Mardi 23 Janvier 2018
(RFI 15/01/18)
La Tunisie célèbre, ce 14 janvier, le septième anniversaire de sa révolution sur fond de contestation sociale. Et les autorités tunisiennes, qui avaient jusqu’à maintenant fait la sourde oreille face aux revendications, semblent changer d’attitude. Samedi 13 janvier le gouvernement a annoncé des mesures en faveur des plus pauvres, et le président Béji Caïd Essebsi est sorti de son silence pour prendre acte du malaise social. Y a-t-il une volonté d’apaisement de la part des autorités ? Béji Caïd Essebsi le reconnaît : « Le climat social et politique n’est pas bon ». Cette déclaration, le président de la République l’a faite à l’occasion d’une réunion tenue dans la matinée de samedi au palais de Carthage. L’objectif est de réunir...
(AFP 13/01/18)
Le président tunisien Béji Caïd Essebsi devait rencontrer samedi les partis au pouvoir, les syndicats et le patronat pour discuter des moyens de sortir de la crise après des troubles alimentés par des mesures d'austérité et marqués par des violences. Le calme est revenu globalement dans le pays depuis jeudi soir à l'exception de protestations mineures. Alors que la Tunisie marque dimanche le 7e anniversaire de sa révolution qui a mis fin à des années de dictature, un mouvement de contestation sociale a éclaté dimanche dans plusieurs villes après l'entrée en vigueur du budget 2018 qui prévoit des hausses de prix. Il a ensuite dégénéré en émeutes après la mort d'un homme durant une manifestation à Tebourba à l'ouest de...
(AFP 13/01/18)
Quelques centaines de personnes ont manifesté vendredi dans le calme contre les hausses de prix en Tunisie après plusieurs jours de heurts alimentés par une grogne sociale, à l'approche du septième anniversaire de la révolution. La nuit de jeudi à vendredi a été relativement calme après des émeutes nocturnes ces derniers jours dans plusieurs villes. Ces troubles sont nourris par un chômage persistant malgré la croissance, et des hausses d'impôts grignotant un pouvoir d'achat déjà éprouvé par une importante inflation. La mobilisation sociale traditionnelle à l'approche du septième anniversaire de la chute du dictateur Zine el Abidine Ben Ali le 14 janvier 2011, chassé du pouvoir par une révolution réclamant notamment travail et dignité, a été particulièrement explosive cette année,...
(RFI 13/01/18)
La grogne contre la vie chère, contre le chômage et contre la politique d'austérité du gouvernement s'est encore traduite dans la rue ce vendredi en Tunisie. Jeudi soir, de nouveaux heurts sporadiques ont éclaté entre jeunes et policiers à Siliana, au nord-ouest de la Tunisie, mais la situation est restée calme partout ailleurs. Une manifestation s'est tenue sur l'avenue Bourguiba à Tunis ce vendredi 12 janvier. La manifestation a quitté le théâtre du centre-ville de Tunis pour se diriger vers le gouvernorat. Sous une météo capricieuse, plusieurs dizaines de personnes, des militants, sont venus crier leur colère contre la vie chère et l’augmentation du prix de la vie. Ils contestent surtout le projet de loi de finances 2018 qui a...
(AFP 13/01/18)
Quatre personnes ont été arrêtées vendredi pour avoir attaqué deux écoles talmudiques dans un quartier juif de Djerba, a indiqué le ministère tunisien de l'Intérieur, les accusant d'avoir agi dans le but de "semer le chaos". Mercredi, ces deux écoles de la Hara el-Kbira ont été ciblées par des jets de cocktails molotov qui n'avaient atteint que leurs entrées, sans provoquer de dégâts à l'intérieur, selon Perez Trabelsi, responsable de la communauté juive tunisienne à Djerba. Âgés de 19 et 20 ans, les auteurs de cette attaque habitent Djerba et "ne sont pas connus pour avoir des appartenances religieuses extrémistes", précise le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Ils ont avoué leur acte, précisant avoir eux-mêmes confectionné et fait usage...
(Jeune Afrique 13/01/18)
À l'appel du collectif « Fech Nestanew », ils étaient plus d'un millier ce vendredi à Tunis pour protester contre la vie chère en Tunisie. Une vague de protestation qui s'est étendue dans plusieurs grandes villes. À 13 heures, ce vendredi 12 janvier, c’est l’heure de la prière mais aussi le coup d’envoi de la manifestation, organisée par le collectif « Fech Nestanew » (Qu’est-ce qu’on attend), dans plusieurs villes tunisiennes. « Pluie ou pas, les manifestations auront lieu ! », avait-on pu lire sur les réseaux sociaux durant la matinée. À Tunis, le rendez-vous est donné au centre-ville, devant le gouvernorat, bâtiment qui symbolise le pouvoir. Un peu plus loin sur l’avenue Bourguiba, où le 14 janvier 2011 la...
(Le Point 13/01/18)
Ça ne trompe pas. Passé 20 heures, les rues sont étrangement vides. Le mauvais temps, pluie et froid sur Tunis, n'explique pas tout. Les voitures ont quasiment disparu des trottoirs. Les violences nocturnes qui ont agité les quartiers sensibles (notamment les cités qui bordent la capitale) font craindre le vandalisme. Alors, on a rangé sa voiture. Comme à chaque soubresaut. Les mois d'hiver sont souvent socialement meurtriers en Tunisie. 1978, 1984, 2008 puis l'apothéose de 2011 avec la fuite du dictateur Ben Ali. C'était un 14 janvier. Aujourd'hui, à 48 heures du septième anniversaire de la révolution, une Tunisie s'est de nouveau enflammée. Pour des raisons similaires à 2011, mais dans un contexte différent. Les raisons ? Un chômage de...
(RFI 13/01/18)
Auteur d'un rapport sur la Tunisie édité à l'occasion du septième anniversaire du déclenchement de la révolution de 2011, Michael Ayari expose les possibilités d'endiguer la dérive autoritaire en Tunisie. Il indique que le pays tend à retomber dans ses anciens travers. Et ce, notamment en raison d'un manque de volonté politique de la coalition au pouvoir (nationaliste et islamiste) à mettre en œuvre la Constitution de janvier 2014 de manière effective. Le rapport souligne également l'absence d'une réelle stratégie politique et sociale pour améliorer la situation économique et sociale en Tunisie. Michael Ayari, l'auteur du rapport est interviewé par Houda Ibrahim. Lire sur: http://www.rfi.fr/emission/20180113-tunisie-michael-ayari-evoque-nostalg...
(RFI 13/01/18)
Le premier appel à manifestation national de Fech Nestannew ressemble à un échec. Une centaine de personnes étaient présentes à Tunis vendredi après-midi. Et peu de rassemblements ont été signalés en région, si ce n'est à Sfax, la seconde ville du pays, où environ 200 personnes ont manifesté. Les protestations semblent donc marquer le pas. Il est vrai que si les manifestations nocturnes avaient déjà montré une accalmie, on aurait pu s'attendre à plus de participation. Car à en croire les sondages la plupart des Tunisiens sont mécontents de la loi de Finances. Alors selon Mohamed Dhia Hammami, un analyste politique, c'est d'abord l'organisation qui est défaillante : peu de personnes sont disponibles un vendredi à 13h. La communication a...
(Jeune Afrique 13/01/18)
Tunis Food Company (TFC) a ouvert mardi son premier restaurant KFC à Tunis et prévoit de créer cinq autres points de vente dans la capitale d'ici la fin de l'année 2018. C’est dans le quartier des Berges du Lac que la société Tunis Food Company (TFC), exploitant la franchise KFC en Tunisie, a choisi d’ouvrir son premier restaurant, ce mardi 9 janvier. Ce lancement a permis la création de 25 emplois. « Nous allons contribuer à la création d’une dynamique sur le marché », assure Firas Saied, PDG de TFC, qui précise que l’enseigne projette de créer en cours d’année cinq autres points de vente sur le Grand Tunis, avant de se déployer à Sousse et Hammamet en 2019. Premières...
(RFI 13/01/18)
Une pause hier soir dans la grogne sociale qui perturbe la Tunisie. Depuis lundi, des manifestations contre la vie chère se déroulent dans de nombreuses villes tunisiennes. Un mouvement qui se transforme, une fois la nuit tombée, en affrontements avec les forces de l'ordre. La violence a baissé d’un cran ce jeudi mais le mécontentement est toujours bien présent. Cette nuit a été plus calme que les trois précédentes. Quelques heurts ont tout de même eu lieu. A Siliana par exemple, dans le nord-ouest, et à Douz dans le sud dans pays, la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires. Le ministère de l’Intérieur a annoncé ce matin que 778 personnes avaient été arrêtées depuis le...
(AFP 12/01/18)
Quelques centaines de personnes ont manifesté vendredi à Tunis et à Sfax (centre) pour protester contre la loi de finances de 2018 qui impose des mesures d'austérité, et réclamer sa révision en adressant un "carton jaune" au gouvernement. A l'appel du mouvement "Fech Nestannew" ("Qu'est-ce qu'on attend"), qui a lancé en début d'année la contestation contre la hausse des prix, plus de 200 manifestants, la plupart des jeunes de moins de 25 ans, se sont rassemblés dans le centre de Tunis avant de défiler jusqu'à la préfecture, a constaté un journaliste de l'AFP. Les protestataires ont levé des cartons jaunes en criant: "Le peuple veut la chute de la loi de finances" de 2018, "Le peuple en a marre des...
(AFP 12/01/18)
Près de 780 personnes ont été arrêtées en Tunisie depuis le déclenchement lundi des troubles sociaux alimentés par des mesures d'austérité, a précisé vendredi le porte-parole du ministère de l'Intérieur Khlifa Chibani sur la radio privée Mosaïque FM. Le mouvement "Fech Nestannew" ("Qu'est-ce qu'on attend"), qui a lancé en début d'année la contestation contre la hausse des prix, a appelé de son côté à une nouvelle mobilisation vendredi. Selon M. Chibani, aucun acte de violence, de vol ou de pillage n'a été enregistré dans la soirée de jeudi dans le pays. Il a affirmé que les heurts entre jeunes et policiers avaient été "limités" et "sans gravité". Il a pourtant ajouté que 151 personnes impliquées dans des actes de violence...
(AFP 12/01/18)
La flambée de contestation sociale en Tunisie contre les mesures d'austérité met en évidence la fragilité du compromis démocratique mais manque de relais politique pour changer en profondeur la situation. Q: Comment comparer ce mouvement aux précédentes mobilisations, récurrentes ces dernières années? Si le déclencheur cette année a été une loi de finances prévoyant des augmentations d'impôts après une année de forte hausse des prix, "le fond des revendications reste le même que depuis 2011", souligne Selim Kharrat, un analyste politique tunisien. Les protestataires réclament avant tout dignité et travail, les slogans de la révolution qui avait renversé la dictature en 2011("travail, liberté, dignité nationale"). Ce sont également "les mêmes populations qui portent ces revendications: des jeunes au chômage, qui...
(Agence Ecofin 12/01/18)
La Banque tunisienne de solidarité (BTS) qui est spécialisée dans le financement des très petites entreprises (TPE) et des PME a approuvé au terme de l’année 2017 près de 13 165 demandes de crédit d’un montant global de 164 millions de dinars tunisiens (67,2 millions $) a fait savoir la direction de la banque. De manière détaillée, 36,5 % de ce crédit a été accordé aux diplômés de l’enseignement supérieur en Tunisie tandis que 48 % de ce crédit a été alloué à des femmes. La banque accordait en moyenne 25 000 dinars pour un projet d’investissement qui lui était soumis. La BTS révèle que ces crédits devraient contribuer à la création de 21 000 emplois. Rappelons qu’en 2016, la...
(AFP 12/01/18)
La soirée était calme jeudi en Tunisie sauf à Siliana (nord-ouest) où de nouveaux heurts sporadiques entre des jeunes et des policiers ont eu lieu, au quatrième jour d'une contestation alimentée par des mesures d'austérité. Des dizaines de jeunes sont descendus jeudi soir dans les rues et jeté des pierres sur des agents sécuritaires qui ont riposté par des tirs de gaz lacrymogène, a constaté un correspondant de l'AFP. Mais la situation était calme à Sidi Bouzid, ainsi qu'à Kasserine, autre ville du centre défavorisé du pays, et à Tebourba, à 30 km à l'ouest de la capitale, où un protestataire est décédé lors des heurts dans la nuit de lundi...
(AFP 12/01/18)
"Ici, il n'y a ni travail ni avenir", soupire Sami Dridi, 41 ans, tirant nerveusement sur une cigarette dans un café miséreux de Tebourba, une ville tunisienne secouée par trois nuits de heurts entre des protestataires et forces de sécurité. Avec un ami, ils partagent la cigarette et un café pour deux dans un quartier populaire de la ville, Bir Hkimi, où les routes sont défoncées et les terrains vagues plein de pierres servant d'armes aux protestataires. "Je n'ai pas un dinar sur moi", dit-il. "Tu te rends compte à quoi nous sommes réduits? C'est une vie de misère, cette ville est aux oubliettes, tellement marginalisée". Tebourba, où un homme est mort lundi soir lors de la première nuit de...
(Jeune Afrique 12/01/18)
La vague protestataire qui secoue la Tunisie a vu l'émergence d'un nouveau mouvement citoyen : « Fech Nestanew ? » qui appelle la mobilisation populaire face à la hausse des prix. Zoom sur ce nouveau phénomène. La hausse des prix subite, impliquée par l’entrée en vigueur de la loi de finances, le 1er janvier, a déclenché presqu’immédiatement une vague de protestation, qui s’étend désormais à tout le pays. À quelques jours de la date anniversaire de la révolution de 2011, qui a débouché sur la chute de Ben Ali le 14 janvier 2011, les manifestations sont quotidiennes. • Affrontements quotidiens On compte pas moins de 500 interpellations, dont 300 au cours des 24 dernières heures D’abord organisés en journée, les...
(RFI 12/01/18)
En quelques jours, la campagne « Fech Nestannew » est parvenu à mobiliser dans toutes les régions du pays contre la hausse des prix et nouvelle loi de Finances. Mais qui est à l’origine de cette campagne ? Et que veulent ses militants ? De notre correspondante en Tunisie, Si le mécontentement est bien réel, les manifestations de ces derniers jours en Tunisie ne sont pas pour autant spontanées. Elles sont le résultat d’une campagne lancée par des activistes jeunes mais expérimentés et proches du terrain : « Fech Nestannew ? » (« Qu’est-ce qu’on attend ? »....
(Le Monde 12/01/18)
L’échoppe est située entre un citronnier et une mosquée, à deux pas de la voie ferrée menant à Tunis. Hammam Lif est comme une lointaine banlieue de la capitale, mais ces vingt kilomètres de distance importent au fond assez peu. Dans la Tunisie gagnée par la fièvre sociale, la colère n’a plus de géographie, elle enjambe les cols comme les bretelles d’autoroute pour se loger jusqu’à la sandwicherie de Saïda Dellai, précieux baromètre des humeurs nationales. Foulard rose chutant sur sa blouse blanche, la patronne n’a rien d’une conjurée, elle est trop occupée à veiller sur ses bacs en aluminium emplis de laitues, d’œufs, d’oignons et de salami de dinde, garnitures qui viendront farcir le mlaoui, le pain feuilleté tunisien...

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