Lundi 21 Août 2017

RDC: destitution d'un gouverneur de province dans le sud-est

RDC: destitution d'un gouverneur de province dans le sud-est
(AFP 18/04/17)
Jean-Claude Kazembe, gouverneur de la province du Haut-Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo

Le gouverneur de la province du Haut-Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo a été destitué mardi, provoquant la colère de l'opposition qui accuse le pouvoir de multiplier Les manœuvres pour retarder l'organisation des élections au-delà de "fin décembre 2017".

Lors du vote d'une motion de censure à l'Assemblée provinciale du Haut-Katanga à Lubumbashi, "24 députés présents ont voté à l'unanimité pour la destitution du gouverneur Jean-Claude Kazembe" pour mauvaise gestion, a déclaré son président Dieudonné Mwelua lors d'une séance publique en l'absence du concerné, selon un journaliste de l'AFP.

"Nous sommes toujours dans la même stratégie de la majorité et du président Kabila qui font du temps une arme et du glissement du calendrier électoral une finalité", a réagi à l'AFP le député Christophe Lutundula, l'un des dirigeants du Rassemblement, la coalition de la majeure partie de l'opposition congolaise, qualifiant cette mesure "de manœuvre pour retarder la tenue des élections au-delà de la date convenue dans l'accord du 31 décembre".

Interrogé, un responsable de la majorité a indiqué que d'autres gouverneurs pourraient "être destitués, mais au cas par cas".

Le Haut-Katanga est issu du découpage de l'ex-Katanga (grand comme l'Espagne) en quatre nouvelles provinces. Fin mars 2016, à l'issue d'un processus contesté de démembrement des provinces, la majorité et ses alliés avaient raflé quasiment tous les postes de gouverneur de province.

Le mandat de M. Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter, a expiré le 20 décembre 2016, mais faute de la tenue de l'élection devant désigner son successeur, le chef de l’État se maintient au pouvoir.

Le 7 avril, M. Kabila a nommé un nouveau Premier ministre dans le cadre de l'accord de sortie de crise qui prévoit son maintien à la tête du pays jusqu'à l'entrée en fonction d'un successeur élu lors d'une présidentielle devant avoir lieu fin 2017, qui apparaît aujourd'hui hypothétique.

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