Mercredi 18 Octobre 2017

FMI : le casse-tête du Congo-Brazza

FMI : le casse-tête du Congo-Brazza
(Jeune Afrique 04/10/17)
La Française Christine Lagarde, patronne du FMI.

La patronne du Fonds s'est dite disposée à porter assistance à Brazzaville. Mais les négociations s'annoncent tendues...

Fini le jeu de cache-cache. Le 19 septembre, à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, Denis Sassou Nguesso a, selon des sources gouvernementales, réaffirmé à Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, « sa volonté et sa détermination à engager des négociations avec son institution ». Réponse de son interlocutrice : « Nous sommes tout à fait disposés à soutenir le Congo dans le cadre des règles de nos engagements habituels vis-à-vis des autres pays. »

Après avoir tenté pendant plusieurs mois de trouver une alternative à un programme d’ajustement avec le Fonds, le Congo s’est donc résolu à lui demander assistance. Avant de quitter Brazzaville pour les États-Unis, le chef de l’État congolais avait ainsi nommé par décret une commission chargée de mener ces négociations. Elle est composée de deux comités : l’un politique, dirigé par le Premier ministre, Clément Mouamba, et l’autre technique, présidé par le conseiller spécial du président aux Financements extérieurs, Lucien Ebata, patron de la société de trading Orion Oil.

Mais les discussions s’annoncent serrées. Pour plusieurs raisons. À commencer par l’ampleur de l’endettement du Congo, estimé à 120 % du PIB (le seuil fixé par la Cemac est de 70 %), incluant sa condamnation – contestée par Brazzaville – à verser 1,05 milliard d’euros à la société de travaux publics Commissions Import Export, de l’entrepreneur libanais Mohsen Hojeij.

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