Vendredi 26 Mai 2017

Ce jour-là : le 20 mars 1956, la Tunisie accède à l’indépendance

Ce jour-là : le 20 mars 1956, la Tunisie accède à l’indépendance
(Jeune Afrique 20/03/17)

Le mardi 20 mars 1956, « la France reconnaît solennellement l'indépendance de la Tunisie... ». Retour sur le déroulé de cette journée historique.

Une pluie fine et un petit vent doux donnent à Paris un air automnal. Vers 17 h 30 ce jour-là, un cortège de voitures traverse la Seine à vive allure et se dirige vers le Quai d’Orsay. Quelques instants après, une dizaine de personnes franchissent le perron du ministère français des Affaires étrangères.

Parmi elles, Tahar Ben Ammar, président du Conseil tunisien, Mongi Slim, ministre de l’Intérieur, tous deux arrivés de Tunis en début d’après-midi, ainsi que Bahi Ladgham, vice-président du Conseil, et Mohamed Masmoudi, ministre de l’Économie nationale, qui avaient négocié depuis le 27 février et conclu – avec l’aide déterminante d’Habib Bourguiba, chef du Néo-Destour, présent dans la capitale française – le protocole de l’indépendance de la Tunisie.

Absence de Bourguiba

Vers 17 h 40, la délégation tunisienne entre dans le salon rouge et or, accompagnée de Christian Pineau, ministre français des Affaires étrangères, et d’Alain Savary, chargé des questions tunisienne et marocaine dans le cabinet de Guy Mollet, entre autres responsables français. Une centaine de journalistes, photographes et cinéastes sont là pour immortaliser l’événement. Les flashs crépitent…

La cérémonie se déroule dans la simplicité. Ben Ammar lit la première moitié du protocole d’indépendance, avant d’être relayé par Pineau, qui prononce d’une voix ferme la phrase tant attendue : « La France reconnaît solennellement l’indépendance de la Tunisie… » Les deux hommes apposent ensuite leur signature au bas du document. Congratulations, poignée de main et sourires aux photographes.

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