Vendredi 15 Décembre 2017

Au Tchad, les arriérés des cotonculteurs ont été soldés

Au Tchad, les arriérés des cotonculteurs ont été soldés
(Journal du Tchad 17/06/17)

Coton Tchad, Société Nouvelle a en effet payé tous les producteurs de la partie méridionale du pays sauf quelques-uns de Kyabé dont le paiement est en cours

Les arriérés des cotonculteurs qui s’élevaient à 9 milliards de FCFA ont été quasiment épongés par la Coton Tchad, Société Nouvelle. La société a payé tous les producteurs de la partie méridionale du pays sauf quelques-uns de Kyabé dont le paiement est en cours.

C’est depuis avril 2017 que la Coton Tchad-Société Nouvelle a commencé à payer les arriérés des cotonculteurs pour la campagne cotonnière 2016-2017. Ceci faisait suite à la réunion tenue le 15 mars 2017 à N’Djamena entre les producteurs et le Premier ministre. À cette occasion, l’État s’était engagé à verser 12 milliards pour permettre à la Coton Tchad d’éponger l’ancien coton (2016-2017 pour donner confiance progressivement, c’est fait. Le responsable financier de la société joint au téléphone nous a fait savoir que le paiement a été effectué pour la majorité « il reste quelques personnes, pas grand-chose du côté de Kyabé qui sont en train d’être payées. ». Information que nous avons confirmée en interrogeant M. Mbomtar Ndouko, Président de l’Union National des Producteurs de Coton au Tchad (NPCT).

Lors d’une interview accordée à notre rédaction, le président directeur général de la Coton-Tchad, Mohamed Ibni Oumar Mahamat Saleh avait relevé qu’en plus de l’engagement de l’État, « chaque fois qu’il y a eu des entrées et des retombés de la vente des fibres ou des produits de l’huilerie, nous avons toujours accordé une attention particulière aux cotonculteurs parce que nous avons souvent ventilé soit un demi-milliard parfois un peu plus ».

La nouvelle équipe de la Coton Tchad-SN sous la houlette de Mohamed Ibni Oumar Mahamat Saleh privilégie le partenariat avec les producteurs, car pour elle, ces derniers sont les acteurs principaux sinon la base des activités de la société. Pour le PDG Mohamed, il fallait faire « des petits gestes pour leur dire que nous nous battons pour les payer et que c’est une situation urgente ». Aujourd’hui, l’inquiétude est dissipée chez bon nombre de cotonculteurs qui, en plus d’être payés, ont déjà vu leur coton pour la campagne en cours enlevé.

« Au fur et à mesure que l’exploitation va se poursuivre, les cotonculteurs seront privilégiés parce que sans eux nous ne sommes rien », avait rassuré le PDG Mohamed Ibni Oumar Mahamat Saleh.

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