Jeudi 25 Mai 2017
(Tunis Afrique Presse 12/05/17)
Le ministre des affaires sociales, Mohamed Trabelsi, a souligné mardi qu’il “est temps de mettre en place une nouvelle stratégie multidimensionnelle pour la lutte contre la pauvreté et l’insertion sociale”, appelant au regroupement des programmes spécifiques aux familles nécessiteuses et à faible revenu dans une structure nationale unique. Lors de sa réponse aux interventions des députés, lors de la séance plénière de l’ARP consacrée aux gouvernorats du Centre-Ouest (Kasserine, Sidi Bouzid, Kairouan), Trabelsi a précisé que le ministère des affaires sociales est entrain de dessiner une nouvelle carte de pauvreté en s’appuyant sur une enquête touchant 900 mille familles. “Les gouvernorats de Kairouan, Sidi Bouzid et Kasserine ont enregistré une augmentation des cartes destinées aux familles nécessiteuses et de l’attribution...
(Business.News 12/05/17)
Chafik Sarsar, président démissionnaire de l’Instance supérieure indépendante pour les Elections (ISIE), s'est exprimé sur Express Fm ce matin du vendredi 12 mai 2017 pour revenir sur sa démission et sur le calendrier des élections. « Le calendrier des élections sera peut-être retardé» a-t-il dit au micro de Wassim Ben Larbi sur Expresso, affirmant que « le malaise était général » et que les démissions ne concernaient pas uniquement le président de l’ISIE et les deux membres Mourad Ben Moula et Lamia Zargouni. Chafik Sarsar précise, dans ce sens, que les démissions concernent une dizaine de membres de l’ISIE. « Il nous reste encore 7 mois […] on peut encore tenir les élections, selon le calendrier fixé », a-t-il dit...
(Tunis Afrique Presse 12/05/17)
Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui a rencontré, mercredi 13 mai, au siège de la Commission européenne, en prélude de la 13ème session du Conseil d’Association Tunisie-Union européenne, Federica Mogherini, Haute Représentante de l’UE pour les Affaires Etrangères et la Politique de Sécurité et Vice-présidente de la Commission européenne. Selon un communiqué du département des Affaires étrangères, l’entretien a été l’occasion de mettre l’accent sur la dynamique positive que connaissent les relations entre la Tunisie et l’Union européenne notamment suite au premier Sommet Tunisie-UE et le discours prononcé le président de la République Béji Caïd Essebsi, en séance solennelle au Parlement européen (1er décembre 2016). La Haute Représentante de l’UE a réitéré l’engagement résolu de l’UE à accompagner davantage...
(Afrik.com 12/05/17)
Le déploiement des troupes militaires survient en raison de manifestations sur les sites industriels liées à un mécontentement croissant face aux mauvaises conditions économiques en Tunisie. Le président Beji Caid Essebsi, a ordonné à l’armée de protéger la production des principales ressources du pays, phosphate, de gaz et de pétrole, qui sont essentielles à l’économie nationale, suite à une vague de protestations et de manifestation, parfois violente, liée au fort taux chômage et l’aggravation des conditions économiques. C’est la première fois que des troupes en Tunisie sont déployées pour protéger les installations industrielles note Al Jazeera. "C’est une décision sérieuse, mais elle doit être appliquée pour protéger nos ressources", a déclaré le Président Essebsi mercredi dans un discours à la...
(Business.News 12/05/17)
Le leader de Nidaa Tounes Ridha Belhadj a vivement critiqué vendredi 12 mai 2017 l’initiative annoncée par quelques nouveaux adhérents du parti de déposer plainte contre la dirigeante d’Attayar Samia Abbou. Partant d’un bon sens politique et prenant exemple sur l’Histoire, M. Belhadj a déclaré que ces annonces de déposer plainte lui rappellent les missions que leur commandait l’ancien régime, juste avant sa fin. « Ils sont en train de répéter le même scénario en prenant la défense de la corruption et de la succession. Ils déposent plainte contre tous ceux qui ont une opinion contraire et offrent ainsi de précieux cadeaux à leurs adversaires politiques. Ils agissent exactement comme avant la révolution contre Maître Mohamed Abbou qui a trouvé,...
(Réalités 12/05/17)
64 cas et de tentatives de suicide ont été enregistré lors du mois précédent révèle l’Observatoire Tunisien des Droits économiques et sociaux ce jeudi 11 mai 2017. Quant aux mouvements sociaux, l’organisation a repéré une hausse remarquable au cours du mois d’Avril. Les gouvernorats les plus touchés par les mouvements de protestation sont : Tataouine avec 191 mouvements et Kairouan avec 185 mouvements. Au total, 1496 actions protestataires ont été enregistrées lors du mois d’avril, contre 1089 au cours du mois de mars. Par ailleurs, le Forum Tunisien pour les Droits économiques et sociaux a tiré la sonnette d’alarme contre l’augmentation du nombre d’agressions sexuelles subies par des enfants en avril 2017.
(Babnet Tunisie 12/05/17)
Le discours prononcé, le 10 mai 2017, par le Président Essebsi ne laisse pas indifférent et ne rassure personne! Au lieu d’apaiser les esprits, ce discours anachronique inaugure une nouvelle étape dans le processus démocratique post-2011. L’après-discours, ou l’«après 10 mai», comme se plait à le dire un des conseillers au Palais présidentiel, ouvre officiellement la porte à un scénario militaire, qui peut susciter une réelle effervescence et des véritables «bruits de bottes» faisant voler en éclats les ambitions démocratiques. Le discours et ses décisions en disent long sur l’affaissement de la gouvernance démocratique, le marasme économique prévalant, la recrudescence de la corruption et l’irréalisme des ambitions démocratiques en Tunisie. La sortie publique du Président ne répond pas aux questions...
(Jeune Afrique 12/05/17)
Le 1er mai, le monde arabo-musulman a perdu l’un de ses plus éminents penseurs. Profondément croyant et moderne autant qu’il était radical dans sa critique du fondamentalisme, Mohamed Talbi était un phare contre l’obscurantisme religieux. «Seul le Coran oblige », aimait à répéter Mohamed Talbi. Musulman fervent, défenseur d’un islam ouvert et moderne, le penseur et historien s’est éteint dans son Tunis natal, le 1er mai, à l’âge de 95 ans. Il nous laisse en héritage une œuvre inestimable, au fil de laquelle il n’a cessé de défier les traditionalistes, de dénoncer les interprétations passéistes et rigoristes de l’islam, de fustiger les dérives pratiquées au nom de la religion. Il aura aussi eu le regret de voir émerger, ces dernières...
(Business.News 12/05/17)
L’International Crisis Group tire les sonnettes d’alarme pour la Tunisie et c’est peu de le dire. Corruption, régionalisme, tensions sociales instrumentalisées, consensus politique précaire, exclusion, clientélisme... Autant de maux qui menacent à moyen terme la stabilité du pays. C’est ce qui ressort du rapport* publié par l’organisation mercredi 10 mai. Synthèse. « Le consensus politique en place depuis les élections législatives et présidentielle de fin 2014 a réussi à stabiliser la scène politique tunisienne, mais commence à atteindre ses limites. Malgré la formation d’un gouvernement d’union nationale qui regroupe les principaux partis politiques, un sentiment d’exclusion socio-régional et de délitement de l’Etat s’accroit, alimenté par la prolifération de l’affairisme et du clientélisme ». Tel est le constat sans appel de...
(Tunis Afrique Presse 12/05/17)
Un livre intitulé “Tunisie 2011-2014: Radioscopie d’une entrée en révolution” vient de paraître aux éditions L’Harmattan et se propose de dresser un état des lieux et de cerner certains éléments clés de la réalité sociale qui a accompagné la révolution tunisienne. Cet ouvrage de 179 pages présente au grand public les résultats d’une étude de base effectuée dans le cadre du projet “Cha’n: Jeunes, légitimités et reconnaissance sociale dans les processus de transformations sociopolitiques en Tunisie”, coordonné par l’Observatoire National de la Jeunesse (ONJ) et soutenu par le Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI). Les auteurs, Pierre-Noël Denieuil et Houda Laroussi, ont cherché à décrypter le processus de transition démocratique engagé en Tunisie à travers un cadrage et...
(AFP 11/05/17)
Le président de l'instance en charge des élections en Tunisie, dont la démission a provoqué une onde de choc, a expliqué mercredi qu'il entendait tirer "la sonnette d'alarme" sur la difficulté d'organiser un scrutin crédible. Alors que des municipales sont prévues le 17 décembre, Chafik Sarsar, personnalité très respectée en Tunisie, a annoncé mardi sa démission de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), en laissant entendre qu'il ne pouvait plus travailler de manière "impartiale" et "transparente". Devant une commission parlementaire mercredi, il a ...
(Jeune Afrique 11/05/17)
Entendu mercredi par une commission parlementaire, le chef de l’instance électorale (Isie), Chafik Sarsar, s’est expliqué sur les raisons de sa démission ainsi que de celle de deux de ses collègues. « Conformément au serment que nous avons prêté », d’après lequel « nous nous engageons à œuvrer à des élections libres et transparentes […], nous avons décidé de démissionner », avait déclaré Chafik Sarsar le 9 mai en conférence de presse, visiblement ému, s’exprimant également au nom de deux de ses collègues, Mourad Ben Mouelli et Lamia Zargouni. Cette annonce surprise, qui avait eu l’effet d’une bombe, a suscité de nombreuses réactions. Le président de la République lui-même, lors de son discours à la nation, avait critiqué ces démissions...
(Jeune Afrique 11/05/17)
Le chef du gouvernement tunisien vient de débarquer ses ministres de l’Éducation et des Finances. Neuf mois après sa nomination, il apparaît fragilisé. Dimanche 30 avril, par un simple communiqué lu au journal télévisé, le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, a officialisé le limogeage de deux membres de son gouvernement : Néji Jelloul, ministre de l’Éducation, et Lamia Zribi, ministre des Finances. Un double débarquement qui succède à celui d’Abid Briki, chargé de la Fonction publique, le 25 février. Conscient de la fragilité de son assise parlementaire et désireux de s’épargner un vote périlleux à l’Assemblée nationale – qui doit avaliser toute nouvelle nomination –, le chef du gouvernement a choisi de ne pas les remplacer dans l’immédiat. En février, déjà,...
(La Croix 11/05/17)
Le 9 mai, le président de l’instance électorale s’est dit « contraint à la démission » faute de pouvoir organiser des élections libres et transparentes. Alors que le pays s’enfonce dans la crise, le président Beji Caïd Essebsi entend réquisitionner l’armée pour protéger les sites de production face aux mouvements sociaux. Les Tunisiens ont manifesté massivement fin avril contre le projet de loi de réconciliation économique, qui affaiblit la lutte contre la corruption. Après s’être démené des mois pour organiser, le 17 décembre 2017, les premières élections municipales depuis la révolution de 2011, le président de l’instance supérieure indépendante des élections (Isie) Chafik Sarsar s’est dit mardi 9 mai « contraint à la démission ». Il a évoqué de tels...
(Le Point 11/05/17)
Ce n'est pas anodin ce qui s'est joué mardi à Tunis. Chafik Sarsar, les larmes aux yeux et dans la voix, a présenté sa démission de son poste de président de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie). Son vice-président Mourad Ben Mouelli a fait de même ainsi que Lamia Zargouni, membre du conseil de cette instance indépendante qui organise les scrutins depuis 2011. Madame Zargouni y représentait le corps de la magistrature. L'Isie a gagné le respect des Tunisiens lors des élections législatives et présidentielle de 2014. Et Sarsar est monté au front à maintes reprises depuis 2015 afin que les élections locales deviennent une réalité. Malgré les promesses politiques non tenues, il a fallu deux ans pour que...
(Le Monde 11/05/17)
Six ans après le « printemps » de 2011, passages à tabac et mauvais traitements perdurent. Les militants des droits de l’homme dénoncent « l’impunité » dont bénéficient les auteurs des violences. Un homme à l’œil vide comme une lueur éteinte, une lumière arrachée au coup de poing, est d’une tristesse abyssale. Dans le tréfonds de son désespoir, Hassène Arabi a eu un rien de chance, si l’on peut oser le mot. Il avait perdu ses deux yeux. Il en a recouvré un mais l’autre ne s’éveillera plus jamais, privant le jeune de Sidi-Bouzid, âgé de 23 ans, de la moitié de la beauté du monde. Quand il raconte les coups, les humiliations, la mâchoire fracturée, la gale dans sa...
(Agence Ecofin 11/05/17)
Depuis plusieurs mois dans le sud de la Tunisie, des manifestants en colère bloquent le déroulement de la production pétrolière ainsi que les exportations. Ils réclament notamment plus d’emplois pour la jeunesse et dénoncent les fausses promesses des autorités. Ceux-ci leur avaient garanti des milliers d’emplois dans le secteur extractif (pétrole, gaz, phosphate) et une meilleure redistribution des revenus tirés de l’exploitation des matières premières. Cette situation est l’une des nombreuses causes de la chute de la production nationale de pétrole et de gaz, qui, par ricochet, a érodé les recettes pétrolières du gouvernement et contraint de nombreux investisseurs à quitter le pays. Excédé par ces mouvements sociaux aux impacts nocifs sur l’économie, le président de la République tunisienne Beji...
(Autre média 11/05/17)
La Tunisie se réfère de plus en plus souvent au Maroc, cité à titre de comparaison ou de modèle à suivre. Ce fut encore le cas tout dernièrement. Le président tunisien pointait du doigt le nombre trop important de fonctionnaires dans son pays... En Tunisie, il y aurait une pléthore de personnel dans l’administration publique, et c’est le président Béji Caid Essebsi qui le dit. Dans un long discours à la Nation sur la situation générale en Tunisie, le président a en effet comparé son pays au Maroc et à l’Allemagne qui comptent pratiquement le même nombre de fonctionnaires dans l’administration publique. Sauf qu’en Tunisie, il y a trois fois moins de citoyens que dans le royaume et qu'en Allemagne,...
(AFP 10/05/17)
Deux Tunisiens ont été condamnés à deux mois de prison ferme pour "outrage public" en raison d'une citation hostile à la police imprimée sur un t-shirt, a indiqué mercredi le procureur-adjoint du tribunal de première instance de Sousse (est), Zahia Sayadi. Selon des médias locaux, un jeune, dont l'identité n'a pas été dévoilée, a été interpellé vendredi dans un café de cette ville côtière alors qu'il portait un t-shirt personnalisé sur lequel était écrit: "Si la femme se fait corrompre elle devient une putain, et si l'homme se fait corrompre il devient policier". D'après les mêmes sources, le propriétaire de l'imprimerie a ensuite été arrêté à son tour. "Le porteur du t-shirt a été poursuivi pour outrage public et l'imprimeur...
(AFP 10/05/17)
Le chef de l'Etat tunisien Béji Caïd Essebsi a critiqué mercredi la démission choc, la veille, du président de l'instance chargée de l'organisation des élections, sept mois avant les premières municipales de l'après-révolution. Chafik Sarsar a annoncé mardi qu'il démissionnait de l'Instance supérieure indépendante électorale (Isie), en laissant entendre qu'il ne pouvait plus travailler de manière "impartiale" et "transparente". Il n'a pas donné de raison plus précise. "Il m’a appelé à 14H00, il m’a dit +je vais démissionner+. Je lui ai dit +oui, je l’ai entendu à la télé (...), vous auriez au moins pu me consulter avant", a lancé le président Essebsi dans un discours au Palais des congrès.

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