Samedi 27 Mai 2017
(Ouest-France 27/05/17)
La ville de Bangassou, à 500 km de Bangui, la capitale, sombre à nouveau dans le chaos. Le quotidien des civils et des humanitaires est rythmé par les prises d'otage et les agressions. À Bangassou, le cauchemar a commencé début mai : six Casques bleus de la Minusca tués dans une embuscade tendue par des villageois, l'arrivée d'une centaine d'hommes armés, puis le massacre des musulmans. Djamil, l'un des rescapés, raconte : « Les Casques bleus ont dit aux musulmans de se réfugier dans la mosquée. Ce qu'ils ont fait. Puis les Casques bleus les ont abandonnés.»
(RFI 27/05/17)
L'UE avait déjà pris des sanctions contre des personnalités congolaises. Elle vient de dresser une nouvelle liste de neuf hauts responsables de RDC, qui vont se voir à leur tour sanctionnés le mois prochain. Ceux-ci n'auront plus droit aux visas Schengen et leurs biens et avoirs en Europe vont être gelés. Les Européens constatent qu'à l'évidence, le message de leur condamnation - au moins morale - de la conduite des affaires en République démocratique du Congo n'a pas été bien compris à Kinshasa. Aussi, l'UE entend faire preuve d'une fermeté nouvelle vis-à-vis de ceux qui, en RDC, se rendent coupables de violations graves et répétées des droits humains, de recours excessif à la force, et qui par leur parole et...
(TV5 27/05/17)
Au Tchad, cela fait deux semaines que les enseignants de l'université de N'djamena ont déposé leurs craies. Ils réclament plus de 7 mois d'arriérés de prime de recherche. Un mouvement de grève qui prend de l'ampleur selon le syndicat des enseignants. Ce qui fait craindre un nouvelle année blanche. Les enseignants de l'université de N'djamena sont en grève depuis deux semaines maintenant. Ils dénoncent la gestion financière calamiteuse du gouvernement. Les maîtres réclament plus de 7 mois d'arriérés de prime...
(BBC 26/05/17)
Le président Bissau Guinéen, José Mario Vaz a estimé jeudi que les politiciens manipulent les militaires pour contourner les dispositions constitutionnelles. "Les politiciens instrumentalisent les militaires pour violer l'ordre constitutionnel" a affirmé jeudi José Mario Vaz chef de l'Etat lors d'une rencontre avec la presse. Il a dressé le bilan de sa présidence au terme d'une rencontre avec les populations de l'intérieur du pays. Le président, surnommé "Jomav" dans son pays, a par ailleurs mis l'accent sur l'accord politique de Conakry en faisant savoir qu'il ne mentionne pas le nom d'un Premier ministre. "L'accord de Conakry me donne la possibilité de designer un premier ministre auquel je fais confiance " a-t-il souligné.
(RFI 26/05/17)
En RDC, on attend l'arrivée dans les prochains jours d’une équipe d'enquête administrative de l’ONU suite à l'assassinat de deux de ses experts en mars dernier. Près d'un mois après avoir été constituée, quel sera le rôle de cette équipe de six personnes alors que l’ONU a, pour la première fois mardi 23 mai, mis en doute les conclusions de l’enquête menée par la justice militaire congolaise. La mission de l’équipe onusienne sera-t-elle d’enquêter sur la gestion en interne de...
(Jeune Afrique 26/05/17)
Plus de 31 millions de personnes dans les monde ont été déplacées dans leur propre pays à cause de guerres, de violences ou de catastrophes naturelles en 2016, selon un rapport du Centre de surveillance des déplacements internes (IDMC) du Conseil norvégien des réfugiés (NRC). Sur le continent africain, la République démocratique du Congo et le Nigeria occupent le haut du tableau. Parmi les 6,9 millions de nouvelles personnes chassées de leur domicile par une guerre l’an dernier dans le...
(Le Monde 26/05/17)
Le village de Kwilu-Ngongo est le théâtre d’un gigantesque embouteillage depuis l’effondrement de la route nationale 1, vitale pour l’économie congolaise. A Kwilu-Ngongo, dans l’ouest de la République démocratique du Congo (RDC), les événements et les voyageurs sont rares. Les habitants n’ont rien à montrer ni à vendre, leurs voitures sont des ruines où ils étendent du linge ; quelques-uns possèdent des chaises en plastique devant leur maison en terre. Il a fallu que la route nationale 1 (RN1) soit...
(Le Point 26/05/17)
Président depuis 16 ans, Joseph Kabila s'accroche à son fauteuil. Et nombre d'indices montrent qu'il est prêt à faire payer au pays le prix fort. Tout faire pour retarder l'organisation des élections et, si possible, changer la Constitution afin de briguer un nouveau mandat. C'est manifestement l'objectif de Joseph Kabila, théoriquement empêché de se succéder à lui-même au Congo-Kinshasa. D'est en ouest, le pays sombre peu à peu dans une violence entretenue savamment – disent certains – par les autorités. Analyse. À l'est, des troubles récurrents S'il y avait un enfer sur terre,Beni en serait la capitale.
(Le Monde 26/05/17)
Après avoir réprimé dans le sang les manifestations, le gouvernement interdit tout rassemblement public et maintient un climat de peur. Reportage en région Oromia. Bekuma parle tout bas. Il jette un regard à gauche, un autre à droite. Il y a beaucoup de passage dans ce café du centre-ville de Waliso, ville éthiopienne située à une centaine de kilomètres d’Addis-Abeba, dans la région Oromia (centre et ouest). Ici, il vaut mieux se méfier des oreilles indiscrètes. « Les gens ont peur », dit-il, avec un sourire gêné. Waliso était l’un des...
(RFI 26/05/17)
Le rapport est accablant pour Camrail en ce qui concerne l'accident qui a fait 79 morts et 600 blessés, en octobre dernier, à Eseka, au Cameroun. Selon les conclusions de la commission d'enquête, le train roulait trop vite, et les wagons étaient surchargés, enfreignant ainsi les règles de sécurité. Les familles des victimes attendaient avec impatience les résultats de ces investigations. Et aujourd'hui, les autorités veulent que ça change. L'Etat entend renforcer sa présence au sein de l'actionnariat de Camrail,...
(RFI 26/05/17)
En Centrafrique, le procureur de la Cour pénale spéciale est arrivé jeudi soir 25 mai. Pour celui qui aura la lourde charge d'instruire les crimes commis par les différents groupes armés depuis 2003, la tâche ne fait que commencer. Le colonel Toussaint Muntazini Mukimapa est donc arrivé jeudi sur le tarmac de l'aéroport de Bangui. Ce magistrat originaire de la République démocratique du Congo a été choisi en février dernier par le président centrafricain pour enquêter sur les nombreux crimes...
(Jeune Afrique 26/05/17)
Dans la nuit du 15 au 16 mai, Alassane Ouattara, confronté à la quatrième contestation militaire en trois ans, a dû céder aux revendications des mutins. Retour sur une crise qui soulève de nombreuses interrogations. L’effervescence des grands jours règne dans certaines artères de Bouaké. Autour des banques, on joue des coudes, on s’apostrophe, on rit. Ce mardi 16 mai, s’ils n’ont plus leur arme à la main et ont remisé leur uniforme, ce sont bien des militaires qui s’apprêtent à passer au guichet. Mutins la veille, ils sont venus récupérer les 5 millions de F CFA (7 600 euros) que l’État ivoirien
(La Tribune 26/05/17)
Si l’administration d'Edgar Lungu, le président zambien, donne son aval, la capitale de la Zambie ne sera plus Lusaka. Sur proposition de son ministère du Plan, le gouvernement se penche sur la possibilité de transférer la capitale actuelle dans le petit village de Ngabwe, situé dans le centre du pays. Objectif, décongestionner Lusaka mais aussi et surtout développer cette zone rurale en manque d’infrastructures et régulièrement submergée par des inondations. Les détails. Pour le moment, la décision est suspendue au conclave du gouvernement. Mais déjà dans les rues zambiennes, le sujet alimente toutes les conversations. Il faut dire que la décision qu'Edgar Lungu, le président zambien, prendra d'ici deux semaines, sera cruciale...
(RFI 25/05/17)
Depuis mardi, les démobilisés se font discrets à Bouaké en Côte d’Ivoire. Après la mort de quatre des leurs au Corridor Sud, à l'entrée de la ville, ils réfléchissent à la suite de leur mouvement et attendent un contact du gouvernement. Les 6 400 ex-combattants de la « cellule 39 », ceux de la première heure, réclament toujours 18 millions de francs CFA au titre de primes qu'ils n'auraient pas reçues, et au nom d'une certaine égalité de traitement avec les mutins, leurs anciens compagnons d'armes de la rébellion. Diomonde Megbe dit craindre pour sa vie.
(RFI 25/05/17)
Ahmed Boutache, le président du Comité de suivi de l'accord de paix au Mali, est d'habitude extrêmement mesuré dans ses déclarations. Mais dans une lettre acerbe adressée à Brahim Ould Sidati, le représentant de la CMA, il accuse les ex-rebelles de ne pas honorer leurs engagements « une fois de plus et une fois de trop », en ne libérant pas le camp 1 de Kidal. Ce camp qui doit servir de base aux soldats du MOC (les patrouilles communes entre signataires de l'accord de paix et les militaires maliens). « Les manœuvres politiciennes aux desseins inavoués » n'ont que trop duré...
(France 24 25/05/17)
Mutineries, grève des fonctionnaires, baisse du budget… Depuis janvier, la Côte d’Ivoire connaît des crises récurrentes, majoritairement issues de revendications financières. Le point sur la situation dans le pays. Avis de tempête en Côte d’Ivoire. En pleine récession économique, le pays fait face, depuis janvier, à plusieurs mouvements de protestation, parfois armés, qui ont jusqu’ici fait au moins neuf morts. Militaires et gendarmes mutins, ex-rebelles démobilisés, fonctionnaires et agriculteurs exigent primes ou revalorisations salariales. Des sommes gigantesques pour un pays qui a dû revoir son budget à la baisse et reporte un à un ses projets d’investissement.
(Jeune Afrique 24/05/17)
Le président Paul Biya a tranché. Mardi, dans un communiqué, il a évoqué la responsabilité de la société ferroviaire Camrail dans le déraillement d’Eseka du 21 octobre 2016. Le chef de l’État a également plaidé pour la « prise de sanctions appropriées à l’encontre des responsables » et annoncé le déblocage d’un milliard de francs CFA à destination des victimes et de leurs familles. A-t-il senti la pression monter ces dernières semaines ? Toujours est-il que Paul Biya a finalement...
(RFI 24/05/17)
Une mutinerie qui a secoué toutes les grandes villes du pays la semaine dernière, des heurts violents et meurtriers qui ont opposé d’ex-rebelles avec les forces de l’ordre mardi 23 mai, la Côte d’Ivoire traverse en ce moment une sérieuse zone de turbulences liée à des revendications financières à répétition. Et on ne sait jusqu’où cela pourra aller. A chaque semaine suffit sa crise et si les cassandres de Côte d’Ivoire prédisaient que la capitulation en rase campagne du gouvernement...
(Jeune Afrique 23/05/17)
Rien ne calme les protestations qui enflamment le sud tunisien depuis début avril. Les engagements du gouvernement et la mise sous contrôle de la zone par l’armée restent pour l'instant sans effet. Quelque 1 000 recrutements en juin 2017 dans les sociétés pétrolières et 1 000 autres dans les sociétés environnementales, et 1 500 encore prévues à partir de janvier 2018… Toutes ces embauches ne suffisent pas à contenter la population. Car l’objectif des manifestations qui secouent depuis avril le sud-est tunisien n’est pas tant l’emploi que la juste répartition des revenus du pétrole ...
(Le Monde 23/05/17)
Condamné en avril pour détournement de fonds publics, Habib Al-Adli, ancien homme fort du régime Moubarak, reste introuvable. En Egypte, les fameux mosalsalat (feuilletons) du ramadan ne seront diffusés qu’à la fin de la semaine. Pourtant, le pays entier se délecte déjà des rebondissements d’une histoire digne d’un scénario de série B… mais qui n’a rien de fictif. Le « pitch » : bien qu’assigné à résidence, Habib Al-Adli, l’ancien ministre de l’intérieur (1997-2011) condamné le 15 avril à sept ans d’emprisonnement...

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