Mardi 27 Juin 2017

Swaziland: le roi accuse ses opposants de mettre le pays en difficulté

Swaziland: le roi accuse ses opposants de mettre le pays en difficulté
(AFP 20/02/15)

Le roi du Swaziland Mswati III a accusé jeudi les militants pro-démocratie qui luttent contre son pouvoir absolu d'être en partie responsables des difficultés économiques du pays en lui faisant une mauvaise publicité.

"Cela devrait nous préoccuper profondément lorsque nous entendons des gens qui n'ont aucune connaissance de notre culture, en donner une mauvaise image dans certains forums étrangers", a lancé le dernier monarque absolu d'Afrique lors de l'ouverture du Parlement swazi.

"Cela a considérablement affecté l'image de notre pays dans de nombreux domaines. Cela a privé la nation d'avantages majeurs qui pourraient contribuer généreusement à nos programmes de développement et de protection sociale durables", a-t-il ajouté.

Alors que les partis politiques sont interdits dans le petit royaume d'Afrique australe, plusieurs groupes généralement basés dans l'Afrique du Sud voisine contestent son pouvoir absolu, appelant notamment au boycott économique et culturel du pays.

Le pouvoir royal explique de son côté que le pays ne fait que préserver ses traditions... dont la démocratie ne fait pas partie.

"Rappelons-nous que nous sommes une nation et que nous n'avons qu'un seul pays. J'invite donc tous les citoyens à (...) protéger le pays de ces actes destructeurs parce que le Swaziland appartient aux Swazis", a souligné Mswati III.

Très pauvre, le Swaziland se débat depuis plusieurs années avec d'importantes difficultés budgétaires. Il a en outre perdu le bénéfice de l'Agoa, le programme américain donnant des avantages commerciaux aux produits africains, faute de remplir les critères exigés par Washington en matière de démocratie et de droits de l'Homme.

Mswati III a indiqué jeudi que la croissance économique de son royaume avait atteint 2,5% en 2014 après 3,0% en 2013. Il n'a pas donné de pronostic pour 2015, se contentant de dire que boucler le budget resterait "l'un des plus grands défis de notre temps".

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