat des magistrats tunisiens) et l’AMT (Association des magistrats tunisiens), l’indépendance de la magistrature et suscite la crainte d’une mainmise des pouvoirs exécutif et législatif sur le pouvoir judiciaire. Ainsi, le SMT et l’AMT appellent à la révision de quelques articles du statut général des magistrats de 1967 jugés contraires à l’indépendance de la justice. Mais, quels sont les points les plus pressants qui ont poussé à la grève générale de l’ensemble du corps de la magistrature ? Approchée par La Presse,...
(L'Expression (alg) 28/03/13)
«Les solutions efficientes face à cette menace terroriste passent par la bonne gouvernance, l'éducation et le développement socio-économique qui permettent de combattre les causes qui contribuent à l'émergence de telles organisations terroristes», indique Carter Ham. La Tunisie est-elle devenue une menace pour la sécurité des pays du nord de l'Afrique? Depuis sa révolution dite de Jasmin, ce pays s'est radicalement transformé en un véritable berceau pour les terroristes. Le pouvoir en place qui répond à une idéologie islamiste est en train d'assassiner l'espoir d'un changement auquel aspiraient les Tunisiens. Un pouvoir qui a su détourner les acquis d'une révolte, à son profit pour imposer ses croyances allant à contre-courant des libertés et de la démocratie. D'aucuns n'ignorent que le gouvernement...
(Libération 26/03/13)
Amina a suscité la polémique en postant des photos d'elle seins nus, sur Facebook. Mais aussi l'inquiétude, en ne donnant plus de nouvelles pendant une semaine. Amina «va bien». C’est en tout cas ce que la lycéenne de 19 ans, première Tunisienne à avoir osé poser façon Femen, a assuré à son avocate Bochra Bel Haj Hamida, qui a finalement réussi à lui parler par téléphone, dimanche. «J’ai beaucoup insisté pour savoir si elle allait mal, elle m’a dit que non», rapporte cette militante féministe, figure de l’Association tunisienne des femmes démocrates. Voilà une semaine que l’adolescente était aux abonnés absents, laissant cours aux rumeurs: les Femen France, avec qui la jeune femme avait noué quelques contacts depuis fin février,...
( 26/03/13)
• Une redevance est payée par certaines activités notamment dans le secteur du tourisme et les activités annexes pour soutenir la compensation La compensation demeure encore nécessaire pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens à revenus modestes et moyens qui a connu déjà une baisse importante au cours des derniers mois, suite à l’augmentation des prix des produits de consommation. Une telle situation est la résultante de plusieurs facteurs dont ceux qui concernent la chute de la production et la contrebande. Le nouveau gouvernement a décidé de prendre des mesures en vue de maîtriser les prix au niveau des marchés afin que chaque consommateur trouve son compte. Dans ce cadre, la compensation occupe une place de choix car l’Etat doit...
( 26/03/13)
Au sujet de plusieurs dossiers brûlants, nos gouvernants actuels cultivent et font fructifier le « brouillard ». Mieux encore, notre Troïka produit le sien propre et le répand sur plusieurs pans de la scène politique. En voici des exemples bien probants ! A propos de la date des prochaines élections, les Tunisiens ne sont encore sûrs de rien. Sans consulter personne à l’Assemblée Constituante qu’il préside, M. Mustapha Ben Jâafar leur avance une échéance accordéon : entre fin octobre et fin décembre 2013. Des fois même, ils entendent des ministres ou des dirigeants de partis au pouvoir repousser jusqu’à 2014 la tenue de ce scrutin. Béji Caïed Essebsi, que la Troïka ne supporte plus, a fait beaucoup mieux quand il...
(Business.News 25/03/13)
Lors d’une intervention, aujourd’hui 24 mars, sur Radio Mosaïque Fm, Mouldi Jendoubi, secrétaire général adjoint de l’Union Générale Tunisienne du Travail, est revenu sur les négociations qui ont eu lieu entre les représentants du gouvernement et ceux de l’UGTT et qui ont porté sur les résultats de l’enquête concernant les événements survenus à la Place Mohamed Ali, aux portes du fief de la centrale syndicale, le 4 décembre 2012. M. Jendoubi a précisé que la partie gouvernementale a refusé que le rapport mentionne la condamnation des Ligues de protection de la révolution et et s'est donc opposé au fait de les déclarer comme étant les instigatrices de ces actes de violences. Ce refus gouvernemental est présenté par l’UGTT comme étant...
( 25/03/13)
• Les quelque 70.000 présents au FSM, qui portent des lunettes d’altermondialistes, s’accordent sur les effets néfastes de la dictature des marchés financiers et plaident pour la révision des modèles de développement économique, voire la rupture avec le dogme néolibéral Loin du regard des barons de la finance et du monde des affaires, les mouvement sociaux, les syndicats, les associations de la société civile et les ONG internationales s’activent pour meubler les ateliers et les activités du plus grand espace de dialogue, la treizième édition du FSM, à partir de demain et jusqu’au 30 mars, à Tunis. Inspirés des revendications des jeunes de la révolutions tunisienne, à savoir emploi, liberté et dignité, les organisateurs du FSM de cette année ont...
( 25/03/13)
• Pour l’année 2013, les dépenses allouées aux salaires dans la fonction publique sont de l’ordre de 9.780,6 millions de dinars contre 8.647,4 MD inscrits à la loi de finances complémentaire l’année dernière, soit une évolution de 13,1% Les fonctionnaires dans la fonction publique sont nombreux, mais leur rentabilité n’est pas toujours avérée. Dans les différents ministères et entreprises publiques, des milliers d’employés, toutes catégories professionnelles confondues, ne sont pas très rentables malgré les sessions de formation continue dont ils bénéficient de temps à autre. Cela a eu pour conséquence une charge financière de plus en plus importante pour l’Etat pour des prestations administratives qui ne sont pas toujours performantes. Chaque année, de nouveaux postes d’emploi dans l’administration —qui ont...
(Le Monde Diplomatique 22/03/13)
L’assassinat d’un militant de gauche le 6 février dernier a provoqué une vague de colère contre le parti islamiste au pouvoir et un changement de premier ministre. Le nouveau gouvernement va devoir se consacrer d’urgence au rétablissement de l’ordre public et à la réduction du chômage. En Tunisie, chacun ou presque estime que les acquis de la révolution sont menacés. Reste à savoir par qui. Par une opposition « laïque » qui refuserait d’admettre que, lors des élections à l’Assemblée nationale constituante d’octobre 2011, les islamistes conservateurs d’Ennahda l’ont largement emporté ? Par ces derniers, qui voudraient utiliser leur victoire pour noyauter l’Etat de l’intérieur, tout en manipulant la peur qu’inspirent les milices salafistes ? Ou, plus simplement, par un...
( 21/03/13)
• Les bénéfices ou revenus à transférer sont exonérés de l’impôt en vertu de la législation en vigueur ou des conventions particulières à condition d’indiquer sur la demande de transfert la catégorie des revenus ou bénéfices objet du transfert et le fondement juridique de leur exonération • Une retenue à la source est appliquée conformément à la législation en vigueur qui exige du chef d’entreprise de produire une attestation justifiant la liquidation de la retenue à la source au titre des revenus ou bénéfices objet du transfert sur la base des taux prévus par le code de l’impôt Plusieurs entreprises de nationalités différentes notamment françaises, italiennes, allemandes et autres ont choisi le site Tunisie pour délocaliser une partie ou la...
(Courrier International 21/03/13)
Amina, 19 ans, tente d'implanter en Tunisie Femen, le mouvement féministe né il y a cinq ans en Ukraine. Sur les réseaux sociaux, elle est menacée de mort et risque six mois de prison pour atteinte à la pudeur. Depuis lundi 11 mars, des photos circulent sur les réseaux sociaux où Amina, lycéenne concourant pour le bac cette année, s'affiche seins nus, inscrivant sur son torse ce slogan qui a valeur de programme: "Mon corps m'appartient et il n'est l'honneur de personne". En quelques jours, la page Facebook [créée le 1er mars], "Femen-Tunisian Fanpage", a collecté plus de 4 000 commentaires. Certains la soutiennent et la défendent avec beaucoup de conviction et d'énergie. D'autres la couvrent d'insultes et la traitent...
( 21/03/13)
Entre la célébration, en 2012, du 56ème anniversaire de l’Indépendance et celle du 57ème en 2013, il n’y a pas photo ! Hier matin, jusqu’à onze heures trente, les rues de la capitale n’arboraient presque aucun indice renvoyant à la commémoration solennelle d’une quelconque date historique. Pas la moindre manifestation, aucun drapeau sur l’Avenue à part ceux, quasiment en berne, à l’entrée ou en haut de quelques administrations publiques ; pas du tout de banderoles. On était pourtant le 20 mars de l’année ; la fête de l’Indépendance ne représentait désormais qu’un jour chômé de plus. Il y a un an, elle était tout autrement perçue par des milliers de Tunisiens rassemblés sous toutes les couleurs sur l’Avenue Habib Bourguiba...

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