Dimanche 17 Décembre 2017

Dos au mur, le Congo Brazzaville s'en remet au FMI

Dos au mur, le Congo Brazzaville s'en remet au FMI
(La Tribune 12/10/17)

Acculé après la mission du FMI qui a permis de dresser l’état réel de la situation économique et financière du pays, le gouvernement congolais s’en remet à l’institution de Bretton Woods. Sans l’assistance de cette dernière, le Premier ministre Clément Mouamba reconnaît que le pays aura du mal à s'en sortir. Ce qui n’altère en rien la volonté des autorités d’entreprendre des réformes pour atténuer l’impact de la conjoncture avec des mesures d’austérité qui risquent de porter un coup au pouvoir d’achat des Congolais.

C'est à un mea culpa en bonne et due forme que s'est livré le chef du gouvernement congolais mardi dernier à Brazzaville, lors de sa rencontre avec la presse afin de faire état de la situation économique du pays. L'opération de séduction intervient quelques jours seulement après la fin de la mission des services du FMI qui a permis de faire l'inventaire effectif de la situation financière du pays, notamment le poids réel de sa dette ainsi que l'éventualité d'un programme d'assistance pour aider le pays à assainir son économie.

Devant les journalistes, Clément Mouamba a d'emblée reconnu les difficultés auxquelles fait face le pays et est revenu sur les discussions entamées désormais entre le gouvernement et le FMI. A ce niveau, le chef du gouvernement congolais a été explicite en annonçant que le pays a besoin d'une assistance du Fonds pour sortir de l'auberge et mener les réformes structurelles nécessaires pour transformer l'économie du pays à travers de nouveaux leviers de croissance autres que l'or noir.

«A notre niveau, nous avons transmis toutes les informations dont le FMI avait besoin. Ce n'est pas un échec parce que nous ne sommes qu'au début d'un processus de négociations. Le Congo ne peut pas seul retrouver ses équilibres macroéconomiques. Nous avons besoin du FMI pour sortir le pays de la situation actuelle et l'appui du Fonds nous permettra d'apporter la confiance aux investisseurs», a déclaré Clément Mouamba

Le Congo s'en remet donc au FMI qui s'est dit disposé à aider le pays à améliorer le niveau de ses recettes et à maîtriser ses dépenses publiques. Toutefois, l'on est encore loin de la signature d'un accord : le gouvernement devrait au préalable mettre en œuvre des réformes d'urgence pour stabiliser la situation actuelle et par la suite espérer conclure un programme de réformes avec le FMI. Ce qui suppose que le pays devra faire face à des choix difficiles, avec notamment l'adoption de mesures qui peuvent se révéler impopulaires au regard de leur impact social et aussi se mettre à une véritable cure d'austérité.

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