Mercredi 21 Février 2018

Tchad : Mahamat Saleh Haroun, l’homme qui ne devait pas être ministre

Tchad : Mahamat Saleh Haroun, l’homme qui ne devait pas être ministre
(Jeune Afrique 12/02/18)
Mahamat Saleh Haroun, l'ancien ministre tchadien de la culture

Démis de ses fonctions de ministre de la Culture ce 8 février, Mahamat Saleh Haroun dit être parti de sa propre volonté, suite à une mésentente avec le gouvernement : il a refusé de dresser la liste des fonctionnaires en grève au sein de son administration. Au sein du gouvernement tchadien, certains expliquent plutôt son départ par son tempérament frondeur, peu apprécié en haut lieu.

Jeudi 8 février, le conseil de cabinet du gouvernement du Tchad, présidé par le Premier ministre Pahimi Padacket Albert, aborde l’épineuse question du mouvement social qui touche, notamment, les agents du secteur public, en grève illimitée depuis la fin janvier pour protester contre les coupes opérées sur leurs salaires. Les ministres prennent la parole à tour de rôle pour exposer les dispositions prises dans leurs services pour vérifier la présence de chaque fonctionnaire à son poste.
« Problème moral »

Lorsque son tour arrive, le ministre de la Jeunesse, du Tourisme, de la Culture, des Sports et de l’Artisanat, Mahamat Saleh Haroun, déclare qu’il se refuse à dresser la liste des présents au sein de son ministère. « Cela me pose un problème moral, au vu de la souffrance de ces gens », lâche-t-il.

Stupéfaction autour de la table. « Il avait bien préparé son coup », confiera plus tard un des ministres présents. Deux heures plus tard, un décret annonce le remplacement du cinéaste primé à Cannes par Djibert Younous. Mahamat Saleh Haroun, lui, est « appelé à d’autres fonctions ».

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