Samedi 25 Novembre 2017

Tunisie: le remaniement ministériel approuvé par le parlement

Tunisie: le remaniement ministériel approuvé par le parlement
(Xinhua 12/09/17)

TUNIS, (Xinhua) -- L'Assemblée des représentants du peuple (ARP) de Tunisie a approuvé, tard dans la soirée de lundi, le remaniement ministériel partiel dont 13 ministres et 7 secrétaires d'Etat proposé par le chef du gouvernement Youssef Chahed.

Chaque membre de ce remaniement, ayant été voté chacun à part par les députés présents au siège de l'ARP, était dans l'obligation de jouir d'une majorité absolue, soit 109 voix.

Mis à part le secrétaire d'Etat aux Transports (125 voix), tous les autres membres de cette composition a bénéficié d'au moins 133 voix favorables, tandis que les deux ministres de la Défense et des Finances ont eu la confiance la plus remarquable avec 153 voix favorables, chacun.

"Dans le respect total du pacte de Carthage annoncé par le président de la République en juin 2016, nous avons opté pour une évaluation chirurgicale du rendement gouvernemental avec le recours à une approche plus participative en impliquant les différents partenaires sociaux dont les deux centrales syndicale et patronale", a souligné le chef du gouvernement tunisien lors de son allocution à l'ARP.

Défendant les motifs de son choix, M. Chahed a tenu à préciser qu'il procédera à une attitude gouvernementale plus "honnête" et transparente avec ses compatriotes partant, principalement, d'une feuille de route globale pour faire sortir le pays de la crise, un plan économique et social, ainsi qu'un model de développement à moyen terme à l'horizon 2020.

Force sera de renforcer, a-t-il insisté, les capacités de l'Etat à maîtriser ses défaillances actuelles "pour ainsi remporter la bataille économique, développer la compétitivité de nos PME, promouvoir nos exportations, atténuer le déficit commercial, conquérir d'autres marchés outre l'amélioration des capacités sécuritaires contre le terrorisme et la contrebande".

Mis à part le "passif de l'Etat", a répliqué le chef du gouvernement tunisien, avec une crise dans le secteur de la couverture sociale, un développement régional timide, un déficit budgétaire gonflé, un endettement soucieux et une finance publique asphyxiée, "nous avons réussi - malgré la délicatesse de la conjoncture - à faire hisser certains indicateurs au vert".

M. Chahed a cité une croissance doublée entre 2016 et 2017 ainsi que des relances de 34%, 18% et 31% respectivement de la production des phosphates, des exportations et du nombre de touristes ayant visité la Tunisie en plus de 15% de croissance fiscale durant les sept premiers mois de 2017 et 7% auprès de l'investissement étranger.

Quant aux recettes du secteur touristique, le bilan exposé par le chef du gouvernement tunisien fait état d'une croissance de 22% en dinar tunisien et de 9% en devises.

Fondé à partie majeure sur l'investissement, le nouveau model de développement proposé par Youssef Chahed sera orienté vers la manipulation rentable et efficace des richesses de l'Etat.

"Nous avons pu détecter dans le secteur des domaines d'Etat non exploités des investissements globaux d'environ 5.200 millions de dinars (soit presque 2.140 millions de dollars) dans les trois prochaines années", a fais savoir le chef du gouvernement tunisien.

Du côté du plan stratégique à l'horizon 2020, adressé aux différents partis politiques le 5 septembre dernier contenant le fil conducteur des réformes structurelles phares, M. Chahed a annoncé les grandes lignes de sa vision qui consiste en gros sur la restauration des équilibres macroéconomiques du pays.

Dans ce sens, il a promis d'aboutir à 5% de croissance économique contre une moyenne actuelle de 3,5%, préserver un niveau acceptable de déficit budgétaire pour le stabiliser aux alentours de 3% du PIB, un endettement maintenu au-dessous de 70%, atténuer la masse salariale pour dégringoler de 40% du PIB actuellement à 12,5% à l'horizon 2020.

Ces objectifs stratégiques de l'actuel gouvernement dans sa nouvelle composition pour les trois prochaines années, a-t-il conclu, seraient une fois réussis en mesure de faire baisse de 3 points le taux de chômage.

"Tout cela sera tributaire de la stabilité politique et sociale qui devraient aller de pair avec notre nouvelle feuille de route détaillée."

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