Dimanche 25 Février 2018
(Agence Ecofin 22/01/18)
Parti de l’auto-immolation par le feu de Mohamed Bouazizi, marchand de fruit et légumes ambulant dans la ville de Sidi Bouzid en Tunisie, le Printemps arabe a secoué, entre la fin de l’année 2010 et le début de l’année 2011, le Moyen-Orient et le nord de l’Afrique. Si cet ensemble de mouvements a abouti, dans certains cas, à la fin de régimes installés depuis des décennies et à l’implémentation de la démocratie, il a également contribué à faire basculer dans l’instabilité des pays comme la Libye. Sept ans après, quel est l’héritage du printemps arabe? Les causes d’un soulèvement Pour tous les analystes, le Printemps arabe est d’abord la révolution de la jeunesse. Une jeunesse nord-africaine qui se sentait exclue...
(Agence Ecofin 22/01/18)
Banque de l'Habitat, un établissement financier coté à la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunisie, a annoncé des indicateurs financiers faisant ressortir un produit net bancaire de 384,14 millions de dinars (157,4 millions $) à la fin de l'année 2017. C'est une hausse de 25% par rapport à celui de la même période en 2016. Mais surtout, ce niveau de PNB est un record jamais atteint par la banque tunisienne. Il a été soutenu malgré un contexte socio-politique tiède en Tunisie, par une hausse des revenus d'intérêts (+27,5%), commissions (+19,3%) et revenus des investissements effectués sur des titres (+34,5%). On notera toutefois que sa méthode de calcul du PNB intègre aussi des revenus potentiels mais non encore encaissés. Dans ce...
(Xinhua 22/01/18)
Un deuxième extrémiste religieux a été abattu dans la nuit de samedi à dimanche à proximité de la montagne Sammama, dans la province tunisienne de Kasserine (centre-ouest) pour porter ainsi le bilan de l'opération à deux éléments armés morts et deux autres blessés, a-t-on appris dimanche auprès du ministère tunisien de l'Intérieur. Selon le ministère, ce deuxième "élément terroriste" est classé dangereux et porteur de la nationalité algérienne. Il s'agit de Bachir Ben Naji, âgé de 35 ans, pseudo "Hamza al-namr" qui faisait allégeance, depuis 2013, à la mouvance extrémiste "Oqba Ibn-Nafaa". D'autres éléments armés ont été blessés dans l'opération de ratissage menée par des unités spéciales de la Garde nationale dans tout le périmètre sans pour autant pouvoir, jusqu'à...
(RFI 22/01/18)
En Tunisie, le calme est revenu sur le front social après plusieurs jours de manifestation à la mi-janvier, mais le mouvement « Qu'est-ce qu'on attend ? » appelle à un nouveau rassemblement en fin de semaine devant le Parlement. Au cœur de la grogne, les prix trop élevés et du travail trop rare. Une loi des finances adoptée début janvier cristallise les mécontentements. Car en plus de la chute de la monnaie locale qui a déjà provoqué une perte du pouvoir d’achat, cette loi impose une augmentation des taxes sur de nombreux produits de base. Reportage dans une épicerie du quartier populaire de Douar Hicher, à une quinzaine de kilomètres du centre de Tunis. Installée en bord de route, c’est...
(AFP 21/01/18)
Les autorités tunisiennes ont annoncé samedi avoir tué un cadre algérien d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) recherché depuis des années, lors d'une opération la veille dans une région du centre de la Tunisie. Le combattant présumé a été présenté par une source sécuritaire comme étant Bilel Kobi, un Algérien proche du leader d'Aqmi Abdelmalek Droukel. Il était, selon cette source, chargé de faire le lien entre Aqmi et sa branche tunisienne, la phalange Okba Ibn Nafaa, en pleine réorganisation.
(Jeune Afrique 19/01/18)
Dans un rapport intitulé « Endiguer la dérive autoritaire en Tunisie », International Crisis Group pointe une « nostalgie du régime de Ben Ali » et un « manque de volonté politique » dans l'application de la Constitution de 2014. La Tunisie vient de connaître le plus large mouvement de contestation à la politique du gouvernement depuis la révolution du 14 janvier 2011. Des manifestations ont éclaté dans plusieurs villes du pays pour dénoncer la cherté de la vie, débouchant sur des affrontement quotidiens opposant policiers et protestataires. Près d’un millier de personnes ont été arrêtées. Un climat délétère qui jette une lumière crue sur les faiblesses de la transition démocratique dans une Tunisie qui célèbre le septième anniversaire de...
(RFI 19/01/18)
Vingt-huit personnes comparaissaient ce jeudi matin au tribunal de la Manouba, en Tunisie. Toutes ont été arrêtées dans la petite ville de Tebourba, à 35 kilomètres de la capitale, là où la contestation contre l'austérité et la nouvelle loi de finances a démarré le 8 janvier avant d'essaimer un peu partout dans le pays. Les 21 prévenus étaient debout, les mains croisées dans le dos, le regard cloué au sol pour la plupart. Tous, le crâne rasé depuis qu’ils ont été arrêtés. Dans la salle comble, les bancs étaient remplis par les familles, dans une ambiance crispée où l’on pouvait entendre une mouche voler...
(RFI 19/01/18)
En Tunisie, après les manifestations, l’heure est au décompte des arrestations et à la justice. Dans tout le pays plus de 930 personnes ont été arrêtées, les procès sont donc nombreux. Hier à Tunis, comparaissaient 21 personnes arrêtées dans la petite ville de Tebourba, à 35 km de la capitale, ville où les manifestations contre la vie chère avaient démarré le 8 janvier. Elles sont accusées d’avoir participé à des actes de violences. Cette audience a surtout révélé que de nombreuses arrestations ont eu lieu de façon totalement arbitraire. Devant le tribunal, un petit groupe d’hommes et de femmes piétine nerveusement près de l’entrée. Tous veulent savoir si leur mari ou leur frère figure parmi les 21 prévenus. Les regards...
(Jeune Afrique 19/01/18)
Après Al Joumhouri et Afek Tounes, c’est au tour du parti de Mohsen Marzouk de se désolidariser du gouvernement de Youssef Chahed. Il demande un changement de gouvernement et la réforme de la Constitution pour réviser la répartition des pouvoirs. Il en était question depuis plusieurs semaines, c’est désormais chose faite : le parti Machrou Tounes (Projet de la Tunisie) a annoncé ce jeudi 18 janvier le retrait de son soutien au gouvernement d’union nationale. En conséquence, la formation menée par Mohsen Marzouk se retire de l’accord de Carthage, qui regroupe, depuis juin 2016, neuf partis et trois organisations nationales autour de la feuille de route de l’exécutif. Le parti prend ainsi du recul par rapport à l’accord et appelle...
(Jeune Afrique 19/01/18)
Industriel dans le secteur des conserves de fruits et légumes, le nouveau patron des patrons tunisien élu le 17 janvier a occupé presque tous les postes au sein de la fédération patronale. Coup double pour Samir Majoul, vice président de la centrale patronale tunisienne depuis 2013. Porté le 16 janvier à la direction la Fédération nationale des industries agro-alimentaires, il a été élu le lendemain à la présidence de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), à l’issue du 16e Congrès national de l’organisation. Le nouveau patron des patrons, tête d’une liste composée de différents membres du bureau exécutif sortant, succède à Wided Bouchamaoui en ayant obtenu 19 voix sur les 31 exprimées par le nouveau bureau...
(AFP 18/01/18)
Le Fonds monétaire international (FMI) s'est défendu jeudi de vouloir imposer l'austérité en Tunisie, théâtre la semaine dernière de manifestations parfois violentes faute d'amélioration des conditions de vie de la population. "Nous reconnaissons bien sûr la frustration du peuple tunisien qui aspire à plus d'égalité sur le plan économique. Leur frustration est compréhensible. Nous la partageons mais nous nous efforçons de résoudre des problèmes très profonds et qui remontent à longtemps", a déclaré Gerry Rice, porte-parole du FMI lors d'un point presse. "Il ne faut pas s'attendre à ce qu'ils soient réglés en une nuit", a-t-il prévenu, soulignant que le FMI "ne veut pas l'austérité". "Nous voulons des réformes bien conçues, correctement mises en oeuvre et socialement équilibrées et nous...
(RFI 18/01/18)
Alors que la Tunisie fêtait le 7e anniversaire de sa révolution, dimanche 14 décembre, la liesse qui avait suivi à l'époque suivi la chute du dictateur Zine el-Abidine Ben Ali est un lointain souvenir. Aujourd’hui, le bilan est morose. Beaucoup d’espoirs sont déçus. Le chômage est plus haut que jamais et l’économie en crise. Des mesures d’austérité adoptées le 1er janvier dernier ont provoqué un véritable soubresaut de colère populaire il y a une dizaine de jours. « Travail, liberté, dignité ». Ce slogan de la révolution de 2011 a de nouveau résonné dans les rues de Tunis dimanche 14 janvier.
(Jeune Afrique 18/01/18)
Selon un document consulté lundi par Reuters, la Tunisie, ainsi que sept autres pays, pourraient être retirés de la liste noire des paradis fiscaux de l’Union européenne. Une décision qui pourrait être adoptée dès le 23 janvier prochain, à Bruxelles. La Tunisie pourrait bel et bien être retirée de la liste noire des paradis fiscaux de l’Union européenne (UE). En effet, l’UE souhaite retirer huit pays de cette liste, qui compte actuellement 17 « juridictions », selon un document consulté lundi 15 janvier par l’agence de presse Reuters. Parmi ces « juridictions » citées par ce document : la Tunisie, le Panama, la Corée du Sud, les Émirats arabes unis, la Mongolie, le Macao, Grenade et la Barbade. Toutes sont...
(Jeune Afrique 18/01/18)
Dans un contexte social agité, l'Utica tient ce mercredi son Congrès national en vue de remanier ses structures et resserrer ses rangs. Son vice-président Hichem Elloumi part favori. À deux mois d’un nouveau round de négociations salariales avec la centrale ouvrière de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), le patronat tunisien tient, ce mercredi 17 janvier, son 16e Congrès national. Dans un contexte économique fragile et politiquement instable, son issue sera déterminante pour les futures positions de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica). Figure maîtresse de l’Utica post 2011, Wided Bouchamaoui, qui vient de clore deux mandats consécutifs, n’a pas voulu rempiler. À l’ouverture des travaux de ce Congrès, elle a estimé que ce serait «...
(APA 18/01/18)
APA-Tunis (Tunisie) - Un total de 25 immigrants clandestins, dont un Marocain, ont été secourus au large de Sfax (150 km des côtes), ont annoncé mercredi les autorités tunisiennes. Selon le ministère tunisien de la Défense, ces immigrants clandestins ont été secourus à l'aube par les gardes-côtes alors que leur embarcation en panne commençait à prendre l’eau suite aux mauvaises conditions météorologiques. Il s’agit de 7 Libyens, 7 Bengalis, 5 Soudanais, 3 Egyptiens, un Tunisien, un Marocain et un Tchadien qui avaient quitté lundi soir les côtes de Zouara pour regagner les côtes italiennes, précise la même source. Ces clandestins ont été évacués vers la principale base navale de Sfax avant d’être remis aux gardes nationaux tunisiens pour entamer les...
(APA 18/01/18)
APA-Tunis (Tunisie) - Le virus H1N1 a causé la mort à 45 personnes depuis le début de la saison, a annoncé mercredi la directrice générale de l'Observatoire national tunisien des maladies nouvelles et émergentes (ONMNE), Insaf Ben Alya. La majorité des personnes, décédées à cause de la grippe, étaient âgées de plus de 50 ans et souffraient de maladies chroniques sans être vaccinés, a précisé la responsable lors d'une rencontre d'information sur la grippe saisonnière. Soulignant que l'indicateur national de la maladie est à 7,2 pc jusqu'à présent, il a assuré qu'on ne peut parler d'épidémie qu'à partir d'un indice de 10 pc. La plupart des cas atteints de H1N1 ont été enregistrés dans les gouvernorats de Bizerte et le...
(AFP 17/01/18)
Au-delà du seul budget d'austérité pour 2018, la contestation parfois violente de la semaine passée a été l'occasion pour nombre de Tunisiens de clamer leur exaspération face à l'absence d'amélioration de leurs conditions de vie, loin des espoirs de la révolution de 2011. Célébrée pour sa transition démocratique, la Tunisie, unique pays rescapé du Printemps arabe, reste en effet engluée dans la morosité économique et sociale. Pourquoi cette nouvelle vague de contestation? Après des années de quasi stagnation, la Tunisie a enregistré un net frémissement de sa croissance (2% en 2017, contre 0,8% en 2015 et 1% l'an dernier). Mais il n'a encore eu aucun impact sur l'emploi, avec un chômage qui reste au-dessus de 15%, et dépasse 30% chez...
(Jeune Afrique 17/01/18)
Aujourd’hui à la tête d’Al-Irada, parti d’opposition qu’il a fondé, l’ancien président se voit comme le dépositaire de l’esprit du 14 Janvier et se pose plus que jamais en défenseur de ses acquis. L’ancien président sourit. À 72 ans, Moncef Marzouki, médecin de formation et défenseur des droits de l’homme, est redevenu militant. Depuis la fin de 2015, il dirige Harak Tounes Al-Irada (Mouvement Tunisie la Volonté), parti d’opposition qu’il a fondé. Mi-décembre, c’est dans les locaux du parti, à El-Menzah 6, à Tunis, qu’il nous reçoit. Une fois franchi le dispositif de sécurité – quelques policiers en Jeep –, nous pénétrons dans la petite villa. Quelques clichés aux murs représentent l’ex-président en meeting. Le drapeau tunisien s’invite ici et...
(AFP 17/01/18)
Douze films sont au programme du premier festival cinématographique queer en Tunisie, qui veut à travers l'art faire une place aux minorités sexuelles et défendre leurs droits, dans une société où l'homosexualité reste illégale et réprouvée. Organisé par Mawjoudin, une association tunisienne qui défend les droits des personnes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres), ce festival de quatre jours a débuté lundi à Tunis. Cet évènement, le premier du genre dans le pays, prévoit la diffusion de courts-métrages de 15 à 20 minutes, réalisés en Tunisie et dans tout le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
(Jeune Afrique 17/01/18)
Une galerie d'art, un accélérateur de start-up, l'ambassade d'une prestigieuse université américaine... Meninx Holding, la société de gestion de portefeuille fondée par la famille Tamarziste, vient d'ouvrir à Tunis un bâtiment abritant tout un écosystème dédié aux jeunes porteurs de projets. « Le15 », premier immeuble entièrement dédié à l’écosystème des start-up dans le Maghreb, a ouvert ses portes ce lundi 15 janvier au centre de Tunis. Situés au 15, rue de Carthage, à deux pas de la gare ferroviaire, les 2 000 m² de l’édifice ont été pensés comme un point d’ancrage pour les start-up de la capitale. Le rez-de-chaussée abrite la galerie d’art Le Central, en partenariat – entre autres – avec la Fondation Kamel-Lazaar. Au 1er étage,...

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