Mardi 23 Janvier 2018
(AFP 10/01/18)
La justice tunisienne a de nouveau renvoyé mardi les deux procès des attentats du musée du Bardo et de Sousse (est), durant lesquels 58 touristes et un agent sécuritaire tunisien avaient été tués en 2015. Une nouvelle audience, la quatrième, est programmée le 5 juin, dans le procès de l'attentat du Bardo, qui s'est ouvert en juillet dernier comme pour celui de Sousse qui a débuté en mai. "Le juge a reporté les deux procès du Bardo et de Sousse au 5 juin, à la demande des avocats des victimes et des accusés", a précisé à l'AFP le porte-parole du parquet, Sofiène Sliti, ajoutant que toutes les demandes de libération ont été rejetées. Les avocats des victimes et des accusés...
(La Tribune 10/01/18)
Les recettes tirées des exportations des fruits en Tunisie ont enregistré l'année dernière une augmentation de 38%, a-t-on appris auprès du ministère tunisien de l'Agriculture. Cette performance de la filière s'explique d'abord par le développement des exportations vers de nouveaux marchés, principalement ceux du Qatar et de la Russie. Les indicateurs de la filière fruitière en Tunisie sont dans le vert. Selon les données du ministère tunisien de l'Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, les recettes découlant des exportations de fruits ont connu l'année dernière une augmentation de 38% par rapport aux recettes engrangées en 2016. Le volume de ces recettes a atteint 61,5 milliards de dinars, contre 44,5 milliards un an plus tôt. A en croire les...
(Jeune Afrique 10/01/18)
Son immunité ayant été levée, l'ancien ministre de l'Intérieur tunisien, déjà auditionné en novembre, pourra à nouveau être entendu par le juge d'instruction militaire dans le cadre de l'affaire Chafik Jarraya. Le Conseil supérieur de la magistrature ayant décidé le 2 janvier de lever provisoirement l’immunité du magistrat Najem Gharsalli, ce dernier pourra enfin être entendu par le juge d’instruction militaire dans l’affaire d’atteinte à la sécurité de l’État impliquant l’homme d’affaires Chafik Jarraya, écroué en mai 2017 pour atteinte à la sûreté de l’État. L’ex-ministre de l’Intérieur, qui a déjà été auditionné en novembre, devra expliquer pourquoi il a ordonné fin 2015 à Imed Achour, ex-directeur général des services spéciaux de son ministère et lui-même aux arrêts aujourd’hui, de...
(AFP 10/01/18)
La Tunisie a été secouée par de fréquents troubles sociaux depuis la chute il y a sept ans de Zine El Abidine Ben Ali, chassé du pouvoir après un soulèvement qui a donné le coup d'envoi aux révoltes arabes. - Chute de Ben Ali - Le 14 janvier 2011, Ben Ali fuit pour l'Arabie saoudite après 23 ans au pouvoir à l'issue d'une révolte populaire déclenchée par l'immolation par le feu en décembre d'un jeune vendeur ambulant de Sidi Bouzid (centre-ouest), excédé par la pauvreté et les humiliations policières. - Victoire d'Ennahdha - Le 23 octobre 2011, le mouvement islamiste Ennahdha, légalisé en mars, remporte 89 des 217 sièges de l'Assemblée constituante lors des premières élections libres de l'histoire du...
(Jeune Afrique 09/01/18)
Rien ne va plus entre les deux principales composantes politiques du paysage politique tunisien. À la veille des municipales, prévues le 6 mai prochain, le parti d'Hafedh Caïd Essebsi a déclaré que les islamistes seront désormais ses concurrents et non ses alliés. Le samedi 6 janvier, à l’issue d’une réunion sur l’organisation des élections municipales qui se tiendront le 6 mai, le parti au pouvoir, Nidaa Tounes, a renié son alliance avec les islamistes d’Ennahdha. « Nous sortons du consensus pour aller vers une situation concurrentielle avec le mouvement Ennahda », assène Borhène Bsaies, chargé des affaires politiques de Nidaa Tounes.
(MondAfrique 09/01/18)
Dans le second volet de son étude sur l’économie tunisienne, le professeur Hachemi Alaya met en cause les responsabilités de la classe politique actuelle dans la chronique du désastre annoncé. L’attractivité de la Tunisie est sérieusement menacée et son image gravement ternie. Si la dette financière léguée par l’ancien régime était soutenable -48,5% du PIB au début de l’année 2011, celle de la Tunisie nouvelle née en 2011 est immense. Prévarications, clanisme, rapine ont contribué à la situation actuelle. Immense est la responsabilité des gouvernements qui se sont succédés à la tête du pays durant la période de transition politique. Notre pays est ravalé au rang d’un paradis fiscal avec tout ce que cela recouvre en termes d’évasion fiscale, de...
(MondAfrique 09/01/18)
A partir des principaux paramètre de l’économie tunisienne, le professeur Hachemi Alaya assure que le pronostic vital de l’économie est engagé en Tunisie. Pas de panique, la Tunisie (économique) n’est ni le Zimbabwe, ni le Venezuela. Mais, à force de tourner le dos au monde, d’ignorer les lois de la gravitation économique et les règles du jeu mondial, de rechigner aux mesures d’austérité et aux réformes radicales qu’exige le délabrement de sa situation économique, notre pays se rapproche dangereusement des Etats en faillite. La hausse des prix à la consommation a atteint au mois de novembre 2017 son plus haut pic depuis le déclenchement de la crise économique à la fin des années 2005-2010. L’arrière saison touristique se révèle, à...
(AFP 09/01/18)
Un homme est décédé dans la nuit de lundi à mardi en marge de heurts nocturnes en Tunisie, alors que le pays est secoué depuis plusieurs jours par de nouveaux troubles sociaux alimentés par des mesures d'austérité, sept ans après sa révolution. Des dizaines de personnes ont été arrêtées, onze agents de police blessés et plusieurs bâtiments publics endommagés lors de heurts qui ont touché plusieurs villes tunisiennes dans la nuit, selon le ministère de l'Intérieur. Une autopsie doit avoir avoir lieu mardi pour déterminer la cause du décès d'un homme de 43 ans à Tebourba, au sud de Tunis, où des échauffourées ont eu lieu dans la nuit...
(Le Monde 09/01/18)
Des affrontements ont éclaté, lundi 8 janvier, dans plusieurs villes de Tunisie, entre la police et des manifestants dénonçant le chômage, l’inflation et la création de nouvelles taxes, faisant un mort, selon des habitants et des médias nationaux. Une dizaine de villes ont été gagnées par ce mouvement de contestation sociale provoquée par l’entrée en vigueur, le 1er janvier, d’une série de hausses des prix frappant notamment le gasoil, les voitures ou encore les services de téléphonie et d’accès à internet, dans le cadre de la loi de finances pour 2018.
(Agence Ecofin 09/01/18)
La dernière mouture du Code du domaine de l’Etat est achevée et sera examinée en conseil des ministres, avant d’être envoyée sous peu à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le parlement tunisien, pour adoption. C’est ce qu’a déclaré, samedi dernier, le ministre tunisien des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Mabrouk Korchid (photo), au cours d’une séance de questions orales à l’ARP. Selon le ministre dont Webmanager Center rapporte les propos, cette version « comporte une nouvelle vision de la gestion des biens de l’Etat, basée sur la transparence, le renforcement du contrôle et des mesures de sanction et la bonne gestion des biens publics. Le code du domaine de l’Etat assurera la protection des terres domaniales, compte...
(Agence Ecofin 09/01/18)
FINACTU est honoré d’avoir été retenu par la Tunisie, à travers AL KARAMA Holding, la holding qui gère une grande partie des sociétés et avoirs confisqués par l’Etat tunisien, pour procéder à la cession de la banque ZITOUNA et de la compagnie d’assurance ZITOUNA TAKAFUL. A l’issue d’un appel d’offres international, AL KARAMA HOLDING vient de confier la cession de la BANQUE ZITOUNA et de la compagnie d’assurance ZITOUNA TAKAFUL à un consortium conduit par FINACTU. AL KARAMA Holding, détenue à 100% par l’Etat tunisien, gère sous la supervision du Ministère des Finances, plus de 50 sociétés confisquées à l’issue de la Révolution de 2011, et organise leur cession dans les meilleures conditions possibles. Les deux institutions financières sont relativement...
(AFP 08/01/18)
La police tunisienne a dispersé dimanche soir une manifestation contre une hausse des prix entrée en vigueur au 1er janvier comme prévu par la loi de finances 2018, dénoncée par des militants et certains partis. Des jeunes protestataires, membres de la campagne citoyenne "Fech Nestannew" (Qu'est-ce qu'on attend, en arabe tunisien), s'étaient auparavant rassemblés sur l'avenue Bourguiba dans le centre de Tunis, près du ministère de l'Intérieur, pour exiger l'annulation de l'augmentation des prix et la libération de leurs camarades interpellés. "Ni peur, ni terreur, la rue appartient au peuple", scandaient les jeunes lorsque des policiers ont chargé, dispersant le rassemblement selon des vidéos publiées sur les réseaux...
(Xinhua 08/01/18)
L'Algérie et la Tunisie ont examiné des moyens de renforcer leur coopération dans le domaine sécuritaire, lors de la visite du ministre tunisien de l'Intérieur Lotfi Brahem à Alger dimanche. Pour répondre à la recrudescence du terrorisme dans toute la région maghrébine et sahélo-saharienne, les deux parties ont décidé de conjuguer leurs efforts en termes de renseignements et d'opérations militaires, afin de faire face à cette menace transfrontalière. Selon M. Brahem, sa visite vise à "examiner et mettre à profit les expériences propres au service de la sécurité des deux pays et peuples". Son homologue algérien Noureddine Bedoui a affirmé que leur entretien a permis de "mettre en avant la nécessité de la coopération et de la coordination permanentes entre...
(Le Monde 08/01/18)
La sortie de crise ? Officiellement, l’affaire de l’interdiction aux femmes tunisiennes de voyager aux Emirats arabes unis est close. Mais, selon de nombreux observateurs, une tension récurrente devrait persister entre Tunis et Abou Dhabi. Jeudi 4 janvier, le ministère tunisien des transports a annoncé la reprise des vols de la compagnie Emirates vers la Tunisie, lesquels avaient été suspendus le 27 décembre 2017 par Tunis. Cette mesure de rétorsion répondait à ce qui a été considéré en Tunisie comme une véritable offense nationale, à savoir l’interdiction infligée, le 22 décembre, par Abou Dhabi, aux Tunisiennes de s’embarquer vers les Emirats pour des « raisons de sécurité ». Les autorités émiraties n’avaient fourni aucune précision sur la nature de ce...
(Jeune Afrique 06/01/18)
Le département d'État a placé jeudi trois ressortissants tunisiens dans sa liste de terroristes. Le communiqué évoque l'attentat du Bardo perpétré en 2015. Le département d’État américain a enregistré ce jeudi 4 janvier trois nouveaux noms dans sa liste de terroristes. Des Tunisiens : « Muhammad al-Ghazali, Abukar Ali Adan, et Wanas al-Faqih », le nom de ce dernier étant plus souvent orthographié Ouanes El Fekih, en Tunisie. Ouanes El Fekih est aujourd’hui retenu en détention en Tunisie. Recherché par le ministère de l’Intérieur tunisien, il avait été livré par les autorités nigériennes en janvier 2017. Le communiqué du département d’État, publié le 4 janvier, pointe du doigt les relations entre les trois hommes et le réseau d’Al-Qaïda, notamment sa...
(AFP 05/01/18)
La Tunisie a annoncé jeudi soir la reprise des vols de la compagnie Emirates vers son territoire, suspendus depuis fin décembre suite à une vive controverse autour d'une mesure ciblant les Tunisiennes. Dans un communiqué, le ministère tunisien du Transport a annoncé "la reprise des vols de la compagnie Emirates de et vers Tunis (...) suite à la levée des mesures d'interdiction contre les citoyennes tunisiennes et après des contacts avec les Emirats à différents niveaux". Un accord a été trouvé pour que la compagnie émiratie "s'engage à respecter le droit et les accords internationaux", a ajouté le ministère. Fin décembre, un scandale avait éclaté en Tunisie lorsque les Tunisiennes, quel que soit leur âge, avaient été provisoirement empêchées d'embarquer...
(Jeune Afrique 05/01/18)
Alors que la majorité traverse une crise politique, le président de la République veut resserrer les rangs. Il a convoqué les signataires de l’accord de 2016 à une réunion ce vendredi, au Palais de Carthage, sans pour autant donner l’ordre du jour. C’est dans un contexte particulièrement tendu que le président Béji Caïd Essebsi a décidé de réunir les signataires de l’Accord de Carthage – feuille de route de l’exécutif, ce vendredi 5 janvier. Aucun ordre du jour officiel n’a été communiqué aux signataires qui seront présents à cette réunion. Chacun tente donc de deviner ce qu’il risque d’y être discuté. Contacté par Jeune Afrique, Noureddine Arbaoui, directeur du bureau politique du parti Ennahdha...
(AFP 05/01/18)
Des combats entre groupes armés ont éclaté vendredi dans l'ouest libyen, près de la frontière tunisienne, provoquant la fermeture du point de passage principal entre les deux pays, selon un responsable local. Les affrontements opposent deux groupes qui affirment tous les deux leur loyauté au gouvernement d'union nationale (GNA) basé à Tripoli et appuyé par la communauté internationale. Une coalition de groupes armés formée récemment par le GNA pour sécuriser la partie ouest du pays a attaqué d'autres groupes près du poste-frontière de Ras Jedir, a indiqué à l'AFP un responsable local de la ville de Zouara (100 km à l'ouest de Tripoli). L'objectif, selon ce responsable qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat, est de prendre Ras Jedir, même...
(AFP 05/01/18)
Plusieurs Tunisiens arrêtés pendant les "émeutes du pain" en 1984, sous le régime du père de l'indépendance Habib Bourguiba, ont livré jeudi leur témoignage sur les tortures et mauvais traitements qu'ils ont subis. Ces auditions publiques ont été organisées par l'Instance Vérité et Dignité (IVD), chargée de recenser les violations des droits humains de 1955 à 2013. En décembre 1983, les autorités tunisiennes décident de supprimer la subvention des produits céréaliers. Conséquence: le prix du pain, de la semoule et des pâtes s'envole, provoquant aussitôt des émeutes qui atteignent leur apogée le 3 janvier 1984. L'état d'urgence est instauré. Le bilan officiel est de plusieurs dizaines de morts, mais il pourrait être plus élevé selon des ONG. Face à la...
(Jeune Afrique 05/01/18)
Les Tunisiens devront débourser près de 300 dinars par mois (environ 100 euros) et par foyer pour faire face aux hausses des prix. Une situation provoquée par l'entrée en vigueur de la loi de finance 2018, qui prévoyait une importante majoration de la TVA. Avec l’entrée en vigueur de la loi de finances 2018, une majoration de la taxe à la valeur ajoutée (TVA), allant de 2 % jusqu’à 300 % selon les produits, est devenue effective et provoque une importante hausse des prix. Les hydrocarbures sont concernés, avec 50 millimes de plus sur le litre d’essence, mais aussi l’énergie, l’alimentation, l’immobilier, les produits importés… Aucun secteur n’est épargné. Rien qui n’ait déjà été annoncé et dénoncé par les économistes...

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