Samedi 20 Janvier 2018
(RFI 16/01/18)
L'invité matin est Mahdi Jomaa, ancien Premier ministre tunisien. Il a dirigé l'exécutif entre 2014 et 2015, avant de fonder son propre parti politique Al Badil (l’alternative). Malgré le succès relatif de sa transition démocratique, la Tunisie ne parvient pas à s'extirper de la morosité économique et sociale, ce qui conduit systématiquement à des protestations et des troubles. Alors que les Tunisiens ont marqué dimanche le 7ème anniversaire de la révolution, Mehdi Jomaa considère que le pouvoir en place manque d'audace et ne s’emploie pas réellement à améliorer la situation. RFI : La Tunisie connaît une situation économique difficile. Situation qui a une nouvelle fois poussé les Tunisiens à sortir dans la rue. Est-ce la conséquence de tout ce qui...
(AFP 15/01/18)
Le gouvernement tunisien a annoncé samedi une série de mesures, dont l'augmentation des allocations sociales, après une semaine de contestations marquées par des heurts et à la veille du septième anniversaire de la révolution. Selon ce plan d'action, l'allocation sociale en faveur des familles nécessiteuses passe de 150 dinars (50 euros) à 180 et 210 dinars (60 et 70 euros) en fonction du nombre d'enfants, soit une augmentation d'au moins 20%, a indiqué à la presse le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi. Selon une source gouvernementale, le plan prévoit également que l'Etat puisse se porter garant pour 500.000 familles aux revenus instables afin qu'elles puissent obtenir un prêt auprès de la banque...
(AFP 15/01/18)
Au terme d'une semaine de troubles sociaux, les Tunisiens ont marqué dimanche le 7e anniversaire de la révolution, certains exprimant leur fierté, mais d'autres criant surtout leur colère face à la persistance des maux -pauvreté, chômage et corruption- à l'origine de la chute de la dictature. Sur l'avenue Bourguiba de Tunis, l'un des lieux emblématiques du soulèvement qui fut le point de départ des révoltes arabes, des centaines de personnes ont manifesté par groupes séparés pour marquer l'anniversaire de la chute de Zine El Abidine Ben Ali après 23 ans de règne sans partage. Des membres du collectif citoyen "Manich Msamah" ("Je ne pardonnerai pas") ont défilé en brandissant les photos de "martyrs" de la révolution tandis que des jeunes...
(RFI 15/01/18)
On est bien loin des scènes de liesse d'il y a sept ans dans les rues de Tunisie. Tout un peuple chavirait alors de bonheur et applaudissait la chute du président Ben Ali. Ce 7e anniversaire de la révolution de Jasmin qui allait lancer la vague des « printemps » dans les pays arabes a été bien morose ce dimanche. Les espoirs sont déçus, la crise économique s'est enracinée. Après les troubles qui ont éclaté en début de semaine, des centaines de personnes ont défilé hier dans le calme dans les provinces et dans la capitale. Les manifestants réclament la fin des mesures d'austérité.
(RFI 15/01/18)
La Tunisie célébrait dimanche 14 janvier le septième anniversaire de la révolution. À cette occasion, comme tous les ans, la puissante centrale syndicale appelait à un rassemblement devant son siège, au centre-ville de Tunis. L'occasion d'affirmer ses positions sur la contestation sociale de cette dernière semaine, alors que l'UGTT était resté assez discrète jusque-là. Deux à trois cents personnes étaient rassemblées en milieu de matinée pour écouter le discours de Noureddine Taboubi. Si le secrétaire général de l'UGTT a critiqué le gouvernement, incapable selon lui de répondre aux demandes de la révolution. Il a tout de même adressé un satisfecit aux mesures sociales décidées la veille, samedi 13 janvier, pour tenter de calmer le mécontentement populaire : « La jeunesse...
(Agence Ecofin 15/01/18)
La Banque tunisienne de solidarité (BTS) qui est spécialisée dans le financement des très petites entreprises (TPE) et des PME a approuvé au terme de l’année 2017 près de 13 165 demandes de crédit d’un montant global de 164 millions de dinars tunisiens (67,2 millions $) a fait savoir la direction de la banque. De manière détaillée, 36,5 % de ce crédit a été accordé aux diplômés de l’enseignement supérieur en Tunisie tandis que 48 % de ce crédit a été alloué à des femmes. La banque accordait en moyenne 25 000 dinars pour un projet d’investissement qui lui était soumis. La BTS révèle que ces crédits devraient contribuer à la création de 21 000 emplois. Rappelons qu’en 2016, la...
(RFI 15/01/18)
Sept ans déjà que les Tunisiens sont sortis de la dictature au terme de ce que l'on a appelé le premier « printemps arabe », à l'issue duquel le président Zine el-Abidine Ben Ali s'enfuyait du pays avec fortune et bagages. L'anniversaire célébré aujourd'hui dans les rues de Tunis coïncide avec le mouvement social contre la hausse des prix. Un anniversaire et une manifestation sur fond de grogne sociale. « Le peuple veut faire tomber la loi des finances », voilà la phrase qui revient comme un refrain sur l’avenue principale de Tunis. Une référence directe à l’un des principaux slogans de la révolution de 2011 : « Le peuple veut faire tomber le régime. » Cette phrase donne la...
(RFI 15/01/18)
En ce jour anniversaire de la révolution de 2011 en Tunisie, le président de la République, Béji Caïd Essebsi, s’est rendu dans un quartier populaire en banlieue de Tunis. Il est venu inaugurer une Maison des jeunes. C’est la première fois qu’un chef de l’Etat se rendait sur place. Ce déplacement, minutieusement préparé, a été une opération de communication de grande ampleur. La grande cité Ettadhamen est l’un des plus importants quartiers populaires d’Afrique. En banlieue ouest de Tunis, le symbole est donc fort pour Beji Caïd Essebsi qui, par sa seule présence, veut rappeler qu’il est le président de tous les Tunisiens. Des centaines de personnes – enfants, jeunes, familles - se sont massés autour de la Maison des...
(Le Point 15/01/18)
Quel rapport entre l'interdiction infligée, à la veille de Noël, par Abu Dhabi, aux Tunisiennes de s'embarquer vers les Émirats pour des « raisons de sécurité », et la présence de la députée tunisienne Leila Chettaoui à un symposium intitulé « Le Qatar : patron de l'anarchie et des crises au Moyen-Orient », organisé à Bahreïn ? Le fait que les pays du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Bahreïn), qui ont rompu toutes relations diplomatiques avec le Qatar, veulent dorénavant impliquer l'Afrique du Nord dans leur combat. Abu Dhabi a tenté de faire pression pendant quelques jours sur Tunis (les vols de la compagnie Emirates, suspendus le 27 décembre, ont repris le 4 janvier) pour que le pouvoir tunisien...
(Agence Ecofin 15/01/18)
Le leader du fret aérien tunisien, Express Air Cargo, lance dès ce mois de janvier 2018, à partir du hub aéroportuaire et logistique de Tunis-Carthage, 25 nouvelles lignes aériennes tout cargo, principalement sur l’Afrique et le Moyen-Orient. Vingt-une dessertes couvriront un large spectre de pays de l’Afrique centrale et de l’Ouest. Trois autres nouvelles liaisons seront également mises en service pour couvrir l’Egypte, la Jordanie et le Liban. Elles s’ajouteront aux trois dessertes quotidiennes qui relient depuis Février 2017, Tunis à la France, l’Allemagne et Malte. «Conçu en mode de liaison de hub-à-hub, a expliqué le PDG d’Express Air Cargo, Anis Riahi, lors d’une conférence de presse à Tunis, le dispositif mis en place bénéficiera d’une desserte, pour les principales...
(RFI 15/01/18)
La Tunisie célèbre, ce 14 janvier, le septième anniversaire de sa révolution sur fond de contestation sociale. Et les autorités tunisiennes, qui avaient jusqu’à maintenant fait la sourde oreille face aux revendications, semblent changer d’attitude. Samedi 13 janvier le gouvernement a annoncé des mesures en faveur des plus pauvres, et le président Béji Caïd Essebsi est sorti de son silence pour prendre acte du malaise social. Y a-t-il une volonté d’apaisement de la part des autorités ? Béji Caïd Essebsi le reconnaît : « Le climat social et politique n’est pas bon ». Cette déclaration, le président de la République l’a faite à l’occasion d’une réunion tenue dans la matinée de samedi au palais de Carthage. L’objectif est de réunir...
(AFP 13/01/18)
Le président tunisien Béji Caïd Essebsi devait rencontrer samedi les partis au pouvoir, les syndicats et le patronat pour discuter des moyens de sortir de la crise après des troubles alimentés par des mesures d'austérité et marqués par des violences. Le calme est revenu globalement dans le pays depuis jeudi soir à l'exception de protestations mineures. Alors que la Tunisie marque dimanche le 7e anniversaire de sa révolution qui a mis fin à des années de dictature, un mouvement de contestation sociale a éclaté dimanche dans plusieurs villes après l'entrée en vigueur du budget 2018 qui prévoit des hausses de prix. Il a ensuite dégénéré en émeutes après la mort d'un homme durant une manifestation à Tebourba à l'ouest de...
(AFP 13/01/18)
Quelques centaines de personnes ont manifesté vendredi dans le calme contre les hausses de prix en Tunisie après plusieurs jours de heurts alimentés par une grogne sociale, à l'approche du septième anniversaire de la révolution. La nuit de jeudi à vendredi a été relativement calme après des émeutes nocturnes ces derniers jours dans plusieurs villes. Ces troubles sont nourris par un chômage persistant malgré la croissance, et des hausses d'impôts grignotant un pouvoir d'achat déjà éprouvé par une importante inflation. La mobilisation sociale traditionnelle à l'approche du septième anniversaire de la chute du dictateur Zine el Abidine Ben Ali le 14 janvier 2011, chassé du pouvoir par une révolution réclamant notamment travail et dignité, a été particulièrement explosive cette année,...
(RFI 13/01/18)
La grogne contre la vie chère, contre le chômage et contre la politique d'austérité du gouvernement s'est encore traduite dans la rue ce vendredi en Tunisie. Jeudi soir, de nouveaux heurts sporadiques ont éclaté entre jeunes et policiers à Siliana, au nord-ouest de la Tunisie, mais la situation est restée calme partout ailleurs. Une manifestation s'est tenue sur l'avenue Bourguiba à Tunis ce vendredi 12 janvier. La manifestation a quitté le théâtre du centre-ville de Tunis pour se diriger vers le gouvernorat. Sous une météo capricieuse, plusieurs dizaines de personnes, des militants, sont venus crier leur colère contre la vie chère et l’augmentation du prix de la vie. Ils contestent surtout le projet de loi de finances 2018 qui a...
(AFP 13/01/18)
Quatre personnes ont été arrêtées vendredi pour avoir attaqué deux écoles talmudiques dans un quartier juif de Djerba, a indiqué le ministère tunisien de l'Intérieur, les accusant d'avoir agi dans le but de "semer le chaos". Mercredi, ces deux écoles de la Hara el-Kbira ont été ciblées par des jets de cocktails molotov qui n'avaient atteint que leurs entrées, sans provoquer de dégâts à l'intérieur, selon Perez Trabelsi, responsable de la communauté juive tunisienne à Djerba. Âgés de 19 et 20 ans, les auteurs de cette attaque habitent Djerba et "ne sont pas connus pour avoir des appartenances religieuses extrémistes", précise le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Ils ont avoué leur acte, précisant avoir eux-mêmes confectionné et fait usage...
(Jeune Afrique 13/01/18)
À l'appel du collectif « Fech Nestanew », ils étaient plus d'un millier ce vendredi à Tunis pour protester contre la vie chère en Tunisie. Une vague de protestation qui s'est étendue dans plusieurs grandes villes. À 13 heures, ce vendredi 12 janvier, c’est l’heure de la prière mais aussi le coup d’envoi de la manifestation, organisée par le collectif « Fech Nestanew » (Qu’est-ce qu’on attend), dans plusieurs villes tunisiennes. « Pluie ou pas, les manifestations auront lieu ! », avait-on pu lire sur les réseaux sociaux durant la matinée. À Tunis, le rendez-vous est donné au centre-ville, devant le gouvernorat, bâtiment qui symbolise le pouvoir. Un peu plus loin sur l’avenue Bourguiba, où le 14 janvier 2011 la...
(Le Point 13/01/18)
Ça ne trompe pas. Passé 20 heures, les rues sont étrangement vides. Le mauvais temps, pluie et froid sur Tunis, n'explique pas tout. Les voitures ont quasiment disparu des trottoirs. Les violences nocturnes qui ont agité les quartiers sensibles (notamment les cités qui bordent la capitale) font craindre le vandalisme. Alors, on a rangé sa voiture. Comme à chaque soubresaut. Les mois d'hiver sont souvent socialement meurtriers en Tunisie. 1978, 1984, 2008 puis l'apothéose de 2011 avec la fuite du dictateur Ben Ali. C'était un 14 janvier. Aujourd'hui, à 48 heures du septième anniversaire de la révolution, une Tunisie s'est de nouveau enflammée. Pour des raisons similaires à 2011, mais dans un contexte différent. Les raisons ? Un chômage de...
(RFI 13/01/18)
Auteur d'un rapport sur la Tunisie édité à l'occasion du septième anniversaire du déclenchement de la révolution de 2011, Michael Ayari expose les possibilités d'endiguer la dérive autoritaire en Tunisie. Il indique que le pays tend à retomber dans ses anciens travers. Et ce, notamment en raison d'un manque de volonté politique de la coalition au pouvoir (nationaliste et islamiste) à mettre en œuvre la Constitution de janvier 2014 de manière effective. Le rapport souligne également l'absence d'une réelle stratégie politique et sociale pour améliorer la situation économique et sociale en Tunisie. Michael Ayari, l'auteur du rapport est interviewé par Houda Ibrahim. Lire sur: http://www.rfi.fr/emission/20180113-tunisie-michael-ayari-evoque-nostalg...
(RFI 13/01/18)
Le premier appel à manifestation national de Fech Nestannew ressemble à un échec. Une centaine de personnes étaient présentes à Tunis vendredi après-midi. Et peu de rassemblements ont été signalés en région, si ce n'est à Sfax, la seconde ville du pays, où environ 200 personnes ont manifesté. Les protestations semblent donc marquer le pas. Il est vrai que si les manifestations nocturnes avaient déjà montré une accalmie, on aurait pu s'attendre à plus de participation. Car à en croire les sondages la plupart des Tunisiens sont mécontents de la loi de Finances. Alors selon Mohamed Dhia Hammami, un analyste politique, c'est d'abord l'organisation qui est défaillante : peu de personnes sont disponibles un vendredi à 13h. La communication a...
(Jeune Afrique 13/01/18)
Tunis Food Company (TFC) a ouvert mardi son premier restaurant KFC à Tunis et prévoit de créer cinq autres points de vente dans la capitale d'ici la fin de l'année 2018. C’est dans le quartier des Berges du Lac que la société Tunis Food Company (TFC), exploitant la franchise KFC en Tunisie, a choisi d’ouvrir son premier restaurant, ce mardi 9 janvier. Ce lancement a permis la création de 25 emplois. « Nous allons contribuer à la création d’une dynamique sur le marché », assure Firas Saied, PDG de TFC, qui précise que l’enseigne projette de créer en cours d’année cinq autres points de vente sur le Grand Tunis, avant de se déployer à Sousse et Hammamet en 2019. Premières...

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