Mercredi 25 Avril 2018

A Alger, avec des médecins « à bout d’avoir à se débrouiller pour soigner »

A Alger, avec des médecins « à bout d’avoir à se débrouiller pour soigner »
(Le Monde 12/01/18)

Dimanche 7 janvier, des dizaines de parapluies sont serrés les uns contre les autres. En haut de l’escalier qui surplombe la cour de la faculté de médecine d’Alger, un jeune homme annonce que les médecins ne se présenteront pas aux examens. « C’est du jamais-vu », dit Saïd (les prénoms ont été modifiés à la demande des intéressés), un pédiatre venu de Constantine.
Les évaluations de fin de doctorat pour les médecins résidents (l’équivalent des internes dans le système français) auraient dû débuter aujourd’hui. Mais, quelques jours plus tôt, des jeunes médecins, qui voulaient manifester à Alger contre leurs mauvaises conditions de travail, ont été blessés par les forces de l’ordre. Résultat : la mobilisation qui durait depuis deux mois s’est encore accentuée.

A l’intérieur de la faculté, dans un amphithéâtre aux longs bancs de bois foncé, une vingtaine de médecins s’agitent autour d’un ordinateur. Tous sont membres du Collectif autonome des médecins résidents algériens. Cheveux bruns, lunettes rondes, Zahra Hafiri tente de finir de rédiger le communiqué du collectif, après l’annonce du boycottage des premières épreuves du diplôme. « La situation est devenue insupportable, nous voulons la fin du service civil obligatoire, résume-t-elle. Vous croyez qu’on fait grève parce que ça nous fait plaisir ? »

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