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Vendredi 24 Mars 2017
(RFI 04/11/16)
Elle devait garantir la paix dans le plus jeune État du monde. La mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss) et ses 13 500 hommes sont aujourd’hui sous le feu des critiques alors que la guerre civile fait rage dans le pays. Nairobi annonce le retrait de ses soldats après le limogeage du commandant kényan de cette mission. Pour en parler, Jérôme Tubiana, spécialiste du Soudan et du Soudan du Sud, chercheur à Small Arms Survey (une ONG spécialisée dans l’analyse des conflits armés), est l’invité de Nathalie Amar. « On avait une mission qui avait, à mon avis, un handicap fort dès le départ : c’est la très forte autonomie dans les différentes bases par rapport à...
(Libération 03/11/16)
Alors que les Casques bleus se révèlent incapables de protéger les civils, les violences ont repris dans le pays, déchiré entre les camps du président Salva Kiir et de son rival Riek Machar. Le flot semble intarissable. Ils sont désormais plus d’un million de réfugiés sud-soudanais à avoir quitté leur pays, ravagé par bientôt trois ans de guerre civile. Un temps, l’accord de paix signé en août 2015 entre le président Salva Kiir et son vieil ennemi, l’ex-vice-président Riek Machar, chef de la rébellion, avait suscité un maigre espoir. Ce dernier n’était-il pas rentré à Juba, la capitale, au printemps ? N’avait-il pas retrouvé son fauteuil de vice-président, presque trois ans après son limogeage ? Le 26 avril, les deux...
(AFP 03/11/16)
Le président kényan, Uhuru Kenyatta, a accusé jeudi l'ONU de faire un "bouc-émissaire" du commandant kényan de la mission onusienne au Soudan du Sud (Minuss), limogé pour l'inaction des Casques bleus lors des violences de juillet à Juba. "Nous ne contribuerons plus à une mission qui a échoué à remplir son mandat et qui en vient maintenant à faire des Kényans des boucs-émissaires", a déclaré le président Kenyatta au cours d'une cérémonie à l'académie militaire de Nakuru (ouest), rappelant que son gouvernement avait annoncé mercredi le retrait de ses troupes déployées dans le cadre de la Minuss.
(AFP 03/11/16)
Le Kenya a annoncé mercredi le retrait de ses troupes au sein de la mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss) après le limogeage du commandant kényan des Casques bleus dans ce pays, accablés par un rapport onusien pour leur réaction "chaotique et inefficace" aux violences de juillet à Juba. "Le gouvernement du Kenya estime que le déploiement de ses troupes au Soudan du Sud n'est plus tenable et constitue une menace pour leur sécurité et leur bien-être", indique le ministère kényan...
(Le Monde 03/11/16)
Une enquête met en cause le comportement des casques bleus en marge des affrontements qui ont éclaté à Juba, la capitale, en juillet. Le chef de la mission a été relevé de ses fonctions. C’est l’histoire d’une mission de maintien de la paix à la dérive qui observe passivement le naufrage du plus jeune Etat du monde, le Soudan du Sud, au bord de l’implosion et de la guerre ethnique. Les civils, et en particulier les femmes, sont les premières victimes de ce conflit qui dure depuis bientôt trois ans. Voilà en substance le constat de Patrick Cammaert, général néerlandais à la retraite mandaté par l’ONU pour diriger une enquête indépendante sur les violences qui ont éclaté à Juba, la...
(AFP 02/11/16)
Les Casques bleus au Soudan du Sud ont réagi de manière "chaotique et inefficace" aux violences de juillet à Juba et n'ont pas su protéger les civils d'agressions sexuelles, selon un rapport de l'ONU publié mardi et qui a conduit au limogeage de leur commandant. L'ONU a annoncé le "remplacement immédiat" du commandant de la force de l'ONU sur place (Minuss), le général kenyan Johnson Mogoa Kimani Ondieki. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est déclaré "profondément affligé" par les conclusions du rapport d'enquête et "inquiet...
(AFP 02/11/16)
Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé mardi avoir commencé à transférer près de 30.000 réfugiés sud-soudanais de la frontière dans la région de l'Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo. "En coopération avec les autorités, le HCR a commencé à transporter les réfugiés" sud-soudanais "à bord des bus vers le site de Biringi, près de la ville de Aru dans la province de l'Ituri", dans le nord-est de la RDC, indique un communiqué de cette agence onusienne. "Les réfugiés sont éparpillés le long de la frontière sur une bande de plusieurs...
(Jeune Afrique 28/10/16)
Le pape François, qui recevait ce jeudi au Vatican trois responsables des Églises chrétiennes du Soudan du Sud, a accepté de se rendre prochainement dans leur pays. Mgr Paulino Lukudu Loro, archevêque catholique de Djouba, la capitale du Soudan du Sud, le Révérend Daniel Deng Bul Yak, archevêque de l’Église épiscopale, ainsi que le Révérend Peter Gai Lual ont été reçus jeudi 27 octobre au Vatican par le pape François. A l’issue de leurs échanges, ce dernier a accepté l’invitation des trois responsables religieux à se rendre dans ce jeune État en guerre civile depuis 2013. Si le souverain pontife a donné son accord de principe, il devra toutefois recevoir au préalable une invitation du gouvernement sud-soudanais.
(AFP 27/10/16)
Le pape François a reçu jeudi en audience les principaux chefs religieux chrétiens du Soudan du Sud, occasion pour ses hôtes d'appeler à "une intervention de la communauté internationale" dans leur pays en guerre. "Nous sommes ici, en tant que représentants d'une unique Eglise du christ, pour implorer une intervention de la communauté internationale afin de pouvoir mettre fin à cette tragédie", a déclaré l'archevêque de Juba, Paulino Lukudu Loro, interrogé par l'Osservatore Romano, journal du Vatican. Il était accompagné jeudi de l'archevêque de l'Eglise épiscopale du Soudan du Sud et du Soudan, Daniel Deng Bul Yak, ainsi que du pasteur Peter Gai Lual Marrow, responsable de l'Eglise presbytérienne du Soudan du Sud. Ensemble, les responsables chrétiens ont demandé au...
(Xinhua 27/10/16)
Les chefs de police du Soudan du Sud et de l'Ouganda sont tombés d'accord pour mener à bien des opérations de police communes en vue de renforcer la sécurité le long des autoroutes reliant Juba, capitale du Soudan du Sud, à Kampala, capitale ougandaise. Le porte-parole de la police du Soudan du Sud, Daniel Justine Bolo, a déclaré mercredi à Juba que les chefs de police avaient passé en revue et prolongé le week-end dernier à Kampala l'accord de coopération signé en 2012 entre les deux pays d'Afrique de l'Est dans le but de sécuriser l'autoroute de Juba-Nimule et la route de Juba-Kaya. Ces deux routes ont une importance essentielle pour le Soudan du Sud, pays en proie aux conflits,...
(AFP 26/10/16)
Un total de 145 enfants soldats ont été libérés mercredi par deux groupes armés à Pibor (Etat du Jonglei) dans l'est du Soudan du Sud, a annoncé le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) dans un communiqué. "Notre espoir c'est que la libération d'aujourd'hui soit suivie par de nombreuses autres, pour que les 16.000 enfants qui sont encore dans des groupes armés puissent rentrer dans leurs familles", a déclaré Mahimbo Mdoe, le représentant de l'Unicef au Soudan du Sud, cité dans le communiqué. Ces enfants ont été libérés par la SPLA-IO, le principal groupe rebelle de l'ancien vice-président Riek Machar, et par la Faction Cobra, un ancien mouvement rebelle. La Faction Cobra avait signé un accord de paix avec...
(AgoraVox 22/10/16)
Les Etats-Unis appellent le Soudan du Sud à cesser d'héberger ou de fournir toute forme de soutien aux groupes d'opposition armés soudanais, comme l'exige la résolution 2046 du Conseil de sécurité des Nations unies signée en 2012. Washington rappelle dans un communiqué du département d'Etat que Juba et Khartoum se sont engagés dans des accords pour mettre fin à un tel soutien. "Nous exhortons les dirigeants du Soudan du Sud à redoubler d'efforts pour respecter les engagements qu'ils ont récemment signés avec le Soudan en vertu de laquelle les deux parties ont accepté de cesser de soutenir les groupes armés d'opposition de...
(RFI 21/10/16)
Alors que le Conseil de sécurité discute toujours d'un possible embargo sur les armes à l'encontre du Soudan du Sud, un rapport d'experts révèle que des armes venues d'Europe de l'Est et d'Israël lui sont parvenues par l'intermédiaire de l'Ouganda et du Sénégal. Ces transferts concernent aussi bien l'armée gouvernementale que l'opposition. Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau C'est par hasard que la première filière d'armes vers le Soudan du Sud a été formellement identifiée. Août 2016 : de violents combats avec les forces gouvernementales poussent des fidèles de l'ex-président Riek Machar à fuir vers la République démocratique du Congo. La mission de l'ONU sur place récupère alors des armes qui portent un numéro de série quasiment identique...
(AFP 20/10/16)
Dans le nord du Soudan du Sud, la crise alimentaire atteint des niveaux critiques, la sécheresse qui frappe actuellement l'Afrique de l'Est s'ajoutant aux malheurs d'un pays à l'économie exsangue en raison d'une guerre civile dévastatrice. La région de Bahr el-Ghazal, dans le nord-ouest, où un journaliste de l'AFP a pu se rendre récemment, est relativement épargnée par les combats qui ont toujours cours dans d'autres parties du pays, mais la population y est confrontée à la faim. Dans la ville d'Aweil, le centre de santé géré par Médecins Sans Frontières (MSF) enregistre chaque semaine quelque 60 nouveaux patients souffrant de malnutrition. "Ce n'est pas une disette complète mais il y a vraiment des pénuries. Nous avons parfois de la...
(IRIN 20/10/16)
La dernière chose dont l’est du Congo a besoin, c’est de davantage de groupes armés. L’arrivée de centaines de rebelles sud-soudanais dans cette région sujette aux violences est donc source d’inquiétude. En juillet, selon la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), 755 combattants de l’Armée populaire de libération du Soudan (APLS) dans l’opposition seraient entrés sur le territoire de la République démocratique du Congo (RDC) à la suite d’affrontements à Juba, la capitale du Soudan du Sud. Voyant qu’ils perdaient la bataille contre les soldats du président Salva Kiir, ces hommes fidèles à l’ancien vice-président Riek Machar ont fui avec ce dernier dans le parc national de la Garamba, qui couvre un large pan de territoire...
(AFP 17/10/16)
Au moins 56 rebelles ont été tués dans des combats les ayant opposés ce week-end à des troupes gouvernementales près de Malakal, dans le nord-est du Soudan du Sud, a annoncé à l'AFP lundi un porte-parole de l'armée. "Le nombre de rebelles tués après décompte est de 56", a déclaré le général Lul Ruai Koang, porte-parole de l'armée gouvernementale (SPLA/Armée populaire de libération du Soudan). "De notre côté, nous avons perdu quatre combattants SPLA et 20 ont été blessés", a-t-il indiqué, affirmant que près de 200 pièces...
(Xinhua 15/10/16)
L'insécurité posée par les groupes armés le long des grands axes commerciaux sud-soudanais a perturbé le commerce, poussant les commerçants à éviter les mouvements le long des routes. Depuis la reprise des combats en juillet entre les parties en guerre dans la capitale Juba, qui se sont également propagés à la région jusqu'alors épargnée d'Equatoria, beaucoup de civils ont été tués et des véhicules brûlés le long des deux grands axes du pays, à savoir la route reliant Juba à Nimule de 125 km menant en...
(Xinhua 14/10/16)
Le Soudan du Sud s'est déclaré mercredi ouvert au dialogue et à la coopération avec la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) sur le déploiement de 4.000 troupes de protection supplémentaires et à assurer un accès sans entrave aux officiels de l'ONU dans le pays. Le porte-parole du président Salva Kiir, Ateny Wek Ateny, a déclaré à Xinhua à Juba que la MINUSS était libre de circuler où elle voulait dans le pays tant que le gouvernement était consulté et ce à des fins sécuritaires. Plus tôt cette semaine, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait déclaré dans une lettre confidentielle obtenue par les médias que le gouvernement sud-soudanais était en train de saper une résolution...
(RFI 13/10/16)
Des rumeurs sur la mort du président Salva Kiir ont suscité l’inquiétude, mardi 12 octobre, dans la capitale du Soudan du Sud, Juba. Par ailleurn, la situation dans l’intérieur du pays ne s'améliore pas. La mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss) signale que des exactions et des combats se poursuivent dans différentes régions du pays. Juba s’est demandée, mardi, au réveil, ce qui se passait. La présence militaire dans les rues de la capitale sud-soudanaise était plus importante que d’habitude, surtout autour des ministères et de la présidence. Des rumeurs ont vite donné le président Salva Kiir pour mort, des bruits relayés sur les réseaux sociaux qui ont annoncé son décès. La rumeur a enflé à tel...
(AFP 12/10/16)
Le Soudan du Sud est "au bord du précipice", ont mis en garde mercredi dans un communiqué les "anciens prisonniers politiques", un groupe influent représenté au gouvernement et ayant participé à l'élaboration de l'accord de paix d'août 2015. Le groupe, qui compte deux ministres dans le gouvernement d'union nationale, s'alarme des récents "développements inquiétants, incluant des villages détruits et incendiés", "la destruction délibérée de récoltes et de réserves de nourriture", "les meurtres de civils dans des villes, des villages et plus particulièrement sur les routes". Vingt-et-une personnes, pour la plupart des femmes et des enfants, ont été tuées samedi par des hommes armés dans l'attaque du camion...

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