Mercredi 20 Septembre 2017

Un ancien condamné pour le génocide rwandais interrogé par les autorités tanzaniennes

Un ancien condamné pour le génocide rwandais interrogé par les autorités tanzaniennes
(Xinhua 26/04/17)
Innocent Sagahutu

DAR ES SALAAM, (Xinhua) -- Mardi, les autorités tanzaniennes ont annoncé avoir envoyé à Dar es Salaam l'ancien détenu du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), où il sera interrogé.

Innocent Sagahutu a été récemment arrêté dans la région de Kagera par des agents de l'immigration alors qu'il tentait d'entrer au Burundi.

Abdallah Tiwo, agent de l'immigration dans cette région située dans le nord-ouest de la Tanzanie, a expliqué que l'ancien officier de l'armée rwandaise a été interrogé sur les motifs de sa sortie d'Arusha sans les documents de voyage spéciaux nécessaires dans son cas.

Il a ajouté que M. Sagahutu, arrêté il y a deux semaines, n'était en possession d'aucun document valide à la frontière avec le Burundi.

M. Sagahutu est récemment sorti de prison après avoir purgé une peine de 15 ans de détention pour son rôle dans le génocide de 1994 au Rwanda, où près d'un million de personnes ont été massacrées.

Il fait partie des nombreux ressortissants rwandais condamnés par le TPIR ayant purgé leurs peines de prison ou ayant été acquittés mais n'ayant pas trouvé de pays pour les accueillir.

Depuis deux semaines, il est interrogé par les agents de l'immigration à Bukoba mais a aujourd'hui été transféré au siège de l'immigration à Dar es Salaam.

Ally Dady, responsable de l'immigration dans la région de Kagera, a expliqué que lors de son arrestation, M. Sagahutu ne possédait pas les documents lui permettant de sortir d'Arusha et de se déplacer. Mais M. Sagahutu affirme le contraire, ajoutant que les documents étaient estampillés par l'ONU en Tanzanie et expliquaient qu'il se rendait au Burundi pour rendre visite à des proches.

M. Sagahutu, tout comme dix autres ressortissants rwandais, n'a toujours pas trouvé de pays acceptant de l'accueillir. Dans la plupart des cas, ils sont hébergés dans un centre de détention spécial de l'ONU à Arusha.

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