Vendredi 20 Avril 2018

Tunisie : l’intenable position de Youssef Chahed

Tunisie : l’intenable position de Youssef Chahed
(Jeune Afrique 14/03/18)
Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed

A quelques semaines des élections municipales du 6 mai 2018, le Premier ministre tunisien est dans une position de plus en plus difficile : ses marges de manœuvre se réduisent à mesure qu'il perd des alliés. État des lieux.

Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, est donné pour partant depuis plusieurs semaines. Toujours en poste, mais avec des marges de manœuvres singulièrement rétrécies, le locataire de la Kasbah a surtout perdu l’appui de la centrale syndicale et du patronat ainsi que de partis signataires de l’accord de Carthage. Résultat, une tension politique malvenue, à quelques semaines des élections municipales du 6 mai 2018.

Beaucoup appellent au départ de Chahed, ou au moins à un remaniement pour les portefeuilles du Commerce, du Développement, de la Coopération internationale et de l’Investissement, dont les résultats ne sont pas probants en matière de contrôle de la balance commerciale et de relance de l’investissement.
Les poings liés

Les signataires de l’accord de Carthage, réunis le 12 mars par le président de la République, Béji Caïd Essebsi, ont temporisés en instaurant une commission chargée d’évaluer le gouvernement et de dresser une nouvelle feuille de route fixant les priorités économiques et un agenda pour la période à venir. Une parade qui n’aura cependant pas d’impact réel sur le rendement immédiat de l’exécutif, puisque le sort du gouvernement Chahed sera scellé avec la publication de ce nouveau programme de l’exécutif.

Dans les faits Chahed a les poings liés. La lutte contre la corruption, qu’il a lancée, est accusée d’épargner les politiques véreux et de rester sans grands résultats tangibles. Mais sa politique a surtout été prise en otage par les partis majoritaires – Ennahda et Nidaa Tounes – qui lui imposent aussi bien leur volonté que certains hommes de son équipe. Le chef de l’exécutif est également pris sous le feu des surenchères de l’Union Générale Tunisienne du travail (UGTT) et les critiques de la Centrale patronale.

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