Mercredi 25 Avril 2018

En Tunisie, l’accès à la contraception et à l’IVG est en perte de vitesse

En Tunisie, l’accès à la contraception et à l’IVG est en perte de vitesse
(Jeune Afrique 15/03/18)

Des associations et des usagers tirent la sonnette d’alarme : entre manque de traitements et pénurie de moyens de contraception, la politique tunisienne d’accès aux soins reproductifs, exception régionale, connaît de nets reculs.

« On reçoit des témoignages de femmes à qui on a demandé une autorisation du conjoint avant d’avoir accès à l’avortement. Des femmes qui venaient chercher la pilule gratuitement et qui étaient redirigées vers des pharmacies… » La présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), Monia Ben Jémia s’inquiète, à l’unisson de nombreux professionnels de la santé. Il semble que le célèbre Office national de la famille et de la population (ONFP), cas unique dans la région, perde tous les jours de sa superbe. Pénuries en stérilets et préservatifs, manque de confiances avec ses prestataires, médecins et infirmiers… Les signes de crise se multiplient.
Raréfaction des traitements

Le cœur de l’action de l’ONFP, ce sont les centres de la santé reproductive, armatures du programme de planning familial. Des lieux où les femmes tunisiennes peuvent, gratuitement, avoir accès à différents moyens de contraception et à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Mais depuis plusieurs années, des usagères et des professionnels remarquent des manques. Pour assurer la gratuité, l’institution possède le monopole de la distribution de moyens contraceptifs dans les officines et les centres de santé.

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