Lundi 20 Novembre 2017

En Tunisie, dérives autoritaires et libertés sous surveillance

En Tunisie, dérives autoritaires et libertés sous surveillance
(Jeune Afrique 09/11/17)
Tunis, capitale de la Tunisie

Arrestations arbitraires, atteintes à la vie privée, humiliations, interdits de toutes sortes… Les dérives autoritaires liées à l’inadéquation entre de vieilles lois obsolètes et la Constitution se multiplient. Enquête.

Le 9 septembre, six jeunes âgés de 18 à 25 ans sont inculpés pour outrage à agent, attentat à la pudeur, ivresse sur la voie publique et trouble à l’ordre public. Ils seront écroués, puis relaxés par le juge. Parmi eux, l’activiste Afraa Ben Azza, régulièrement inquiétée pour les mêmes motifs par la police du Kef depuis 2015.

Un mois plus tard, le 6 octobre, Nassim, un Franco-Algérien, et son amie tunisienne, surpris en train d’échanger un baiser dans une voiture, tard dans la nuit, ont été poursuivis pour les mêmes chefs d’accusation mais condamnés en appel respectivement à quatre mois et deux mois de prison ferme, car les deux jeunes gens se sont rebellés contre les policiers.

Furieux de ne pas comprendre ce qui lui arrivait, Nassim, qui ne parle pas l’arabe, avait en effet menacé d’en référer à son ambassade et exigé les matricules des agents. Mal lui en a pris ; son attitude a déplu au point d’être qualifiée d’outrage à agent.

Procédures bafouées

Ce type d’incident est aujourd’hui fréquent en Tunisie, où la police ne badine pas avec les bonnes mœurs, qu’elle définit à sa manière. « Est-ce qu’une loi m’interdit d’embrasser ? » s’interroge Sihem, pourtant majeure, dont les parents ont été informés par la police qu’elle avait été contrôlée alors qu’elle se promenait avec son petit ami.

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