Dimanche 22 Octobre 2017

La Centrafrique, l'un des pays les plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires

La Centrafrique, l'un des pays les plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires
(France Info 19/06/17)
Un membre de Médecins sans frontières à l'hôpital général de Bangui

C'est un pays qui n’est plus à la une de l’agenda international. Pourtant, la Centrafrique est devenue l'un des pays les plus dangereux pour les travailleurs humanitaires. Selon International NGO Safety Organisation (INSO), qui recense les exactions contre les ONG dans le monde, 123 incidents (intrusion d'hommes armés, assauts, vols, ...) ont eu lieu depuis le début de l'année. Certaines ONG ont même dû suspendre leurs activités, le temps que la situation s’apaise. Médecins Sans Frontières parle d'une "spirale des violences" inédite depuis la crise de 2014. Or, dans le pays, plus de moitié de la population dépend de l'aide internationale.

Depuis son bureau climatisé basé à Bangui, Najat Rochdi, coordonnatrice humanitaire pour l'Onu en Centrafrique a les yeux rivés sur son téléphone. Tous les jours, toutes les heures, elle reçoit des alertes sur les attaques contre les humanitaires. Et chaque jour la situation se dégrade un peu plus. "On retrouve beaucoup de crimes organisés pour voler les voitures des humanitaires et dans certains cas pour voler la nourriture qui devait être distribuée auprès de la population. Ce sont des situations dans lesquelles on se retrouve malheureusement assez régulièrement en tant qu’humanitaires", déplore-t-elle.

Le sud-est du pays est le théâtre d'affrontements réguliers entre groupes armés depuis novembre 2016. Les humanitaires vivent la situation au jour le jour. Certaines ONG comme Caritas, Oxfam ou Handicap international ont suspendu leurs activités, puis sont revenues. D'autres sont restées, comme Médecins Sans Frontières dans la localité de Bangassou, située à 700 km de Bangui.

Devoir de neutralité

Au début du mois, des hommes armés blessés par balles ont retenu le personnel au sein même de l'hôpital. Après une nuit d'attente, les équipes MSF ont pu repartir saines et sauves et reprendre le travail au matin. René Colgo, le responsable MSF à Bangassou, a passé la nuit à négocier, mais il insiste sur sa mission. "C’est le principe d’impartialité et de neutralité", explique-t-il.

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