Samedi 18 Novembre 2017

70 milliards de FCFA annoncés pour financer la force du G5 Sahel (ministre)

70 milliards de FCFA annoncés pour financer la force du G5 Sahel (ministre)
(APA 07/11/17)
Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) - Pour le moment seulement 108 millions d’euros, soit 70,243 milliards FCFA, ont été annoncés pour le financement du la force spéciale du G5 Sahel regroupant cinq pays (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), a déclaré lundi à Ouagadougou, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry, au cours d’une conférence de presse.

Le chef de la diplomatie burkinabè a indiqué que l’on a besoin au total de 423 millions d’euros, soit 270 milliards de francs CFA pour que la force spéciale du G5 Sahel soit opérationnelle.

Et de préciser qu’à ce jour 108 millions d’euros ont été annoncés, soit 70,243 milliards FCFA, ajoutant que ce montant comprend les 50 millions d’euros que doivent mobiliser les pays du G5 Sahel.

On est très loin du compte, a-t-il dit, ajoutant que les Etats-Unis ont annoncé une contribution de 60 millions de dollars, soit environ 30 milliards de francs CFA, au niveau bilatéral.

«Pour le moment, les Etats Unis restent sur leur position et n’ont pas encore annoncé quelque chose au niveau multilatéral, c’est-à-dire au niveau de la force elle-même, bien qu’ils nous ont déclaré qu’ils soutiennent cette force», a souligné M. Barry.

Le ministre a rappelé que pour leur part chacun des cinq pays du G5 Sahel doit contribuer à hauteur de 10 millions d’euros, soit 6,55 milliards de F CFA.

ll a expliqué que cette contribution des Etats membres du G5 Sahel doit se matérialiser en termes de déploiement sur le terrain. «Ce n’est pas une somme que chaque pays va verser en espèce, mais l’on a évalué ce que chaque pays va effectuer sur le terrain après le déploiement de la force, en termes de fournitures, d’équipements, etc.», a-t-il expliqué.

La lutte contre le terrorisme ne concerne pas seulement l’aspect guerre, le renseignement doit aussi être pris en compte, a fait remarquer M. Barry affirmant que le social fait aussi partie de ce programme notamment le Programme d'urgence pour le Sahel (PUS) lancé par le gouvernement burkinabè.

Une rencontre pour la mobilisation de fonds est prévue pour le 14 décembre prochain, à Bruxelles, en Belgique, indique-t-on.

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