Jeudi 26 Avril 2018

La Gambie suspend les manifestations politiques après des heurts

La Gambie suspend les manifestations politiques après des heurts
(AFP 13/01/18)
La Gambie a suspendu les manifestations et autres événements politiques après des heurts qui auraient opposé depuis le début de la semaine des partisans du président Adama Barrow (D) à ceux de son prédécesseur, le très autoritaire Yahaya Jammeh(G).

La Gambie a suspendu les manifestations et autres événements politiques après des heurts qui auraient opposé depuis le début de la semaine des partisans du président Adama Barrow à ceux de son prédécesseur, le très autoritaire Yahaya Jammeh.

"Nous n'avons pas encore procédé à des arrestations, nous menons l'enquête" sur ces incidents, a indiqué vendredi à l'AFP un porte-parole de la police, David Kujabie.

A trois mois d'élections locales, la police avait indiqué tard jeudi qu'elle ne délivrerait plus aux partis politique d'autorisation de manifester ou de mener campagne tant que ses investigations se poursuivaient.

La première altercation s'est produite lundi près de Mankamang Kunda (est), le village natale du président Barrow, quand des partisans du United Democratic Party (UDP, au pouvoir) ont attaqué des membres de l'Alliance for Patriotic Reorientation and Construction (APRC) de l'ex-président Jammeh, selon ces derniers.

Les autorités ont confirmé que plusieurs personnes avaient été blessées et des véhicules détruits.

L'APRC affirme que ses partisans ont également été attaqués mercredi et jeudi près de la capitale Banjul, évoquant notamment des jets de pierres sur les véhicules d'un convoi revenant d'une tournée dans le pays.

Un député de l'UDP, Alagie Darboe, a toutefois affirmé que les incidents avaient "opposé l'APRC à des résidents locaux, et non à des supporters de l'UDP" d'Adama Barrow.

L'APRC est l'ancienne formation de Yahya Jammeh, parti en exil fin janvier 2017 après plus de 22 ans à la tête de ce pays anglophone d'Afrique de l'Ouest et après avoir contesté pendant six semaines sa défaite à l'élection présidentielle de décembre 2016 face à Adama Barrow.

Depuis son accession au pouvoir, le nouveau président a affiché sa volonté de rompre avec l'arbitraire du régime de son prédécesseur, qui figure sur une "liste noire" publiée en décembre par les Etats-Unis.

Mais la détention sans jugement pendant des mois d'une dizaine de militaires qui serait restés fidèle à l'ancien régime et ont été arrêtés en juillet a semé le doute sur la détermination du nouveau pouvoir à respecter les droits de l'Homme.

Leur procès pour trahison et mutinerie s'est finalement ouvert en novembre devant un tribunal militaire.

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