Mardi 20 Février 2018
(AFP 03/02/18)
De nombreux journalistes tunisiens ont observé vendredi une "journée de colère" à l'appel de leur syndicat, pour protester contre des menaces et exactions policières après une série d'incidents récents. "Notre crainte en tant que syndicat, c'est qu'il y ait une politique d'Etat pour ramener la presse en arrière", a déclaré Néji Bghouri, président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). "Aujourd'hui ils veulent créer une presse aux ordres, ils veulent une presse qui fasse ce qu'ils veulent". Une centaine de journalistes arborant pour la plupart un brassard rouge en signe de protestation se sont rassemblés devant le siège du syndicat. Les manifestants réagissaient à une série d'interpellations de journalistes...
(AFP 03/02/18)
Dix ONG, pour la plupart tunisiennes, ont critiqué vendredi le président français Emmanuel Macron, jugeant qu'il n'avait pas entendu la société civile sur un climat "de plus en plus tendu" en matière de droits humains lors de sa visite d'Etat à Tunis. Des propos tenus par M. Macron sur l'Etat de droit en Tunisie "traitent par le mépris les signaux d'alarme lancés récemment par de multiples acteurs de la société civile tunisienne quant à l'impunité qui accompagne la brutalité policière, les arrestations arbitraires ainsi que les conditions de détention", ont déploré ces organisations dans un communiqué. Parmi les signataires figurent la Ligue tunisienne de défense des droits de l'Homme (LTDH), les militants de la transparence politique Al Bawsala et l'organisation...
(Agence Ecofin 03/02/18)
Xavier Niel, le vice-président du groupe de télécommunications français Iliad, a été reçu en audience à la Kasbah le 1er février 2018 par le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed. Les deux hommes ont discuté du développement du paysage numérique dans le pays. « On a parlé de numérique et de comment on pouvait aider la Tunisie avec des initiatives concrètes, à avancer dans le bon sens pour devenir un pays plus digital, plus numérique.», a déclaré Xavier Niel à la presse, au terme de son entretien avec le Chef du gouvernement. Le vice-président du groupe Iliad accompagnait le président de la République française, Emmanuel Macron, lors de sa visite d’Etat en Tunisie depuis le 31 janvier 2018. Au-delà d’une...
(RFI 03/02/18)
Cinquante extrémistes tunisiens connectés à l'organisation Etat islamique seraient arrivés en Italie parmi les migrants tunisiens. C'est le journal britannique The Independant qui a relaté l'information il y a quelques jours, citant un document d'Interpol. Le gouvernement italien lui, nie l'exactitude de ces informations, tout en reconnaissant qu'il coordonne avec la Tunisie en matière de sécurité et qu'il expulse systématiquement des migrants tunisiens vers leur pays selon un accord signé avec Tunis. Depuis cet été, plusieurs responsables européens ont exprimé leurs craintes de voir arriver en Europe des jihadistes parmi les migrants, surtout après la défaite de l'EI en Irak et en Syrie. Interpol aurait, selon le quotidien britannique The Independent, communiqué récemment à l'Italie une liste de 50 jihadistes...
(RFI 03/02/18)
Le président français a terminé ce jeudi soir sa première visite d’Etat en Tunisie. Un déplacement qu’il a voulu placer sous le signe de la solidarité et d’un soutien fort à la jeune démocratie tunisienne alors que le pays se débat avec une inflation record et un taux de chômage de plus de 30% chez les jeunes. Résultat, pendant ces deux jours passés à Tunis, Emmanuel Macron a fait une série d’annonces pour soutenir l’économie tunisienne. A 100 mètres à peine du Parlement tunisien où le président français a prononcé son discours, une terrasse de café, quelques tables hautes. Comme souvent, des hommes, exclusivement, y sont attablés. Et quand on demande à Rami, employé d’une entreprise française, si les 50...
(AFP 02/02/18)
La France veut aider la Tunisie "comme on aide un frère ou une soeur", a affirmé jeudi le président français Emmanuel Macron à Tunis, en appelant à doubler les investissements français dans ce pays à la transition démocratique "inédite" dans le monde arabe. Au second jour de sa visite d'Etat, M. Macron n'a cessé d'insister sur la nécessité de soutenir le seul pays où le Printemps arabe de 2011 a fait naître la démocratie. La Tunisie a une "immense responsabilité" parce que "le monde arabe, le Maghreb, toutes les rives de la Méditerranée vous (...) regardent faire et ont besoin de vous voir réussir", a-t-il lancé devant le Parlement.
(AFP 02/02/18)
Tunis et Londres s'attendent à une augmentation du nombre de touristes britanniques en Tunisie en 2018, ont affirmé vendredi deux ministres tunisien et britannique, à la suite de l'assouplissement des recommandations aux voyageurs en provenance de Grande-Bretagne. "Ce que j'ai vu ici ces derniers jours (en matière de sécurité, ndlr) est vraiment impressionnant", a déclaré à la presse le secrétaire d'Etat britannique à la Sécurité, Ben Wallace, à Tunis depuis mercredi. "Je me réjouis du fait qu'il y aura beaucoup plus de Britanniques se rendant (en Tunisie) au cours des prochaines semaines", a-t-il affirmé.
(Jeune Afrique 02/02/18)
En marge d'une conférence internationale autour de la croissance dans le monde arabe, qui avait lieu cette semaine à Marrakech, coorganisée par le FMI, la présidente de l'institution, accusée par les Tunisiens d'avoir poussé leur gouvernement à prendre des mesures d'austérité, a rencontré le Premier ministre du pays, Youssef Chahed. Une centaine d’experts du Fonds monétaire international (FMI) et des personnalités de la finance du monde arabe étaient réunis cette semaine à Marrakech. Au menu, une conférence régionale ayant pour thème « Opportunités pour tous : croissance, emplois et inclusion dans le monde arabe », organisée conjointement par le FMI, le Fonds monétaire arabe et le gouvernement marocain. Faiblesse de la croissance, chute des cours mondiaux des produits de base,...
(Jeune Afrique 02/02/18)
Arrivé le 31 janvier à Tunis, le président français était accompagné de grands patrons français (Xavier Niel, Jacques Séguéla, Stéphane Richard), qui ont pu échanger avec les chefs d'entreprise tunisiens lors d'un forum économique franco-tunisien. Lancée avec la chanson L’envie d’avoir envie de Johnny Hallyday, la rencontre, organisée par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI) à Tunis ce 1er février, s’annonçait atypique. Et pour cause : les invités y ont parlé business et relance économique, sans chercher à financer des projets, à lever des fonds ou à recueillir des promesses d’investissements. L’objectif était de consolider, voire d’accroître, la confiance des entrepreneurs à l’égard de la Tunisie, coincée dans une mauvaise passe économique. Articulé autour de deux axes :...
(Jeune Afrique 02/02/18)
Une jeune scientifique et activiste tunisienne accompagne la délégation présidentielle française en Tunisie. Maha Issaoui a rencontré par hasard Emmanuel Macron quelques jours auparavant. On parlait d’elle jusqu’à l’Élysée, la veille du départ du président français Emmanuel Macron à Tunis : « La jeune femme de Clermont-Ferrand. » Accompagnera-t-elle vraiment le président en Tunisie ces 31 janvier et 1er février ? La question tournait dans les rédactions françaises… C’est que le 25 janvier, à 23 h 30, le chemin de la Tunisienne Maha Issaoui croise celui du président français qui s’offre alors dans les rues de la commune du centre de la France un bain de foule nocturne – et dûment médiatisé – au beau milieu des étudiants qui profitent...
(Jeune Afrique 02/02/18)
Arrivé mercredi 31 janvier en Tunisie pour sa seconde visite d’État, Emmanuel Macron a affiché sa volonté de remettre en selle la coopération franco-tunisienne. Après avoir rencontré son homologue tunisien Béji Caïd Essebsi, le président français a délivré ce jeudi un discours très attendu devant l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). C’est main dans la main que le président français, Emmanuel Macron et le président tunisien, Béji Caïd Essebsi sont entrés au palais de Carthage pour le coup d’envoi d’une visite d’État aux allures de marathon. Une manière de manifester une convergence de points de vue avant de prendre la parole.
(Jeune Afrique 02/02/18)
L'université de Paris-Dauphine, déjà présente en Tunisie, a signé un accord avec l'École nationale d’administration (ENA) de Tunis. Le but : un master professionnel pour les cadres de l'État, mais aussi un futur Institut des hautes études de gouvernance publique, qui accueillerait des acteurs peu habitués à se rencontrer. Le plan cadre d’aide au développement 2015-2019, du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour la Tunisie, mettait l’accent sur le besoin de formation des cadres de l’État et des fonctionnaires. C’est pour répondre à ce besoin que l’université Paris-Dauphine, présente en Tunisie depuis 2004 via son MBA international, et l’École nationale d’administration de Tunis (ENA) ont décidé de signer un partenariat. Accord signé en marge de la visite...
(Le Monde 02/02/18)
Au second jour de sa visite d’Etat à Tunis, Emmanuel Macron s’est livré, jeudi 1er février, à une critique sans détour – la plus vive qu’il a jusqu’alors prononcée – de l’intervention de l’OTAN, en 2011, en Libye, à laquelle la France avait participé, à l’initiative de Nicolas Sarkozy, pour mettre fin au régime de Mouammar Kadhafi. S’exprimant devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le président français a déclaré que « l’Europe, les Etats-Unis et quelques autres ont une responsabilité dans la situation actuelle en Libye », déclenchant les applaudissements des députés tunisiens. « Je n’oublie pas que plusieurs ont décidé qu’il fallait en finir avec le dirigeant libyen sans qu’il y ait pour autant de projet pour la...
(RFI 02/02/18)
Suite et fin de la visite d’Emmanuel Macron en Tunisie. Le président français s'est exprimé devant l'Assemblée des représentants du peuple ce jeudi matin à Tunis. Un discours qui a duré près d'une heure, en forme d'hommage à la révolution tunisienne. « Vous avez conduit une véritable révolution culturelle, et celle-là, vous l’avez réussie. Vous avez fait mentir ceux qui, partout dans le monde encore aujourd’hui, disent que des sociétés où l’islam est présent ne sont pas compatibles avec la démocratie. Et vous avez fait mentir ceux qui là aussi, dans nombre de régions du monde veulent faire croire que l’islam est là pour régenter l’Etat et que la séparation n’est pas possible. Vous les avez fait aussi mentir. Vous...
(Le Point 02/02/18)
Ça bouchonne à La Marsa. Ça grommelle dans les voitures. Comme dans tout pays en période de visite d'Etat, on bloque momentanément les rues pour que les cortèges officiels puissent aller vite d'un point A à un point B, et en toute sécurité. Et l'automobiliste, qu'il ne faut jamais sous-estimer en la matière, râle. Le « moi, je travaille » fuse. Un classique routier. Façon GPS, Emmanuel Macron a quitté l'aéroport de Tunis-Carthage pour rejoindre le palais présidentiel, à 13 kilomètres de là. Discussion avec Béji Caïd Essesbi. « Un entretien plus long que prévu », selon les propos du président français. Et un retard qui s'accumule. Le rendez-vous avec le chef du gouvernement se déroule à Dar Dhiafa, petit...
(Jeune Afrique 02/02/18)
Confronté à une grave crise économique et sociale, le Premier ministre tunisien s’efforce de maintenir son pays à flot. Pas évident quand les soutiens se dérobent… • Bien né Issu d’une famille de notables, il est le petit-fils de la militante féministe Radhia Haddad et le petit-neveu de Hassib Ben Ammar, cofondateur de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme (LTDH). • Agronome Spécialiste en économie de l’environnement, il était, de 2003 à 2015, régulièrement consulté par la Commission européenne et par le ministère américain de l’Agriculture pour son expertise en matière de politique agricole. • Poulain Il fait figure de protégé de Béji Caïd Essebsi, le président, dont il a assuré une partie de la campagne électorale...
(RFI 02/02/18)
C'était l'un des moments phares de la visite d'Emmanuel Macron en Tunisie : le Forum économique Tunisie France, qui s'est tenu le 1er février à Tunis. Il s'agit de la première édition d'un rendez-vous appelé à se tenir chaque année, et dont l'objectif est de resserrer les liens entre entreprises françaises et tunisiennes. La France est déjà le premier partenaire commercial du pays, avec plus de 1 400 entreprises implantées sur le sol tunisien et 200 millions d'euros d'investissements directs en 2017, soit 45% de l'ensemble des investissements étrangers en Tunisie. Mais les deux pays souhaitent augmenter le volume des investissements pour relancer l'économie tunisienne, aujourd'hui en difficulté. La grande salle du Palais des congrès de Tunis était pleine à...
(AFP 01/02/18)
Emmanuel Macron a appelé jeudi les entreprises à revenir investir en Tunisie avec l'objectif d'un doublement des investissements français d'ici 2022 afin d'aider ce pays à relancer son économie. L'ambition est "de doubler dans les cinq ans, dans mon quinquennat, les investissements français en Tunisie", a déclaré le chef de l'Etat français devant le Parlement tunisien. Cet objectif est "possible à atteindre. J'attends la pleine mobilisation des entreprises", a-t-il ensuite ajouté en clôturant le forum économique Tunisie-France, auquel participaient une centaine d'entrepreneurs français. "Nombre d'entreprises ont déjà confirmé leur volonté d'investir", a-t-il précisé, sans entrer dans les détails.
(AFP 01/02/18)
Le Printemps arabe n'est pas terminé et la Tunisie, où il est né en 2011, a le devoir de réussir sa transition démocratique pour rester "un modèle", a déclaré jeudi le président français Emmanuel Macron à Tunis. "On a parlé de printemps, de Printemps arabe, on a parlé de révolution et beaucoup pensent que cette page est tournée", a dit M. Macron dans un discours au Parlement au second jour d'une visite d'Etat en Tunisie. "La page du Printemps arabe n'est pas tournée. Vous êtes en train de la vivre, de la faire vivre", a-t-il ajouté. La Tunisie a mené une "révolution culturelle profonde", a poursuivi le président français, en citant la liberté de conscience et l'égalité entre hommes et...
(AFP 01/02/18)
Le président français Emmanuel Macron a exprimé jeudi sa volonté de redynamiser l'enseignement du français en Tunisie, où il a inauguré une antenne de l'Alliance française, la première depuis 60 ans. "Je souhaite que la francophonie vive davantage en Tunisie", a déclaré le chef de l'Etat en s'exprimant devant le Parlement tunisien. Avec comme objectif de "doubler le nombre d'apprenants en français en deux ans", d'ici au sommet de la francophonie que la Tunisie doit accueillir en 2020. Au début de la deuxième journée de sa visite d'Etat, Emmanuel Macron a inauguré l'Alliance française de l'Ariana, un quartier résidentiel de Tunis. Cinq autres Alliances françaises, des institutions privées dédiées au rayonnement de la langue, doivent ouvrir cette année dans le...

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