Jeudi 14 Décembre 2017

Maroc : pauvreté et inégalités ont baissé, mais les jeunes et les femmes peinent à trouver du travail

Maroc : pauvreté et inégalités ont baissé, mais les jeunes et les femmes peinent à trouver du travail
(Jeune Afrique 06/12/17)

D'après une étude conjointe HCP/Banque mondiale, la forte croissante économique des quinze dernières années a permis au Maroc de réduire drastiquement la pauvreté et les inégalités. Les deux organisations recommandent cependant le maintien d’une croissance soutenue et pointent des dépenses publiques « pro-riches ».

Le Haut-Commissariat au plan (HCP) et la Banque mondiale ont publié un rapport le 25 novembre, intitulé « Pauvreté et prospérité partagée au Maroc du troisième millénaire, 2001 – 2014 ». L’occasion de revenir sur la performance économique et sociale du royaume chérifien depuis le début de la décennie 2000. L’étude rappelle que le Maroc a connu une croissance économique rapide au cours des deux dernières décennies, avec une progression du revenu par habitant de 3,2% par an entre 2000 et 2015. « C’est le seul pays du Maghreb qui n’a connu aucun épisode de repli du PIB au cours des 15 dernières années. »

Malgré cette dynamique solide, l’économie marocaine « ne croît pas de façon suffisamment rapide et stable pour intégrer le groupe des pays émergents », selon les auteurs du rapport : « Au taux de croissance actuel (3,2%), il faudra quarante deux ans au pour atteindre le niveau actuel de PIB par habitant du Portugal [en termes de PPA, à parité de pouvoir d’achat, NDLR] et jusqu’à cinquante trois ans pour atteindre le niveau de la France. »
Une croissance peu créatrice d’emplois qualifiés

La structure de l’économie du Maroc ressemble à celle des pays plus avancés avec, dès 2000, une part de l’agriculture réduite à 13,3% du PIB, et une progression des services à 56,6%. En revanche, l’emploi n’a pas suivi la même évolution : l’agriculture regroupe toujours 39% des emplois en 2015, tandis que la part de l’industrie stagne depuis 2000.

Comptant pour 80% du PIB marocain, les secteurs de l’agriculture, du BTP et des services continuent d’être les principaux moteurs de la croissance du royaume. Intensifs en volume de travail, ils participent cependant peu à la création d’emplois qualifiés. « En moyenne, 65% de l’emploi créé par ces secteurs s’adresse à une main d’œuvre sans qualification et pour 30% à des aides familiales », soulignent les deux organisations.

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