Lundi 29 Mai 2017
(Le Monde 03/05/17)
Jugé par les Chambres africaines extraordinaires à Dakar, l’ancien dirigeant a été condamné à verser plus de 120 millions d’euros aux rescapés des geôles du régime. Par Christophe Châtelot (Dakar, envoyé spécial) Abdourahmane Gueye (à gauche) et Souleymane Guengueng, deux survivants du régime de Hissène Habré, le 27 avril 2017, devant le palais de justice de Dakar, après la confirmation de la condamnation de l’ex-dictateur à la prison à perpétuité. Après dix-sept années de combat juridique toujours acharné, souvent décourageant, les victimes de l’ancien dictateur tchadien...
(Journal du Tchad 03/05/17)
Pour rappel, ERHC a signé 6 juillet 2011, un contrat de partage de production (PSC) sur trois blocs de pétrole avec le gouvernement du Tchad ERHC société américaine cotée en bourse avec des actifs pétroliers et gaziers en Afrique subsaharienne, dont au Kenya, au Tchad et à São Tomé et Príncipe, vient d’annoncer son départ du Tchad selon nos collègues d’Africa Intelligence. La décision a été notifiée à l’État fin avril 2017. Détentrice du permis de BDS 2008 dans le bassin de Doba, ERHC n’a pas souhaité effectuer de demande de passage en deuxième période. Le prix du cours du pétrole ainsi que les difficultés administratives de tout genre n’ont pas facilité les choses. Cette décision met en mauvaise posture...
(Alwihda 03/05/17)
Comme dans beaucoup d’autres pays, le Tchad a aussi célébré hier, 1er Mai 2017 au stade de Paris –Congo, la fête de travail avec des employés qui sont affiliés à la centrale syndicale l’Union des Syndicats du Tchad (UST). Cette fête célébrée, a suscité peu d’engouement du coté des travailleurs, principalement du fait des 16 mesures que les syndicalistes pensent antisociales. Dans leur cahier de doléances, les militants de l’UST recommandent le respect de la représentativité des centrales syndicales dans la subvention et autres représentations dans les institutions tripartites, comme l’exige l’article 310 de la loi 38portant code du travail. Les militants de l’UST demandent l’annulation pure et simple de la loi 032-PR-2016 du 31 Décembre 2016 modifiant la loi...
(Alwihda 03/05/17)
Dans une atmosphère tintée de sentiment d’amertume et de misère, la Confédération Indépendante des Syndicats du Tchad (CIST) a commémoré la fête internationale de travail, au ministère des Affaires Etrangères. C’est le ministre de l’Environnement, M. Brah Mahamat qui y a représenté le gouvernement à la cérémonie. Compte rendu. L’engouement n’étant pas de taille. L’atmosphère et l’ambiance n’y ont pas sied. C’est dans la morosité totale que la commémoration de cette fête s’est passée. Cela émane du contexte. C’est ce que justifie le Secrétaire Général de la CIST, M. Mahamat Nasradine Moussa, dans son allocution « Le 1er mai, cette année est une journée spéciale du fait de la situation sociale désastreuse qu’on vécue et vivent encore les travailleuses et...
(Agence Ecofin 03/05/17)
(Agence Ecofin) - En janvier dernier, le président directeur général du groupe télécoms indien Bharti Airtel, Sunil Bharti Mittal, avait révélé que des fusions et des cessions d’actions étaient envisagées dans certaines de ses filiales africaines peu rentables, pour améliorer leurs performances et réduire la dette du groupe. Selon deux sources internes à l’entreprise, que cite le journal indien The Economic Times, six filiales ont été identifiées par Bharti Airtel. Il s’agit du Rwanda, du Niger, du Congo, de la Tanzanie, du Kenya et du Tchad. D’après Christian de Faria, le président d’Airtel Afrique, la branche du groupe télécoms indien a rencontré au cours de la dernière année financière « des vents contraires alimentés par les fluctuations monétaires, les problèmes...
(APA 02/05/17)
Le Tchad a ratifié ce mardi, l’accord sur la mutuelle panafricaine de gestion des risques climatiques crée en 2012 comme une institution spécialisée de l'Union africaine. Les ministres tchadiens de la Justice et de l’Economie qui défendaient le projet à l’assemblée nationale, rassurent les députés qui ont émis des réserves, qu’avec la ratification de cet accord, le Tchad disposera désormais, de mécanismes de réponse d’urgence aux catastrophes naturelles. Il s’agit, disent-ils, des phénomènes météorologiques extrêmes causés par le dérèglement climatique telle que la famine, la malnutrition, les inondations. Le ministre de l’Economie...
(RFI 02/05/17)
Au Tchad, après la communauté des diplomates occidentaux, c'est l'ordre des avocats qui s'insurge contre les arrestations, en dehors de tout cadre juridique des leaders de la société civile qui dénoncent les mauvaises pratiques du régime. Ces arrestations constituent des actes de violation des droits humains que les avocats du Tchad ne comptent plus tolérer prévient Me Atanase Mbaigangnon, bâtonnier de l'ordre des avocats du Tchad. Il est temps que le barreau s’associe aux autres organisations éprises de justice et de liberté
(Xinhua 02/05/17)
Le Barreau du Tchad, par un communiqué de presse signé du bâtonnier maître Mbaigangnon Athanasse, dénonce le développement, ces derniers temps, d’une justice parallèle, qui "arrête des personnes et les maintient en détention pendant plusieurs jours sans jugement". Les avocats tchadiens s’insurgent ainsi contre les arrestations opérées par l’Agence nationale de sécurité (ANS), les services secrets tchadiens. «Le Barreau du Tchad, joignant sa voix à celles des organisations et institutions éprises de justice et liberté, rappelle l’opinion tant nationale qu’internationale que la loi n°11 /PR /2013du 17 /06 /2013 partant de l’organisation judiciaire prévoit en son article premier que la justice est rendue dans la République du Tchad par un seul ordre de juridiction qui connaît de toutes les affaires...
(RFI 02/05/17)
Au Niger, les chefs d'Etat-major du G5 Sahel qui rassemble le Niger, le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie et le Tchad étaient réunis, ces derniers jours, à Niamey. Une réunion de haut niveau avec, à l’ordre du jour, la sécurisation de la zone sahélo-saharienne, en proie à la menace terroriste. La création d'un groupe d'intervention rapide est notamment prévue. A noter que le commandant du dispositif français antiterroriste, Barkhane, avait fait le déplacement. Pendant trois jours, les officiers supérieurs des armées et de la sécurité du G5 Sahel ont fait le point des opérations militaires conjointes transfrontalières. « Il y a beaucoup d’actions qui sont en cours au sein du G5 Sahel pour une synergie d’action au niveau des...
(LibreAfrique 02/05/17)
Face à d’énormes difficultés de trésorerie, dues à la baisse des cours mondiaux des matières premières, la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a décidé de relever de 50 points son principal taux directeur, passant de 2,45 à 2,95% afin de contribuer à freiner la fuite des capitaux. Pour rappel, selon le rapport 2015 de l’ONG Global Financial Integrity, l'Afrique subsaharienne est la région qui souffre le plus de la fuite des capitaux en pourcentage du PIB. Sur la période 2008-2012, le Togo avec un taux de 76,8% du PIB est le pays ayant enregistré le taux le plus élevé de sortie illicite de capitaux dans le monde. Dans la zone CEMAC, les trois pays ayant enregistré les taux...
(RFI 02/05/17)
La Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) dispose, depuis le 29 avril, d'un plan stratégique 2017-2021 qui va mettre un accent particulier sur le financement de l'agriculture, en vue de limiter les importations qui coûtent 3 000 milliards de FCFA par an à six pays de l’Afrique centrale. Cette institution a pour rôle essentiel de financer le développement du Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad qui composent la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC). Dans son plan stratégique quinquennal arrêté, la BDEAC entend financer prioritairement l’agriculture, l’agro-industrie, la pêche, la pisciculture et l’élevage. Le but visé est de limiter les importations des denrées alimentaires, des produits laitiers et autres, que ces six pays...
(AFP 29/04/17)
Les avocats de l'ex-président tchadien Hissène Habré, qui a été définitivement condamné à la prison à perpétuité pour crimes contre l'humanité par un tribunal africain à Dakar, ont fustigé vendredi une décision rendue par un "comité d'exécution". Ce verdict prononcé jeudi confirme la peine prononcée en première instance en mai 2016 par les Chambres africaines extraordinaires (CAE), créées en vertu d'un accord entre l'Union africaine (UA) et le Sénégal, où M. Habré s'est réfugié après avoir été renversé en décembre 1990 par l'actuel président tchadien Idriss Deby Itno. Une commission d'enquête tchadienne estime le bilan de la répression par le régime d'Hissène Habré (1982-1990) à quelque 40.000 morts. Le 30 mai 2016, dix mois après l'ouverture du procès en première...
(RFI 29/04/17)
Le procès à Ndjamena de trois militants tchadiens arrêtés début avril et détenus arbitrairement pendant plusieurs jours a abouti à une mise en délibéré du jugement pour deux d'entre eux et à une relaxe pour le troisième. Le procureur a requis cinq ans de prison ferme et le verdict du tribunal de grande instance de la capitale est attendu le 4 mai pour Nadjo Kaïna et Bertrand Sollo tandis que M. Dingamnayal Nely Versinis a été relaxé pour « infraction non constituée ». Ce n’est pas la première fois que nous avons l’impression que les instances judiciaires sont utilisées afin de valider une situation de forgeture.
(Journal du Tchad 29/04/17)
Il leur est reproché de n’avoir pas utilisé la voie diplomatique. Ces derniers ont en effet exprimé leur préoccupation par rapport à la détention de militants de la société civile au Tchad Les représentations diplomatiques au Tchad, signataire de la déclaration appelant le gouvernement a cessé avec les violations de droit humain et les détentions secrètes ont été convoquées mercredi au ministère des Affaires étrangères. Il leur est reproché de n’avoir pas utilisé la voie diplomatique. Dans une déclaration commune, la délégation de l’Union européenne, l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne, l’ambassade de France, l’ambassade des États-Unis et la représentation suisse au Tchad se disent préoccupées par la détention de plusieurs militants de la société civile. Par l’absence d’information sur...
(Alwihda 29/04/17)
Le secrétaire général de la Conférence Épiscopale du Tchad (CET), M. Labbi Yves Allangomi a fait un point de presse, ce vendredi 28 avril 2017, au siège de ladite institution, au quartier Sabangali, relatif à la session restreinte de la Conférence Épiscopale du Tchad. Cette session tenue dans un climat de prière et de réflexion a permis d'échanger sur la vie, les activités et événements dans les différents diocèses, le phénomène de la religiosité, l'insécurité généralisée, la persistance des tensions intercommunautaires et la pauvreté grandissante. Le secrétaire général de la Conférence Épiscopale du Tchad, M. Labbi Yves Allangomi a déclaré que les évêques constatent avec beaucoup de joie la participation des fidèles aux retraites de carême, et l'accueil de nouveaux...
(AFP 28/04/17)
Le procès à N'Djamena de trois militants tchadiens arrêtés début avril et détenus arbitrairement pendant plusieurs jours a abouti à une mise en délibéré du jugement pour deux d'entre eux et à une relaxe pour le troisième, a appris l'AFP auprès de leurs avocats. Le procureur a requis cinq ans de prison ferme et le verdict du au tribunal de grande instance de la capitale est attendu le 4 mai pour Nadjo Kaina et Bertrand Solloh tandis que M. Dingamnayal Nely Versinis a été relaxé pour "infraction non constituée", ont déclaré Mes Guerimbaye Midaye et Frédéric Dainonet, contactés depuis Libreville. Membres de la campagne internationale "Tournons la page" (TLP) et du mouvement citoyen tchadien Iyina ("on est fatigués"), MM. Kaina...
(Jeune Afrique 28/04/17)
Sur les trois activistes tchadiens arrêtés au début du mois d'avril, un a été relaxé jeudi et deux autres sont toujours détenus à la maison d'arrêt de AmSinene à N'Djamena. Dingamnayal Nely Versinis, président du Collectif tchadien contre la vie chère a été relaxé et libéré jeudi 27 avril au motif que l’infraction n’était « pas constituée », a indiqué vendredi 28 avril Balkissa Ide Siddo, chercheuse sur l’Afrique centrale à Amnesty International, jointe par téléphone par Jeune Afrique. Cet activiste tchadien avait été arrêté le 15 avril après avoir appelé les commerçants du marché de mil de N’Djamena à participer à une grève pour protester contre l’augmentation des frais de stand. Le procureur avait requis 6 mois de prison...
(Agence Ecofin 28/04/17)
Au Tchad, la chaîne de télévision publique, «Télé Tchad», n’a pas pu assurer jusqu’au bout la retransmission en direct de la séance plénière de l’Assemblée nationale, ce 26 avril 2017. Le direct a été coupé lors du passage du ministre de la Sécurité publique, Ahmat Bachir, et de son collègue de la Justice et des droits de l’Homme, Ahmat Mahamat Hassan. Tous les 2 répondaient aux questions orales des députés sur la situation sécuritaire du pays. L’interruption a coïncidé avec les explications du ministre Ahmat Mahamat Hassan sur l’attaque d’un convoi de prisonniers à une dizaine de kilomètres de la ville de Massaguet. L’attaque a fait plusieurs morts. La coupure du direct a été constatée au sein de l’Assemblée ;...
(APA 28/04/17)
La cour d'appel des Chambres africaines extraordinaires a confirmé jeudi à Dakar, la condamnation à la peine de prison à perpétuité de l'ancien président tchadien Hissène Habré, confirmant ainsi la peine rendue en première instance. Son procès en appel s’était ouvert le 9 janvier dernier à Dakar. Le 30 mai 2016, les CAE avaient condamné Hissène Habré à la prison à perpétuité, l'ayant reconnu coupable de crimes de torture, de crimes contre l’humanité, de viols et d'esclavage forcé et de certains crimes de guerre. Il a ensuite été condamné en juillet à payer jusqu’à 20 millions de francs CFA (plus de 30 000 euros) à chacune de ses victimes.
(RFI 28/04/17)
Pour l’ancien président tchadien Hissène Habré, le jugement est définitif : la Cour d’appel du tribunal spécial de Dakar l’a condamné hier à la prison à vie pour crimes contre l’humanité. Parmi les acteurs clés de ce procès, il y a l’ancien prisonnier tchadien Clément Abaïfouta, qui préside l’association des victimes des crimes du régime de Hissène Habré, et l’avocat américain Reed Brody, qui travaille aux côtés des victimes depuis 1999. En duplex de Dakar, ils répondent tous deux aux questions de RFI. Reed Brody : « On avait des préoccupations concernant la peine, car on avait des pressions pour qu'elle soit diminuée. »

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