Jeudi 20 Juillet 2017

Assassinat ou suicide : la mort d’un évêque camerounais divise les fidèles du pays

Assassinat ou suicide : la mort d’un évêque camerounais divise les fidèles du pays
(Le Monde 17/07/17)
Début juin, le corps sans vie de Mgr Jean Marie Benoît Bala était retrouvé dans les eaux de la rivière Sanaga.

Début juin, le corps sans vie de Mgr Jean Marie Benoît Bala était retrouvé dans les eaux de la rivière Sanaga. Un mystérieux mot avait mis les enquêteurs sur la piste. A Bafia, les habitants sont encore sous le choc. Plus d’un mois après la découverte, le 2 juin, du corps sans vie dans les eaux du fleuve Sanaga de Mgr Jean Marie Benoît Bala, évêque du diocèse de cette petite ville située à 120 km de Yaoundé, capitale du Cameroun, ils continuent de « pleurer » leur « père », leur « confident », leur « serviteur » et, surtout, l’« homme de Dieu irréprochable ». « Je n’arrive toujours pas à croire qu’un homme si gentil, si croyant et qui nous poussait à appliquer la parole de Dieu de toutes nos forces soit réellement mort », s’exclame Alima Bol, le regard plein de larmes.

Assis au parloir de la cathédrale Saint-Sébastien de Gondon, en face de l’évêché où vivait le prélat, le jeune fidèle âgé de 30 ans, par ailleurs garde suisse, veut que justice soit faite et que les « criminels brûlent en enfer ». Près de lui, deux jeunes hommes acquiescent vigoureusement. « L’évêque a été assassiné, poursuit Alima, vindicatif. Qu’on cesse de nous distraire. Il ne s’est pas noyé ni suicidé ! »
Pas de traces de violence

Tout commence le 31 mai au matin. La voiture de Mgr Bala, 58 ans, est retrouvée garée sur le pont Ebebda, construit sur la Sanaga, le plus long fleuve du Cameroun. A l’intérieur, sur le siège avant droit, un message : « Je suis dans l’eau » est posé à côté de sa carte nationale d’identité et de documents personnels. Durant trois jours, marins et sapeurs-pompiers camerounais mènent en vain des recherches. C’est finalement un pêcheur qui retrouve le corps sans vie de l’évêque, flottant dans la Sanaga au lieu-dit Tsang, le 2 juin. La dépouille est acheminée à Yaoundé pour y être autopsiée et une enquête pour « mort suspecte » est ouverte.

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