Lundi 18 Décembre 2017

Zimbabwe: controverse entre les vice-présidents au sujet de Robert Mugabe

Zimbabwe: controverse entre les vice-présidents au sujet de Robert Mugabe
(AFP 04/10/17)
Robert Mugabe, président de Zimbabwe.

Une rare controverse politique a éclaté mercredi sur la place publique au Zimbabwe, l'un des deux vice-présidents accusant l'autre de discréditer le chef de l'Etat Robert Mugabe, 93 ans, candidat à un nouveau mandat lors des élections générales de 2018.

Cette altercation intervient sur fond de tensions croissantes au sein du parti au pouvoir, la Zanu-PF, autour de la succession de M. Mugabe, qui dirige d'une main de fer le pays depuis son indépendance en 1980.

Le vice-président Emmerson Mnangagwa - cité, avec l'épouse du chef de l'Etat Grace Mugabe, comme l'un des possibles successeurs - a récemment affirmé avoir été empoisonné.

Mercredi, son homologue Phelekezela Mphoko l'a publiquement accusé de mentir. Dans un communiqué, il a déclaré que le médecin de M. Mnangagwa avait assuré à l'intéressé et à Robert Mugabe qu'il n'y avait pas eu intoxication volontaire.

Le chef de l'Etat a d'ailleurs publiquement affirmé que M. Mnangagwa n'avait pas été empoisonné, tentant ainsi de mettre fin aux rumeurs de tentative d'assassinat.

Pour M. Mphoko, "il semble qu'il y a une volonté" de la part de M. Mnangagwa de "discréditer l'autorité du président Mugabe et déstabiliser le pays en proférant des mensonges".

"Cela doit cesser", a-t-il encore ajouté, dans un communiqué dont l'authenticité a été confirmée par son cabinet.

M. Mnangagwa, 75 ans, n'a pas immédiatement réagi.

En août, il avait été hospitalisé d'urgence en Afrique du Sud voisine après être tombé malade lors d'une réunion politique à Gwanda (sud). Il était rentré au pays au bout d'une semaine.

Certains de ses sympathisants ont affirmé qu'il avait été empoisonné avec de la crème glacée par ses adversaires de la Zanu-PF.

Commentaires facebook