Mercredi 23 Août 2017

16e forum AGOA : nécessité d'une constante évaluation pour rester efficace

16e forum AGOA : nécessité d'une constante évaluation pour rester efficace
(Xinhua 10/08/17)
Le Président togolais Faure Gnassingbé.

Le président togolais Faure Gnassingbé a relevé mercredi la nécessité que le partenariat via l'AGOA (loi sur sur la croissance et les possibilités en Afrique) soit "sans cesse évalué, repensé et amélioré pour rester efficace".

Il s'est ainsi exprimé mercredi dans son discours d'ouverture de la session des ministres au 16e forum de l'AGOA, qui se déroule du 8 au 10 août dans la capitale togolaise Lomé, sur le thème "Les États-Unis et l'Afrique : partenariat pour la prospérité à travers le commerce".

"Au regard de sa finalité qui est de réaliser les conditions d'une prospérité partagée en agissant sur les leviers de la lutte contre la pauvreté, le partenariat instauré par l'AGOA doit être sans cesse évalué, repensé et amélioré pour rester efficace", a écrit M. Gnassingbé dans ce discours lu pour la circonstance par le Premier ministre Selom Komi Klassou.

La session des ministres, qui va durer deux jours, discute des voies et moyens pour des engagements commerciaux plus poussés devant permettre d'aller à une plus grande réciprocité dans les échanges commerciaux entre les pays africains éligibles à l'AGOA et les Etats-Unis.

"Réunis à Lomé dans le cadre de ce 16e forum, il nous incombe de poursuivre les réflexions engagées pour un renforcement substantiel de cette relation en restant fidèles au concept du "trade, not aid", a indiqué le président togolais.

En admettant que le mécanisme de traitements hors taxe pour 6.500 produits africains permet de diversifier les relations commerciales entre les Etats-Unis et l'Afrique subsaharienne, le président togolais a souligné que "nous devons cependant garder à l'esprit que ce mécanisme est à la fois opportunité et défi".

"Nous ne sommes pas encore parvenus à réaliser entièrement tout le potentiel dont l'AGOA est porteur, tant pour l'Afrique que pour les Etats-Unis", a-t-il toutefois déploré.

Selon les chiffres publiés sur le site officiel de l'AGOA, les importations des Etats-Unis en provenance des pays éligibles à l'AGOA ont atteint près de 20 milliards de dollars, soit seulement 0,8% des importations américaines du monde.

L'AGOA, dont les conditions d'application dans les pays africains impliquent entre autre les critères en matière de droits de l'homme, de gouvernance du pays cible et de protection des travailleurs, apporte beaucoup plus aux Etats-Unis qu'aux pays africains, qui peinent à bénéficier réellement des mesures favorables de la loi.

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