Jeudi 19 Octobre 2017

A Lomé, l’architecte Sénamé Koffi veut transposer les vertus du village africain à la ville

A Lomé, l’architecte Sénamé Koffi veut transposer les vertus du village africain à la ville
(Le Monde 12/08/17)

L’Afrique en villes (12). Pour l’architecte togolais, « les cités africaines ont été construites artificiellement », sans lien avec l’histoire et la culture locales.

Par Morgane Le Cam (contributrice Le Monde Afrique, Lomé)

Entrepreneur ? Architecte ? Chercheur ? Urbaniste ? Militant ? Il n’est pas facile de définir Sénamé Koffi Agbodjinou. Peut-être parce qu’il est tout cela à la fois. La presse présente souvent ce Togolais de 37 ans comme « l’étoile montante » de la scène « tech » en Afrique de l’Ouest grâce au Woelab, un fab-lab (contraction de l’anglais « fabrication laboratory », laboratoire de fabrication) qu’il a créé chez lui, à Lomé, la capitale du Togo. Le qualificatif le fait sourire, sans vraiment lui plaire.

« J’ai vu passer ça, une fois », concède-t-il modestement. Sénamé Koffi Agbodjinou préfère évoquer les idées et concepts qui gravitent autour de lui en permanence, mais pour comprendre cette machine à lancer des projets, il faut parler de lui, de son parcours et surtout de ses deux obsessions : l’urbanisme et l’anthropologie. Conjuguez les deux et vous obtiendrez une idéologie, qu’il distille dans tous ses plans : la ville néovernaculaire africaine.

Présentation de notre série L’Afrique en villes

D’après cette nouvelle utopie urbaine, la ville serait inspirée des habitats et coutumes traditionnelles africaines, tiendrait compte des facteurs climatiques et serait bâtie en matériaux locaux et façonnée par ses habitants. Cette ville n’existe pas encore, mais des bâtiments pensés de la sorte, oui.

Lire sur: http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/08/11/a-lome-sename-koffi-agb...

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