Vendredi 15 Décembre 2017

En Tunisie, les chevilles ouvrières de l’entrée dans la Cedeao s’activent

En Tunisie, les chevilles ouvrières de l’entrée dans la Cedeao s’activent
(Jeune Afrique 04/12/17)
Le président de la République, Béji Caïd Essebsi (G), a reçu au palais de Carthage, le mardi 21 Novembre 2017, Marcel De Souza (D), Président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao)

Après la visite du président de la Commission de la Cedeao à Tunis, le secteur privé compte bien transformer l'essai. Des patrons tunisiens sont à la manœuvre et se regroupent pour peser sur les décideurs politiques.

« La Tunisie a tourné son regard vers le sud du continent en même temps que le Maroc, mais depuis peu elle accuse une forme de retard », constate Hakim Ben Hammouda, ancien ministre de l’Économie et des Finances, quelques jours après la visite à Tunis de Marcel de Souza, le président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), du 19 au 22 novembre. « Le secteur privé est resté très attentif aux évolutions, il pousse les décideurs politiques à prendre des décisions, poursuit-il. C’est de lui, en grande partie, qu’émanent les initiatives les plus audacieuses. »
Le TABC à la manoeuvre

Durant sa visite, Marcel de Souza a pu ainsi discuter avec des membres de l’organisation non-gouvernementale Tunisia Africa Business Council (TABC), créée en 2015 et présidée par Bassem Loukil, le patron du groupe Loukil, et dont Anis Jaziri, ancien conseiller économique du président Moncef Marzouki, est le secrétaire général. TABC est composée d’acteurs économiques, associés dans le but de replacer le continent africain au centre des politiques économiques.

Anis Jaziri assure à Jeune Afrique : « Les démarches pour intégrer la Cedeao sont bien réelles, bien concrètes ». Lors de la visite, de Marcel de Souza et Khémaies Jhinaoui, ministre tunisien des Affaires étrangères, ont signé un mémorandum d’entente comprenant une feuille de route pour développer les relations entre le regroupement régional et la Tunisie. « Le mémorandum, c’est un outil symbolique qui vient jalonner la route vers l’intégration. »

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