Mercredi 21 Février 2018

Beaucoup de Tchadiens dans les rues pour le «jeudi de la colère»

Beaucoup de Tchadiens dans les rues pour le «jeudi de la colère»
(APA 08/02/18)
L’objectif de la manifestation et du «jeudi de la colère», est, selon Mahamat Nour Ibedou, de protester contre les mesures anti sociales prises par le gouvernement

APA-N’Djamèna (Tchad) – Plusieurs Tchadiens, répondant à l’appel d’un Collectif des organisations de la société civile, sont sortis tôt le matin dans les rues de N’Djamèna pour manifester leur adhésion à cette journée décrétée «jeudi de la colère», en réaction à la politique d’austérité du pouvoir.

Dans les arrondissements, les manifestants sont sortis par petits groupes. Au cinquième arrondissement, le porte-parole du collectif initiateur de la marche, Mahamat Nour Ibedou, est en tête d’une procession de quelques jeunes qui ont manifesté en brandissant des pancartes et des banderoles.

Au premier arrondissement, une zone industrielle, un dispositif sécuritaire s’est installé très tôt le matin pour étouffer dans l’oeuf toute tentative de regroupement.

Dans d’autres quartiers de la capitale, N’Djaména, la présence des forces antiémeutes est très renforcée. Les axes censés servir de regroupement sont gardés par des éléments de la police et gendarmerie.

Par endroits, on constate, malgré tout, des groupes de jeunes. A leurs côtés, on voit des artistes musiciens qui qualifient la marche de citoyenne.

L’objectif de la manifestation et du «jeudi de la colère», est, selon Mahamat Nour Ibedou, de protester contre les mesures anti sociales prises par le gouvernement, notamment l’abattement des salaires, l’augmentation des prix du carburant et de l’impôt sur les revenus des personnes physiques (IRPP).

Les syndicats, pour leur part, ont décidé de durcir leur position en suspendant le service minimum dans les hôpitaux, centres de santé et districts.

Ils ont prévenu de la fermeture des abattoirs et aires d’abattage dans la capitale.

Depuis le déclenchement de la grève générale, fin janvier, aucune rencontre n’a eu lieu entre gouvernement et syndicats.

«Le dialogue est dans l’impasse. Personne ne nous a contactés», a fait savoir, à APANEWS, un leader syndicaliste.

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