Mardi 19 Septembre 2017

RDC: la communauté internationale inquiète de «l'impasse» dans le dialogue

RDC: la communauté internationale inquiète de «l'impasse» dans le dialogue
(RFI 17/02/17)
Les membres de la Cenco congolaise, le 21 décembre 2016, à Kinshasa.

En République démocratique du Congo, toujours pas d’avancées concrètes ni dans l’organisation des funérailles d’Etienne Tshisekedi, ni sur les négociations liées à la mise en application de l’accord de la Saint-Sylvestre. L'Union africaine, les Nations unies, mais aussi l'Union européenne et l'Organisation internationale de la francophonie s'inquiètent de «l'impasse persistante dans le dialogue» entre la majorité et l'opposition. Dans un communiqué conjoint, ces quatre organisations pointent que six semaines après avoir signé un accord sur la gestion de la période de transition pour aller à des élections en décembre 2017, les différentes parties n'ont toujours pas conclu les discussions sur la mise en œuvre effective de cet accord.

L’UA, l’ONU, l’UE et l’OIF sont inquiètes. Depuis la signature de l’accord sur la gestion de la transition le 31 décembre, rien n’a bougé. « Depuis le départ des représentants de la Cenco [Conférence épiscopale nationale congolaise, ndlr] en mission à l’étranger, ça a un peu traîné, souligne Saïd Djinnit, l’envoyé spécial des Nations unies pour les Grands Lacs. Il y a malheureusement la mort d’Etienne Tshisekedi. »

Il rappelle que l’accord prévoit des élections pour la fin 2017. Le temps presse donc. « Nous pensons que le dialogue qui a été initié par le président Kabila et qui a pu avoir l’aval de l’ensemble de la classe politique doit pouvoir se poursuivre. Je crois qu’on doit continuer sur la même lancée. Les parties congolaises, aussi bien majorité qu’opposition, ne doivent pas faillir à leur devoir vis-à-vis des populations de la RDC. Ils doivent impérativement se remettre à la table des discussions pour lever les dernières questions en suspens et s’engager résolument dans la mise en œuvre. Eux-mêmes, les parties prenantes dans l’accord du 31 décembre, se sont donnés pour objectif d’organiser des élections présidentielle, législatives et autres à la fin de cette année. Et si vous voulez avoir des élections avant la fin de l’année, il faudrait s’engager dans la mise en œuvre de l’accord. C’est la seule façon de maintenir la stabilité de ce pays pendant cette période fragile », insiste-t-il.

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