Lundi 25 Septembre 2017

Maroc: le Premier ministre dresse un premier bilan "positif" de son gouvernement

Maroc: le Premier ministre dresse un premier bilan "positif" de son gouvernement
(AFP 12/09/17)
Le Premier ministre marocain, l'islamiste Saad Eddine El Othmani

Le Premier ministre marocain, l'islamiste Saad Eddine El Othmani, a dressé un bilan "positif" de son gouvernement de coalition, quatre mois après la formation de sa majorité, au terme d'un feuilleton politique.

M. El Othmani a réuni lundi à Rabat les leaders de sa majorité pour un "bilan de quatre mois de gouvernement", et présenté à cette occasion un long document intitulé "120 jours, 120 mesures", afin de détailler son action, a rapporté l'agence de presse MAP (officielle).

Au cours de cette rencontre, il a jugé ce premier bilan "positif et prometteur de progrès, (...) malgré les difficultés et les contraintes".

"La majorité travaille dans l'intérêt du pays avant tout, (...) nous travaillons à améliorer la vie quotidienne des citoyens", a plaidé le Premier ministre selon des propos rapportés mardi par la presse marocaine.

Il a démenti toute "tension" dans la majorité ou "rumeur" de démission au sein du gouvernement, dénonçant tous ceux qui "distillent les rumeurs pour saper son travail".

Le nouveau gouvernement a été nommé début mars au terme d'une longue impasse politique après les législatives d'octobre 2016, à nouveau remportées par le parti islamiste Justice et développement (PJD).

N'étant pas parvenu à former une majorité, le secrétaire général du PJD et Premier ministre sortant, Abdelilah Benkirane, avait été limogé par le roi Mohammed VI, et le numéro deux du parti, Saad Eddine El Othmani, réputé homme de consensus, avait été nommé chef du gouvernement.

La désignation d'un cabinet faisant la part belle à des hommes de confiances du Palais royal au détriment du parti islamiste avait toutefois suscité des remous dans les rangs du PJD.

Evoquant une majorité "soudée et unie autour d'El Othmani", le site d'informations francophone Médias24 a relevé mardi l'absence de M. Benkirane lors de la réunion de la veille.

Dans la lignée de la précédente majorité, le gouvernement de coalition regroupe le PJD, des communistes, des libéraux et des conservateurs.

Traditionnellement au Maroc, les lignes idéologiques des partis comptent peu ou pas dans la formation des coalitions, qui travaillent sous la tutelle du roi, chef d'Etat au-dessus des partis, lequel garde la haute main sur la diplomatie, la sécurité ou les secteurs clés de l'économie.

Cantonné durant des décennies dans l'opposition, le PJD a accédé au gouvernement à la faveur de sa victoire aux législatives de fin 2011, dans le contexte du Printemps arabe.

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