Mardi 12 Décembre 2017

Afrique - COP23 : ce que les pays africains sont venus défendre

Afrique - COP23 : ce que les pays africains sont venus défendre
(Le Point 18/11/17)

À Bonn, la journée du 15 novembre était consacrée à l'Afrique, alors que le continent reste dans l'attente de voir concrétiser les multiples promesses d'engagements déjà pris par les partenaires mondiaux.
Après les promesses, les actes ? C'est ce qu'espèrent les différentes délégations présentes à Bonn en Allemagne, depuis le 6 novembre. Après l'euphorie suscitée par les espoirs des COP21 et 22 de Paris et Marrakech, l'heure est à la concrétisation des engagements. Un fil rouge tissé par tous les acteurs de l'événement, les négociateurs africains en tête.

En effet, l'Afrique, qui ne contribue qu'à 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), en subit pourtant les répercussions. Pour preuve, de 1995 à 2015 le continent a subi 136 épisodes de sécheresses, donc 77 pour la seule région d'Afrique de l'Est (chiffres de la Banque africaine de développement). Des épisodes aux conséquences dramatiques qui pourraient être limités si les objectifs des négociateurs africains étaient atteints à Bonn. Leurs attentes ? Plus de transparence sur le financement de l'atténuation des GES, et des réponses quant au financement de l'adaptation.

L'Afrique parmi les plus touchés si l'accord de Paris n'est pas respecté

« Question financements, il n'y a pas vraiment d'avancement pour le moment », déplore Angele Luh, directrice du bureau Afrique de l'Ouest pour le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), basé à Abidjan. Un sentiment partagé par Richard Munang, coordinateur du programme de l'ONU sur la transition écologique en Afrique. « Les négociations portant sur le financement des projets n'est jamais facile, admet-il. Mais la position de l'Afrique est claire : la concrétisation des engagements pris avec l'accord de Paris doit s'accélérer. »

Pour les négociateurs africains, il faut faire respecter la mesure phare de la COP21, à savoir limiter le réchauffement climatique à 2 °C d'ici 2100. Un impératif pour les pays africains. S'il n'est pas atteint, « le coût des dommages collatéraux sera sans précédent pour l'Afrique, qui est actuellement une des régions du monde les plus vulnérables », prévient Richard Munang. Selon un rapport de l'ONU publié en 2015, l'absence d'atténuation se traduirait par des coûts d'adaptation colossaux. Ils se chiffreraient entre 50 et 100 milliards de dollars par an d'ici 2050, et toucheraient même 2 % du PIB d'ici cette date. L'Afrique ne cédera donc pas, trop menacée par les potentiels désastres que pourrait engranger un réchauffement climatique plus important que prévu.

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