Jeudi 26 Avril 2018

La Cemac est sortie de la « zone de risque élevé », selon Abbas Mahamat Tolli, le gouverneur de la Banque centrale

La Cemac est sortie de la « zone de risque élevé », selon Abbas Mahamat Tolli, le gouverneur de la Banque centrale
(Agence Ecofin 22/03/18)

Après une année 2017 difficile, marquée par une croissance du PIB négative (-0,1%), les économies des six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), que sont le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Tchad, la RCA et la Guinée équatoriale, sortent peu à peu la tête des eaux troubles.

« Nous sommes sortis de la zone de risque élevé. La situation est bien meilleure, mais les économies restent encore assez fragiles. C’est ce qui justifie d’ailleurs toutes les mesures que nous prenons », a déclaré Abbas Mahamat Tolli (photo), le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), l’institut d’émission des six Etats de la Cemac. C’était le 21 mars 2018, à Yaoundé, la capitale camerounaise, au sortir de la première session du Comité de politique monétaire de cette Banque centrale, pour le compte de l’année 2018.

A en croire le gouverneur de la BEAC, cette légère embellie observée dans la zone Cemac s’explique par la remontée des cours mondiaux et de la production du pétrole brut ; l’accélération de la mise en œuvre des réformes économiques, monétaires et financières prévues dans le Programme des réformes de la Cemac (Pref-Cemac) et les programmes conclus avec le Fonds monétaire international (FMI) par quatre pays de la Cemac (Cameroun, Tchad, Gabon, RCA).

Dans ce contexte, la BEAC table, pour le compte de l’année 2018, sur un taux de croissance du PIB qui s’établira à 2,1%, contre -0,1% en 2017. Dans le même temps, les tensions inflationnistes culmineront à 1,8%, sur une norme communautaire plafonnée à 3%, tandis que le taux de couverture extérieure de la monnaie, dont la chute a fait craindre une dévaluation du franc CFA, il y a encore quelques mois, va remonter à 64,2%, contre seulement 57,5% en 2017.

Brice R. Mbodiam

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