La Cédéao s'impatiente alors que la crise bissau-guinéenne perdure | Africatime
Dimanche 23 Avril 2017

La Cédéao s'impatiente alors que la crise bissau-guinéenne perdure

La Cédéao s'impatiente alors que la crise bissau-guinéenne perdure
(RFI 15/02/17)
Des soldats de la mission Ecomib de la Cédéao, en Guinée-Bissau, le 6 juin 2012. (Photo d'illustration) © ALFA BALDE / AFP

La crise politique en Guinée-Bissau commence à user les patiences à la Cédéao où l'on envisage sérieusement d'accélérer le retrait de l'Ecomib, la force ouest-africaine forte de 550 hommes. Les responsables de la Cédéao estiment qu'il faut envoyer un signal fort au président Vaz qui n'applique pas l'accord de Conakry signé en octobre dernier.

« Dix-huit mois de crise politique à Bissau, c'est beaucoup trop long ! » Voilà le constat d'un diplomate de la Cédéao visiblement excédé par les atermoiements de la classe politique et en particulier ceux du président José Mário Vaz.

Ce dernier n'a toujours pas appliqué l'accord de Conakry, pourtant signé en octobre dernier. Un accord qui prévoyait la nomination d'un Premier ministre de consensus, c'est-à-dire accepté par tous et notamment le PAIGC, le parti majoritaire à l'Assemblée. Au lieu de ça, le président a nommé en novembre dernier un homme qui ne fait pas l'unanimité, Umaro Cissoko Embalo.

Celui-ci a tenté, mais en vain, de faire capoter l'accord de Conakry en attaquant frontalement le médiateur Alpha Condé. Manœuvre vouée à l'échec et qui a sérieusement écorné son image à Abuja. Aujourd'hui, un haut responsable de la commission de la Cédéao estime qu'il est temps de montrer à Bissau que les patiences sont usées.

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