Vendredi 17 Novembre 2017
(Jeune Afrique 17/11/17)
Le président en avait fait une de ses grandes promesses de campagne. Mais deux ans et demi après son élection, la lutte contre la corruption n’a pas donné de grands résultats… « La corruption n’a pas de place dans mon administration. » Ce slogan de Muhammadu Buhari avait fait rêver plus d’un Nigérian. D’autant qu’il était répété à longueur de journée, comme un mantra, durant sa campagne présidentielle, en 2015. « Il nous recevait chez lui pieds nus. Son humilité nous impressionnait », souligne un diplomate. Son physique d’ascète et sa raideur de militaire renforçaient cette impression d’austérité à toute épreuve. C’est d’ailleurs cette volonté affichée de lutter contre la culture du bakchich qui a...
(Jeune Afrique 17/11/17)
Poussé dans ses retranchements lors de l’université d’été du patronat, le chef de la diplomatie algérienne, Abdelkader Messahel, lâche ses coups… sur le Maroc. Et déclenche une nouvelle crise entre les deux voisins. Portrait-itinéraire d’un membre phare de l’entourage présidentiel. Ce vendredi 20 octobre s’annonçait plutôt tranquille pour Abdelkader Messahel, ministre algérien des Affaires étrangères. Une intervention devant des hommes d’affaires réunis au siège de la foire d’Alger et, peut-être, un déjeuner composé de sardines grillées, voilà qui devait faire son bonheur en ce premier jour du week-end. Mais la matinée va se dérouler tout autrement. Invité, comme bon nombre de ses collègues du gouvernement, à l’université d’été du Forum des chefs d’entreprise (FCE, patronat), Messahel prend donc le micro...
(Jeune Afrique 17/11/17)
L'accord scellé entre Nidaa Tounes, Ennahdha et l'UPL de Slim Riahi a réactivé les craintes concernant une alliance contre-nature sur la scène politique tunisienne. Les vieux démons du parti unique refont surface. Les deux annonces ont été faites presque simultanément. Le lendemain de la création, vendredi 10 novembre 2017, d’un nouveau Front parlementaire, mené par des déserteurs de Nidaa Tounes et deux autres partis au gouvernement, Ennahdha avait déjà évoqué – lors de l’assemblée générale de son bloc parlementaire – une éventuelle coalition avec Nidaa et l’Union Patriote Libre, le troisième parti le plus représenté au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple.
(Le Monde 17/11/17)
En visite à Paris, le chef d’Etat guinéen, président de l’Union africaine, estime que la nouvelle force régionale du G5 Sahel est bien plus adéquate que les casques bleus. Sept ans qu’il préside aux destinées de la Guinée et pourtant Alpha Condé continue de détonner parmi ses pairs. Le protocole, il s’en fiche. Indexer en public ses ministres ne le gêne pas le moins du monde. A 79 ans, il demeure un chef d’Etat à nul autre pareil. Un hyperprésident...
(RFI 17/11/17)
Vers une relance d'un dialogue inter-burundais en crise depuis plus d'une année. L'équipe du facilitateur dans cette crise, l'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, est en train d'envoyer depuis deux jours des invitations aux protagonistes de la crise burundaise. Un nouveau round du dialogue inter-burundais qui doit avoir lieu du 27 novembre au 8 décembre, deux semaines de discussions pour tenter de vider la question, selon des sources diplomatiques. L'ordre du jour de ces discussions n'a pas encore été communiqué, tout comme la liste des personnes invitées, une liste qui a toujours été la pierre d'achoppement lors des trois premiers rounds de discussions, notamment sur la participation du gouvernement...
(Jeune Afrique 17/11/17)
Limogée le 15 novembre de la tête de la compagnie pétrolière nationale, la fille de l'ancien président José Eduardo dos Santos a publié un communiqué dans lequel elle fait le bilan de son année passée à la Sonangol. Pas rancunière, Isabel dos Santos. Au moins d’apparence. La fille de l’ex-président angolais, limogée le 15 novembre par le nouveau président João Lourenço de son poste de présidente du conseil d’administration de la compagnie pétrolière nationale Sonangol, a publié un long communiqué dans lequel elle revient sur son bilan. Un texte qui ressemble fort à un chant du cygne.
(RFI 17/11/17)
Au Zimbabwe, Robert Mugabe est toujours assigné à résidence. L'armée qui s'est déployée dans Harare, et qui encercle les principaux bâtiments officiels, est aussi toujours positionnée autour de la demeure du président, réuni avec sa famille, dont sa femme, Grace Mugabe, l'une des cibles du coup de force des militaires, qui refusent qu'on parle de coup d’Etat. Mais le chef de l’Etat n’entend pas encore céder. Robert Mugabe s'opposerait à la médiation d'un prêtre catholique, Fidelis Mukonori. Une information recueillie...
(RFI 17/11/17)
C'était toujours l'incertitude jeudi soir 16 novembre, pas d'annonce d'accord au Zimbabwe, malgré des heures de discussions depuis l'arrivée mercredi soir de deux émissaires sud-africains, deux ministères envoyés par Jacob Zuma. L'Union africaine a confié le dossier à la SADC, l'organisation sous-régionale d’Afrique australe, qui promet un sommet extraordinaire, mais sans préciser de date. Tout semble donc se jouer à Harare à la présidence où se déroulent ces négociations. Rien n'a filtré, rien à part quelques clichés qui agitent les...
(Le Monde 17/11/17)
A la tête de l’opération de maintien de la paix des Nations unies au Mali, Mahamat Saleh Annadif doit faire face à une guerre asymétrique, imposée par les djihadistes. Ancien ministre tchadien des affaires étrangères (1997-2003), Mahamat Saleh Annadif, 61 ans, diplomate expérimenté, dirige depuis 2015 la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies au Mali (Minusma), forte d’environ 14 000 hommes (11 000 militaires, 1 700 policiers, 1 180 civils). Déployée depuis juillet 2013 alors que le Mali était la proie de groupes armés sécessionnistes touareg, la Minusma doit dorénavant faire face à des attaques djihadistes.
(RFI 17/11/17)
La communauté internationale est montrée du doigt en Libye pour son incapacité à protéger les migrants. C'est l'ONU, pourtant partenaire de l'UE dans la gestion des migrations, qui a fait ce constat terrible. Le dirigeant du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Zeïd Raad al-Hussein, dans un communiqué d'une rare violence, accuse l’UE de fermer les yeux sur les « horreurs inimaginables » subies par les migrants en Libye. Un constat très dur qui n'a pas été très apprécié...
(AFP 16/11/17)
Une nouvelle donne à Tunis alors qu'on évoque l'idée d'un gouvernement de salut national. Soumis à de fortes turbulences, les deux principaux partis (Nidaa Tounes et Ennahdha) nouent une alliance avec l'UPL. La photo a été prise dans le bureau d'Hafedh Caïd Essebsi, le fils du président de la République. Le leader de Nidaa Tounes fait face à Rached Ghannouchi, le patron historique des islamistes tunisiens, et à un revenant, Slim Riahi. L'homme, la mine plutôt sombre, arbore une nouvelle...
(La Tribune 16/11/17)
Face aux impacts de la crise sociopolitique qui secoue le pays depuis trois mois, les autorités togolaises prennent leurs dispositions pour rassurer les investisseurs de tous horizons et les opérateurs économiques. Lors d'une réunion tenue ce mardi, le premier ministre togolais a évoqué des mesures prises par le gouvernement. Mais ce jeudi encore et ce pour trois jours, l'opposition est encore dans la rue en dépit des annonces de dialogue. La crise sociopolitique au Togo depuis le 19 août 2017 est évidement néfaste pour l'économie du Togo et le gouvernement en a conscience. Lors d'une réunion du Comité de concertation entre l'Etat et le secteur privé tenue ce mardi 14 novembre 2017...
(La Tribune 16/11/17)
L’armée zimbabwéenne semble avoir réussi son pari et à décrocher le départ de Robert Mugabe de la présidence du pays. Ce dernier devrait quitter le pays dès ce soir, alors qu’Emmerson Mnangagwa devra prêter serment dès le 17 novembre. L’armée aurait offert l’immunité à Robert Mugabe, alors que son épouse serait actuellement en Namibie. Après un long règne, le président Robert Mugabe aurait cédé le pouvoir à Emmerson Mnangagwa, selon le compte twitter de la présidence zimbabwéenne. Ce dernier aurait...
(Le Monde 16/11/17)
Des journalistes de CNN ont filmé une vente d’êtres humains. L’ONU a dénoncé une situation « inhumaine », et la Libye assure qu’une enquête va être ouverte. « Qui a besoin d’un mineur ? C’est un mineur, un grand homme fort, il va creuser. » Des journalistes de CNN ont filmé une vente aux enchères d’êtres humains, en cachant leurs caméras, en Libye, non loin de la capitale, Tripoli. En l’espace de quelques minutes, ils ont assisté à la vente d’une douzaine de migrants, cédés par des passeurs pour des sommes allant de 500 à 700 dinars libyens (jusqu’à 435 euros).
(Jeune Afrique 16/11/17)
À cinq mois des élections municipales, Mohamed Tlili Mansri prend les rênes d'une instance qui a eu du mal à élire son dirigeant. C'est sans compter un paysage politique en pleine recomposition. La cinquième tentative pour réunir les 109 voix nécessaires à l’élection du président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) a été cette fois-ci la bonne. Vacant depuis la démission en juin 2017 de Chafik Sarsar qui en était aux commandes, le poste sera désormais occupé par l’avocat Mohamed Tlili Mansri. Ainsi en ont décidé 115 députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) le lundi 13 novembre.
(Les Echos 16/11/17)
La Banque mondiale se penche ce jeudi à Paris sur les difficultés de ce pays pauvre d'Afrique, dont les besoins de financement sont considérables pour multiplier la valeur de sa production agricole ou de bauxite. La Guinée était jadis le principal exportateur mondial d'ananas, « elle n'en a pas vendu une tonne à l'étranger l'an dernier », peste dans sa plantation Moussa Camara, président de la fédération des planteurs d'ananas de Basse Guinée. Tandis qu'à quelques heures de routes défoncées de là un barrage hydroélectrique en construction est censé contribuer à la réduction des coupures de courant, quasi quotidiennes...
(Jeune Afrique 16/11/17)
Alors qu'Alpha Condé et dix de ses ministres sont à Paris afin d'y rencontrer des partenaires financiers et opérationnels, J.A. s'est entretenu avec Kanny Diallo, ministre guinéenne du Plan. Conakry organise ces 16 et 17 novembre à Paris une conférence en vue de trouver des partenaires financiers et opérationnels pour la mise en place de son Plan national de développement économique et social (PNDES), pour un besoin de financement total estimé à 14,6 milliards de dollars. Plus de 300 participants...
(AFP 16/11/17)
Le groupe armé Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), à la tête d'une coalition de groupes armés participant aux violences qui meurtrissent le pays depuis 2013, a déclaré "suspendre" sa participation au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). "Le bureau politique (du FPRC) suspend toutes les négociations en cours avec le gouvernement, et retire ses représentants auprès du comité" du DDR, selon un communiqué daté du 13 novembre et signé par le leader du groupe armé, Nourredine Adam.
(Jeune Afrique 16/11/17)
Alors que le président Robert Mugabe affirme être détenu à son domicile, dans une capitale en partie contrôlée par l’armée, la fronde des militaires zimbabwéens révèle les fractures entre les vétérans de la guerre de libération et l’ambitieuse Grace Mugabe. Spécialiste du Zimbabwe au Centre d’étude d’Afrique noire (CEAN), Daniel Compagnon analyse les deniers événements survenus dans le pays, 24 heures après que l’armée a pris position dans la capitale La situation est toujours confuse au Zimbabwe, ce mercredi 15...
(Le Monde 16/11/17)
Pour le journaliste Marnix de Bruyne, le coup d’Etat de l’armée vise à protester contre le limogeage du vice-président Emmerson Mnangagwa. Au Zimbabwe, les tensions entre factions au sein du parti au pouvoir, l’Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF), ont dégénéré, dans la nuit de mardi 14 à mercredi 15 novembre, en un coup d’Etat qui ne dit pas son nom. Mercredi, l’armée contrôlait les rues de la capitale, Hararé, dans le cadre d’une opération destinée, selon elle, à...

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