Vendredi 20 Octobre 2017

Cinéma – « À peine j’ouvre les yeux » de Leyla Bouzid : rock en stock

Cinéma – « À peine j’ouvre les yeux » de Leyla Bouzid : rock en stock
(Jeune Afrique 23/12/15)
Leyla Bouzid (au centre) reçoit le prix Muhr lors de la cérémonie de clôture du festival du film international de Dubaï, le 16 décembre 2015.

Le premier long-métrage de la Tunisienne évoque une jeunesse subversive en lutte contre un régime oppresseur et une présence islamiste étouffante. Une réussite !

Très décontractée, en jeans et T-shirt, Leyla Bouzid s’excuse d’arriver en retard dans cette brasserie et salle de concert, le Point éphémère, l’un de ces lieux au bord du canal Saint-Martin, à Paris, où la toute récente trentenaire aime fixer ses rendez-vous. La présence de plusieurs vigiles attentifs à l’entrée rappelle que moins d’une semaine auparavant, non loin de là, ont eu lieu les attentats du 13 novembre. Une ambiance qui fait écho au film de la Tunisienne, À peine j’ouvre les yeux, déjà couvert de prix dans des festivals prestigieux comme la Mostra de Venise, les Journées cinématographiques de Carthage et le festival de Dubai.

Certes, dit-elle, « un long-métrage sur les jeunes qui jouent du rock, les gens qui aiment sortir, la lutte contre un régime oppresseur et la présence étouffante des islamistes, même si l’histoire se déroule en Tunisie, cela résonne avec l’actualité parisienne ». Avant d’ajouter : « J’aurais pu être au Bataclan si ce soir-là je n’avais pas été prise par une avant-première de mon film. J’avais déjà assisté à trois concerts de rock ces dernières semaines ! Ce qui est sûr, c’est qu’À peine j’ouvre les yeux est un hymne à ce qui a été attaqué à Paris. »

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