Mardi 24 Avril 2018
(AFP 30/03/18)
Jusque-là, leur duel était resté plutôt discret. Mais six mois après leur passation de pouvoir, les frictions politiques qui opposent le nouveau président de l'Angola Joao Lourenço et son prédécesseur Jose Eduardo dos Santos ont éclaté au grand jour. En prenant les rênes du pays, l'ex-ministre de la Défense Lourenço a décrété la rupture avec les trente-huit ans du règne sans partage de M. dos Santos, qu'il avait fidèlement servi. A un pays en pleine crise pour cause de chute des cours du pétrole, il a promis un "miracle économique" et l'éradication de la corruption et du népotisme reprochés à l'ancien régime. Un à un, la plupart des chefs des institutions et des entreprises publiques...
(La Tribune 29/03/18)
Alors que le dialogue inter-togolais sous la houlette du président ghanéen se poursuit, dans la douleur, la coalition de l'opposition a tenu à faire connaître au pouvoir les limites à ne pas franchir. Pour Brigitte Adjamagbo-Johnson et les siens, pas question d'un autre mandat pour Faure Gnassingbé, déjà engagé dans son troisième mandat au pouvoir. Pour la coalition des 14 partis politiques de l'opposition au Togo, on pourrait ''dialoguer'' de tout sauf d'une autre candidature de Faure Gnassingbé en 2020. L'opposition s'est catégoriquement déclaré ce début de semaine contre cette possibilité qualifiant même l'idée d'une escroquerie politique. « C'est vraiment immoral, c'est une escroquerie politique », a laissé entendre Brigitte Adjamagbo-Johnson, coordonnatrice de la coalition de l'opposition, lors d'une conférence...
(La Tribune 29/03/18)
Le match pour remporter le fauteuil de la présidence de l’UDPS aura lieu devant la justice. Par hommes liges interposés. Les hostilités ont été déclenchées par ce procès, renvoyé à la semaine prochaine entre Jean Marc Kabund et Tharcisse Loseke. L’un et l’autre déploient leurs manœuvres en faveur d’un poker judiciaire, médiatique et politique qui devrait opposer Félix Tshisekedi et Bruno Tshibala. Faites vos jeux ! Les avocats des deux parties ont fait valoir leurs arguments lors de l'audience de...
(Jeune Afrique 29/03/18)
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris dira le 13 juin si elle accède ou non à la demande d’extradition de François Compaoré formulée par les autorités du Burkina Faso, qui souhaitent l’entendre dans l’affaire de l'assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo, en 1998. C’est d’une voix presque inaudible que François Compaoré lance aux juges parisiens : « Je refuse d’être remis aux autorités burkinabè. » Dans une salle d’audience surchauffée, ce mercredi 28 mars, figurent en...
(Jeune Afrique 29/03/18)
L'accident a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi à Douéra, près d'Alger. Ce drame survient alors que le collectif des médecins résidents est engagé dans un bras-de-fer tendu avec le gouvernement sur des revendications salariales et statutaires. Le drame aurait pu être rangé dans la catégorie des fait divers, sauf qu’il intervient en pleine grogne des médecins en Algérie. Trois femmes, dont deux médecins résidentes – la troisième est vétérinaire-, sont décédées dans la nuit de mardi...
(Jeune Afrique 29/03/18)
Trente ans après l’assassinat de cette figure de l’ANC en France, le 29 mars 1988, le mystère demeure sur l’identité de son auteur et de ses potentiels commanditaires… Quelques secondes ont suffi. Pas de doute, les assassins savaient ce qu’ils faisaient. Une exécution au modus operandi aussi terrible que précis : quatre balles tirées au visage puis une dernière dans la nuque. Ce 29 mars 1988, vers 9 h 45, policiers et secouristes ont beau foncer toutes sirènes hurlantes en direction du 28,...
(Jeune Afrique 29/03/18)
Véritable arme du gouvernement sous Ben Ali, la torture policière persiste en Tunisie. Une situation que les observateurs nationaux et internationaux expliquent par la persistance de l’impunité des forces de sécurité, qui pousse de plus en plus de victimes à garder le silence. « L’impunité » des forces de sécurité est au centre des attentions en Tunisie. Alors que des ONG demandent depuis une semaine au gouvernement de mettre fin à « l’impunité qui prévaut en matière de violations des...
(Jeune Afrique 29/03/18)
Le 26 mars 1984 s'éteignait Ahmed Sékou Touré, le premier président de la Guinée indépendante, après un règne d'un quart de siècle. Trente-quatre plus tard, son bilan suscite toujours la controverse parmi les Guinéens. Si certains se souviennent avant tout de son « Non à De Gaulle », d'autres rappellent les nombreuses exactions de l'ancien chef de l'État. Sékou Touré : le héros et le tyran. C’est ainsi que l’historien guinéen Ibrahima Baba Kaké avait intitulé l’ouvrage (paru en 1984 aux éditions Jeune Afrique) qu’il a consacré au premier président guinéen, Sékou Touré.
(Jeune Afrique 29/03/18)
Mis en examen le 21 mars, Nicolas Sarkozy nie farouchement avoir bénéficié des largesses du « Guide » libyen. Retour sur une idylle qui a tourné à l’aigre. Nicolas Sarkozy a raison. Quand il dit « c’est la France, c’est la fonction de président de la République qui est en cause », il reconnaît – à son corps défendant – que sa mise en examen peut déclencher le plus gros scandale de la Ve République française. Le candidat Sarkozy a-t-il...
(Jeune Afrique 29/03/18)
Le 9 mars dernier, le président kenyan Uhuru Kenyatta et son adversaire, Raila Odinga, ont créé la surprise en échangeant une poignée de main, après des mois d'affrontements. Mais l'unité nationale ne pourra se faire qu'avec des hommes politiques capables de se fixer des limites pour arriver au pouvoir et s’y maintenir. Tribune. Ils se sont rencontrés. Ils ont échangé une belle poignée de main devant les caméras et fait une déclaration conjointe appelant à la fin de leurs différends...
(Jeune Afrique 29/03/18)
Si pour les services du FMI, la situation macroéconomique de la Grande Île s’est considérablement améliorée ces derniers mois, la compagnie publique d’eau et d’électricité Jirama continue de grever les finances publiques. « Une croissance soutenue et stable en dépit des chocs », une hausse des réserves de change, générant des liquidités « bien gérées » par la Banque centrale, un recul prévu de l’inflation… Le FMI est rarement dithyrambique, mais la déclaration publiée ce 28 mars, suite à la...
(Jeune Afrique 29/03/18)
Les participants du forum sur les réformes institutionnelles, qui s’est terminé mardi à N’Djamena, ont adopté un texte préconisant un renforcement des pouvoirs du président. L’opposition avait boycotté les discussions. « Le socle de la nouvelle République a été posé. Mieux, tout le dispositif institutionnel qui devrait porter l’État refondé a été étudié […] dans toutes ses subtilités », s’est réjoui Idriss Déby Itno, ce mardi, lors de la clôture du Forum national inclusif sur les réformes institutionnelles. Renforcement du pouvoir présidentiel Le texte adopté pose les bases des réformes à venir, au premier rang desquelles un virage vers un régime présidentiel « intégral », les participants du forum...
(Jeune Afrique 29/03/18)
Le fonds d’investissement appartenant à la famille royale change de raison sociale pour se nommer désormais Al Mada. Un changement qui marque l’aboutissement de la mutation profonde de ce holding, autrefois pilier de la place boursière casablancaise. « Bien sûr que ça fait quelque chose ! C’est un peu la fin d’une époque ». C’est ainsi que ce vieux routier du marché casablancais commente l’annonce du changement de raison sociale de la Société nationale d’investissement (SNI). Une décision rendue publique ce mercredi 28 mars, à l’issue d’un conseil d’administration qui restera dans les annales…
(Jeune Afrique 29/03/18)
Près d’un mois après son arrivée à Paris, Bruno Tshibala n’est toujours pas rentré à Kinshasa. De sources concordantes, des raisons de santé ont contraint le Premier ministre de la RDC à prolonger son séjour. Il a notamment subi une nouvelle opération à l’œil gauche en urgence, le 15 mars. Bruno Tshibala n’a plus remis les pieds dans ses bureaux de la primature depuis près d’un mois. Que fait-il à Paris depuis le 3 mars ? Pourquoi n’a-t-il toujours pas...
(La Tribune 28/03/18)
Les débats longs et houleux se sont en réalité nourris des inimitiés politiques et des sensibilités personnelles. La catharsis nationale des douleurs pendant les années noires risque d’être stoppée nette par ce vote des parlementaires qui met un terme au mandat de quatre ans de l’Instance Vérité et Dignité (IVD). Au-delà, c’est tout le processus de justice transitionnelle qui prend un sérieux coup de frein. Symbole de l'ambiance électrique de ces débats de deux jours entamés samedi 24 mars, les députés d'Ennahda (islamo-conservateurs) et du Courant démocratique ont préféré claquer la porte de l'Hémicycle que de participer au vote.
(La Tribune 28/03/18)
La retraite présidentielle forcée risque de ne pas être de tout repos pour Jacob Zuma. Après plusieurs tergiversations, la justice sud-africaine a décidé de renvoyer l’ancien président sud-africain devant les tribunaux pour fraude, blanchiment d’argent et corruption dans l’affaire Thint-Thales. L’audience fixée au 6 avril prochain devrait acter de façon formelle, la mise en accusation de Jacob Zuma ainsi que de responsables du groupe français à l’époque des faits. «Mister Scandal» va-t-il se tirer d’affaire comme pour les plus de...
(AFP 28/03/18)
Deux ans déjà mais pas de sortie de crise en vue. Malgré ses efforts, le Mozambique ne parvient pas à se dépêtrer du scandale de sa "dette cachée", qui pèse sur la confiance des investisseurs, les performances de son économie et sa vie politique. La semaine dernière, les créanciers du pays ont sèchement rejeté la dernière offre du gouvernement pour restructurer 2,2 milliards de dollars de sa dette publique, dont il a suspendu depuis plus d'un an tous les remboursements. "Ce plan ne permet pas d'engager une discussion sérieuse en vue d'une solution réaliste", a tranché le groupe qui représente 80% des créanciers du Mozambique à l'issue d'une réunion à Londres avec son ministre des Finances, Adriano Maleiane.
(Jeune Afrique 27/03/18)
Lors d'un récent passage à Paris, Trésor Nzila Kendet, directeur exécutif de l'Observatoire congolais des droits de l'homme, et Christian Mounzeo, coordonnateur de la campagne « Publiez ce que vous payez au Congo », ont livré à Jeune Afrique leur regard sur l’état actuel du Congo-Brazzaville. Interview croisée. « Pas facile » d’être défenseur de l’environnement et des droits humains au Congo-Brazzaville, souffle Christian Mounzeo, coordonnateur de la campagne « Publiez ce que vous payez au Congo ». Les bureaux...
(Jeune Afrique 27/03/18)
Situation dans le Sahel, collaboration avec l’Algérie, retour des combattants de Daesh, coordination avec les services étrangers… Le patron du BCIJ se met à table. Il est le visage de la lutte antiterroriste au Maroc, et il l’était avant même la création du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ). Abdelhak Khiame, 58 ans, qui menait, en tant que patron de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), les enquêtes les plus importantes (y compris celles liées au terrorisme), a l’habitude...
(RFI 27/03/18)
La classe politique gabonaise est en deuil. Jules Aristide Bourdes Ogouliguendé, ancien président de l'Assemblée nationale sous Omar Bongo dont il est devenu un des principaux opposants, est décédé d'une maladie dans une clinique à Libreville. Il a combattu Bongo père, dont il a d'abord été ministre, puis Bongo fils. La disparition de Jules Aristide Bourdes Ogouliguendé a plongé toute la nation dans la tristesse. La télévision nationale a ouvert son 20 heures par la triste nouvelle. Juriste et chef de parti, Ogouliguendé a soutenu Jean Ping lors de la présidentielle de 2016.

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