Mercredi 18 Octobre 2017

Swaziland: le parlement demande au gouvernement de libéraliser l’accès à l’infrastructure nationale de fibre optique

Swaziland: le parlement demande au gouvernement de libéraliser l’accès à l’infrastructure nationale de fibre optique
(Agence Ecofin 21/08/17)

Afin que le pays ne figure plus parmi les marchés télécoms africains aux tarifs les plus élevés, les députés du Swaziland ont demandé au gouvernement de libéraliser l’accès à l’infrastructure nationale de fibre optique et à la passerelle de trafic internationale. Ils souhaitent, à cet effet, une modification de la section 53 de la loi sur les communications électroniques de 2013.

Pour les parlementaires, le contrôle actuel de l'infrastructure nationale de fibre optique et de la passerelle de trafic internationale par la Société des postes et télécommunications du Swaziland (SPTC) n’est pas conforme à la politique sur les technologies de l'information et de la communication (TIC), sur les plans de l’attraction des investisseurs et des meilleures pratiques internationales. Les députés ont donné au gouvernement jusqu’au 29 août prochain pour déposer un projet d’amendement sur leur table, rapporte le site d’information observer.org.sz.

S’adressant aux députés, le ministre des technologies de l’information et de la communication, Dumisani Ndlangamandla, leur a demandé de lui accorder 90 jours pour travailler sur la question qui nécessite la consultation de différentes parties. Une requête que les parlementaires ont rejetée, indiquant que l’amendement exigé ne concerne qu’une seule clause de la loi.

Pour la ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Winnie Magagula, les députés ne devraient pas permettre une libéralisation de l'infrastructure nationale de fibre optique et de la passerelle de trafic internationale car cela constituerait une menace pour la sécurité nationale. « Le monde a atteint un niveau où l'on peut aller n'importe où et à tout moment par Internet. Cette porte d'entrée ne devrait pas être ouverte au secteur privé car il serait difficile pour le gouvernement de surveiller les communications. Cela pourrait stimuler le blanchiment d'argent et financer le terrorisme », a clamé Winnie Magagula.

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