Jeudi 14 Décembre 2017

Une réunion quadripartite apporte son soutien au cabinet d'union libyen

Une réunion quadripartite apporte son soutien au cabinet d'union libyen
(AFP 20/03/17)

Des représentants de l'ONU, de l'Union européenne, de la Ligue arabe et de l'Union africaine, réunis samedi au Caire, ont apporté leur soutien aux efforts du gouvernement d'union libyen pour asseoir son autorité à Tripoli, minée par de combats entre factions rivales.

Cette réunion survient au lendemain de tirs contre des manifestants dans la capitale libyenne, qui protestaient contre la présence des milices et appelaient au rétablissement de l'autorité du gouvernement d'union nationale (GNA) après plusieurs jours d'affrontements.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, les groupes armés se livrent à une lutte d'influence sans merci dans la capitale en l'absence d'une armée ou d'une police régulières.

Le GNA, soutenu par l'ONU mais contesté par un gouvernement parallèle qui contrôle l'est du pays, a obtenu le ralliement de certaines milices depuis son entrée en fonction en mars 2016, mais plusieurs secteurs de Tripoli sont toujours hors de son contrôle.

La rencontre au siège de la Ligue arabe au Caire a réuni le chef de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit, la chef de la diplomatie de l'UE Frederica Mogherini, l'émissaire de l'ONU pour la Libye Martin Kobler et l'émissaire de l'Union africaine pour la Libye, Jakaya Mrisho Kikwete.

Dans une conférence de presse, M. Aboul Gheit a affirmé qu'elle avait porté sur les "dangereux développements à Tripoli".

"Nous avons convenu d'appuyer (le GNA) dans ses efforts pour contrôler la situation sécuritaire dans la capitale, y compris la mise en application de l'accord de trêve", a-t-il dit.

Cet accord a été conclu par le GNA et des groupes armés mercredi mais a été ensuite désavoué par certains de ces groupes.

Néanmoins le calme est revenu depuis vendredi à Tripoli et les magasins ont rouvert samedi. Des voitures de police ont pris position aux coins de rue pour tenter d'assurer la sécurité.

M. Aboul Gheit a ajouté que les participants à la réunion du Caire étaient prêts à "soutenir et faciliter tout mécanisme pour un dialogue entre les parties libyennes".

De son côté, M. Kobler a jugé prématuré de lever l'embargo de l'ONU sur les armes en Libye. "Si vous avez une armée avec une chaîne de commandement nette, qui rend compte au commandement suprême de l'armée et au Conseil présidentiel (du GNA), alors des exemptions à l'embargo peuvent être envisagées".

L'Egypte avait tenté d'organiser en vain en février une rencontre entre le chef du GNA Fayez al-Sarraj et le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort des autorités de l'Est.

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